Pour les incurables du « bilan de fin d’année »

Et voilà , demain c’est la veille de Noà«l ! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi le mois de Décembre prend souvent des airs de mini-tornade. A peine ai-je posé le pied dans dans la première quinzaine que je me laisse emporter dans le flux pétulant des to do lists de trucs-à -terminer-absolument-avant-le-31, des sessions shopping-cadeaux, des pots de fin d’année et autres réjouissances à  grand renfort de foie gras et Champagne. Non mais là  je me plains, mais j’adooore le mois de Décembre !

En fait ce qui est amusant, c’est la toile de fond qui vient se dessiner mentalement derrière toutes ces agitations amicales et familiales. Une toile de fond qui devient de plus en plus nette dans mon inconscient au fur et à  mesure que je me rapproche de la fatidique date du 31… L’auto-bilan ! C’est dingue à  quel point chaque fin d’année est indéscotchable de ce bilan. Comme si la perspective d’une année toute neuve nous donnait d’irrépressibles envies d’analyses sur la précédente. Faut dire qu’entre les conseils de classe à  l’école et l’infatigable coutume des bonnes résolutions, on nous a bien préparé à  ça, tiens.

Pendant longtemps, j’ai eu envie de baisser le rideau et d’accrocher une petite affichette pendant quelques jours … fermé pour inventaire… tant mon esprit ressemblait à  ça :

inventaire-comptable

Et puis j’ai fini par comprendre (ne vous y trompez pas, c’est récent) que ça faisait partie du charme. C’est vrai quoi, quand il reste du bordel ça veut dire aussi qu’il y a de la vie. J’ai fini par m’auto-convaincre que ce bazar pouvait tant bien que mal cohabiter avec le reste, à  condition de ne pas se manifester trop bruyamment. Alors au diable les bilans et autres empêcheurs de tourner en rond. Ouste !

Mon seul mot d’ordre pour 2015 c’est la bienveillance.

Bienveillance vis-à -vis des autres, évidemment. Mais vous savez-quoi ? Très égoà¯stement, surtout bienveillance vis-à -vis de moi-même.

What ? Bah oui parce que franchement, prendre soin des autres, les soutenir, les rassurer, les encourager, on sait tous le faire. Mais bizarrement quand il s’agit de nous, on prend un malin plaisir à  se tyranniser et à  ne rien se laisser passer. Comme si on était… oh tiens, notre pire ennemi ?! Ce n’est pas moi qui l’ai dit !

Alors voilà , cette année j’ai décidé que je gagnerais davantage à  être mon meilleur soutien, d’autant que je vais en avoir besoin avec ce qui m’attend ! Et si vous lisez cette note, c’est que vous aussi vous êtes des incurables du bilan, alors je vous invite à  en faire autant 🙂

Soyons un peu plus cools avec nous même et tout ira bien.

Sur ces pensées hautement positives, je vous souhaite de délicieuses fêtes de fin d’année et une éblouissante année 2015 !

Photo 1 – Karo.hautetfort.com/boite_a_gribouille/ / Photo 2 – Adjuvamus.fr/blog/index.php?post/2012/L’inventaire-comptable – Photo 3 / Pinterest.com/pin/24488391696199803/


La PNL, kesako ?!

Comme je vous le disais précédemment, voilà  un peu plus d’un mois que j’ai commencé ma formation à  la PNL. Et j’adooore! Bon, mais je crois que ce n’est pas le cas de tout le monde. Alors face aux mines déboussolées de mes interlocuteurs, aux sourcils froncés, aux regards en biais et autres mélanges de curiosité et de méfiance, je me suis dit que ça pourrait être pas mal de clarifier le concept de la PNL, au demeurant assez opaque voire… bizzaroà¯de ?!

Pour tout vous dire, je me suis décidée à  écrire ce post ce matin en croisant sur le Linkedin d’une amie ce passage de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu d’Edmond Wells:

Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d’entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à  communiquer.
Mais essayons quand même

Parce que voilà , pour moi la PNL c’est un peu la réponse à  ça ! Avez-vous remarqué à  quel point on se prend la tête pour communiquer dans la vie ? J’avais déjà  écrit un peu à  ce sujet dans ce post. Eh bien voilà , la PNL c’est une discipline qui vise au développement de la personne dans la relation à  soi, la relation au monde et la relation aux autres, pour que toutes ces choses soient un peu moins compliquées à  gérer!

Plus sérieusement, en voici une définition que je trouve très complète par Florence Servan-Schreiber (l’auteure de 3 kifs par jour), qui fut l’une des premières à  l’enseigner en France dans les années 80.

« La programmation neuro-linguistique (PNL) est un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s’intéresse à  nos réactions plutôt qu’aux origines de nos comportements. Elle privilégie le comment au pourquoi, propose une grille d’observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle permet également de se fixer des objectifs et de les réaliser. C’est une boîte à  outils, dont la clé réside dans le langage et l’utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps. Son but : permettre de programmer et reproduire ses propres modèles de réussite. »

Alors si je me mets en mode Wikipédia, faut aussi que je parle de la critique, des détracteurs, tout ça. Alors, à  ma petite échelle, j’ai remarqué lors de mes échanges avec des non-PNListes que le mot « programmation » était celui qui leur posait le plus problème, car il renvoyait à  une image de manipulation, de remaniement, tripotage de cerveau, que sais-je encore.

Hum. En fait pas du tout. Dans ce mot, on entend tout simplement le fait que certains de nos apprentissages deviennent des réflexes, des automatismes, ancrés dans notre mémoire. Que ce soit au niveau de ce nous pensons, de la façon dont nous agissons ou dont nous ressentons les choses. La plupart sont des automatismes aidants (on est contents de se souvenir comment se servir d’une poignée quand on se retrouve devant une porte…), mais certains peuvent être franchement limitants (être déconfit quand on doit prendre la parole, ou alors se voir tout le temps freiné dans nos envies par notre petite voix intérieure rabat-joie et enquiquinante). Le principe c’est donc de reprogrammer ces trucs là  pour se rendre la vie plus sympathique. Ah oui, et pour ce qui concerne la manipulation, dont le principe de base est une relation gagnant-perdant, elle ne rentre pas dans le domaine de la PNL qui se concentre sur une relation gagnant-gagnant. Voilà , na.

Alors moi j’ai décidé de me former à  la PNL parce que ça me semblait être une base fondamentale pour le coaching. Mais après, il y a autant de profils de participants que de bonnes raisons de vouloir bien communiquer…! Des managers, des parents d’ados (!), des professeurs, des médecins, des étudiants, des osthéos, et j’en passe.

Voilà , j’espère que ça vous aura aidé ! Alors je ne sais pas si c’est cette technique là  que l’on devrait apprendre à  l’école, mais ce dont je suis certaine c’est que l’on pourrait apprendre à  être un peu moins manchots en communication un peu plus tôt qu’à  l’àge adulte !

Allez, bon weekend !

Photo 1 / Chezsib.fr


La magie de l'imperfection

Il y un mois, j’ai commencé une formation en PNL (Programmation Neuro-Linguistique). Cet enseignement m’a ouvert les yeux sur plein de belles choses, mais ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui, c’est surtout de mon petit groupe de formation.

Un beau matin d’Octobre, après avoir savouré un petit café et quelques biscuits dans le petit salon de cet appartement haussmannien, on s’est donc tous retrouvés assis sur nos petites chaises, face à  notre nouvelle prof et à  son paperboard. Quand je dis tous, ça vaut le coup de détailler. Une dizaine de personnes, plus différentes on ne fait pas (oh le préjugé!). Et alors est arrivé le moment tant redouté de la présentation personnelle à  tout le groupe. « Comment t’appelles-tu? Que fais-tu? Comment as-tu connu la PNL? Pourquoi es-tu là ? » La richesse de notre petit groupe a commencé à  se révéler. Il y avait là  une mixité d’àges, de sexes, de nationalités, de parcours, de profils absolument époustouflante, et tout autant de raisons différentes pour étudier la PNL. Pour mieux manager, pour mieux écouter, pour mieux accompagner, pour mieux déléguer, pour mieux coacher, patati patata.

Et puis, on a travaillé ensemble. Un jour, deux jours. Pour ceux qui ne connaissent pas le PNL, on y apprend des techniques de communication que l’on met ensuite en pratique gràce à  des petits exercices par groupes de 3 personnes. Et là , c’est goodbye pudeur et complexes. Car même si au début on essaie tant bien que mal de ne pas parler de nos vraies problématiques il faut bien reconnaître que tôt ou tard elles arrivent sur le tapis comme un retour de boomerang!

Et puis le troisième jour, voilà  notre cher Directeur de centre qui vient se présenter, et demande à  chacun de se présenter. Rebelote. Sauf que nous, on avait appris à  se connaître, eh eh. Entre temps il y avait eu des fous rires irrépressibles, des feedbacks constructifs, des discussions de couloir, des boutades complices, des échanges de vécu, des partages de goûters, de bonbons, de déjeuners, enfin la vie, quoi. Et alors là , ça a été fascinant de voir les langues se délier, et tous les participants parler de leur vraie raison d’être là . Qui soit dit en passant n’avait plus grand chose à  voir avec celle énoncée le premier jour! Facile, on se connaissait avec nos petites imperfections, nos problématiques existentielles, et on avait finalement plus grand chose à  se cacher.

Et alors est née une fantastique bienveillance les uns à  l’égard des autres, une bienveillance quasi inconcevable au jour 1. Dingue.

Et puis la semaine dernière, au détour d’une conversation avec l’un des participants, j’évoquais justement la façon dont toutes nos barrières étaient tombées en quelques jours, les uns vis à  vis des autres. Il m’a alors racontée une anecdote qui m’a beaucoup amusée et qui ne m’a pas surprise. Ce participant, dans son cadre professionnel, fait partie de deux groupes de travail distincts. L’un est orienté networking, échange de pratiques. L’autre est une formation à  un domaine assez technique, nécessaire à  son activité. Les adhérents à  ces deux groupes de travail sont différents, mais leur background est le même. Et ce sont essentiellement des hommes – n’y voyez aucun féminisme, c’est l’anecdote qui veut ça! Mon petit camarade m’explique alors que dans le premier groupe, les participants sont plus « coqs » les uns que les autres, ils comparent sans vergogne leurs profils, se targuent de leurs exploits professionnels, enfin bref, ils se la pètent grave. Dans le second groupe en revanche, les participants sont dans une dynamique d’apprentissage, et du coup contraints pour mieux avancer de reconnaître leurs faiblesses ou leurs incompétences lors de leurs échanges avec le groupe. Il s’est ainsi créé, dans ce second groupe, un soutien et une complicité qui seraient inimaginables dans le premier groupe, o๠la fanfaronnade règne en maître.

Franchement, je ne peux pas m’empêcher de faire un lien entre son anecdote et ce que nous vivons au sein de notre formation, et avec la vie en général. Force est de constater que nous doutes intérieurs, nos faiblesses avouées, nos peurs, la reconnaissance de nos incompétences nous rapproche, nous soude, brise la glace et nous rend finalement plus humains, plus sympathiques, plus vrais. Plus nous, quoi.

J’avais initialement appelé cet article « la magie de l’effet de groupe », mais je pense que les deux sont étroitement liés. Car sans rentrer dans de grands débats philosophiques, pourquoi se sent-on imparfait? Parce que l’on passe notre vie à  se comparer aux autres. Alors forcément, quand on comprend qu’ils sont comme nous, ça fait du bien!

Allez, on termine par une petite phrase aristotélicienne (si si ça se dit!) : « Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà  des imperfections. »

Watchoumi!

Photo / Wong Tai Sin Temple, Hong Kong, Décembre 2012 (beauté du premier plan vs. barre d’immeubles de l’arrière plan > la magie de l’imperfection!)


Les hasards forgent une destinée

« Moi si je devais résumer ma vie aujourd’hui, avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à  un moment o๠je ne pouvais pas, o๠j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… »

Vous vous souvenez? C’est la fameuse tirade d’Otis dans Mission Cléopàtre!

Oui bon je sais, ce n’est pas de la grande référence. Mais c’était pour illustrer le propos… Car je fais partie de ces personnes convaincues qu’il n’y a pas de hasards dans la vie, qu’ils soient heureux ou malheureux. Je crois très fort aux signes, aux coà¯ncidences, aux rencontres, mais aussi aux non-faits, aux trucs qui doivent arriver, que l’on attend, mais qui n’arrivent pas tout de suite, ou alors plus tard, ou jamais.

Je suis consciente qu’étant relativement à  l’écoute de ces phénomènes, j’y suis aussi plus sensible. Ernest Renan a dit : « Un hasard n’est rien pour une àme froide et distraite ; il est un signe divin pour une àme obsédée. » C’est un peu extrême, je vous l’accorde, mais il y a du vrai!

A mon sens, il existe un niveau de lecture particulier pour les personnes qui croient aux hasards, c’est de savoir les écouter. Suivre ses intuitions et agir en conséquence. à‡a demande beaucoup d’exercice, car pour certains c’est un peu le combat du cœur contre la raison. Et cela demande de s’ouvrir mentalement à  l’horizon des possibles, pas toujours évident pour les àmes trop cartésiennes.

En tout cas, j’ai toujours été fascinée par les chaînes de « et si? » Et si à  ce moment-là  j’avais décidé de faire autrement? D’aller autre part? Chacun de nous s’est forcément déjà  posé cette question. Moi, je visualise ça comme une sorte d’arborescence. Beaucoup d’options, des choix ou des hasards qui orientent notre destinée, et nous font arriver à  un certain point. Oui je sais, avec des si, on mettrait Paris dans une bouteille, ou Chicago dans une canette de coca, comme vous préférez.

D’ailleurs, j’ai récemment visionné ce petit film créé par Kanako, l’illustratrice de My Little Paris, qui raconte comment elle est arrivée aux prémices de cette aventure tout à  fait par hasard (il dure 3 min 30). C’est pile dans le thème et c’est surtout très joli. 🙂

Bonne journée!

 

 Photo 1 / Caes.cnrs.fr – Photo 2 / Kanako pour Mylittleparis.com


You did a great job! Mark Zuckerberg et le mandarin

J’ai toujours adoré cette expression si foncièrement américaine, adaptable à  tous les contextes, tous les domaines, toutes les situations et à  tous les publics. Vous allez me dire que je suis une béni-oui-oui de la mentalité américaine, et c’est sans doute vrai. Car plus jeune, lors de mes séjours outre-Atlantique, j’ai pu mesurer l’effet que ces quelques mots pouvaient avoir sur moi comparé aux quelques vagues encouragements occasionnellement làchés par mes profs français, et je peux vous dire que c’était sans appel.

Je ne vais pas me lancer dans un grand débat sur la pédagogie américaine, simplement je pense que l’être humain a globalement davantage de chances de s’améliorer en étant encouragé, applaudi, soutenu, aussi faibles ses résultats soient-ils, qu’en étant puni, écarté, critiqué et catalogué dès son plus jeune àge. Après, je pense que cela dépend aussi beaucoup de la personnalité de l’individu, et que les encouragements ont davantage d’effet sur des personnes sensibles. Hum hum. (Voir ce post pour ce qui concerne la sensibilité!).

Bref, figurez-vous que je vous parle de cela car ce matin en lisant les news, je suis tombée sur un article concernant Mark Zuckerberg. Je ne suis pas particulièrement une groupie de M.Z., mais le titre m’a interpellé car il disait « Mark Zuckerberg parle mandarin ». Et là , j’ai visionné une vidéo montrant le PDG de Facebook sur le campus d’une prestigieuse université chinoise, répondant pendant une demi-heure (!!) aux questions de son interlocuteur, en mandarin. C’est ici: http://www.courrierinternational.com/article/2014/10/23/bref-mark-zuckerberg-parle-le-mandarin.

Mark Zuckerberg à  l'université Tsinghua le 22 octobre - YouTube.

Franchement, j’étais soufflée. Mais ça n’a pas duré longtemps, parce qu’après j’ai été écœurée en lisant, dans l’article qui accompagnait la vidéo, certaines réactions de la presse internationale (évidemment il y en avait aussi de très élogieuses, ne généralisons pas!) : « Applaudissements de la presse américaine, raille le South China Morning Post, « on croirait que c’est la première fois qu’un Américain parle une langue étrangère » et aussi : « Il n’y a pratiquement que le magazine Foreign Policy pour làcher, d’un ton presque dédaigneux, que son niveau n’est digne que de celui d’un « enfant de sept ans ». »

Non mais je rêve!! Alors oui, je confirme que peu d’américains parlent des langues étrangères, et encore moins celle qui a été officiellement classée par l’UNESCO cette année comme la plus difficile au monde. Et pour ce qui est de son niveau, il ne doit pas être si mauvais pour avoir tenu une séance de Q&A d’une demi-heure sur des sujets comme l’innovation et Internet. Et puis on s’en fout qu’il n’ait pas un chinois parfait, il a globalement fait passer ses idées, et surtout il a eu l’intelligence de s’adapter à  son public! D’autant que les chinois sont particulièrement sensibles à  ce type d’efforts.

Non mais qu’est-ce que ça leur coûte de reconnaître le cran d’un PDG étranger qui se lance dans un échange en chinois sans complexe, avec le sourire et toute la bonne volonté du monde?

Je n’ai pas pu lire l’article de ce journaliste du Foreign Policy, puisqu’il n’est accessible qu’aux abonnés, mais je me demande qui il peut bien être pour se permettre une attitude si hautaine et une remarque aussi gratuite. à‡a doit être un super jaloux et un vrai pète-sec.

Grand bien lui en fasse… Mark Zuckerberg lui, poursuit son petit bonhomme de chemin, et au vu de l’empire qu’il a construit à  30 ans, même si (apparemment) toutes ses initiatives ne sont pas parfaito-parfaites, ça vaut le coup d’être audacieux et persévérant. « Done is better than perfect », n’est-ce pas?

Mark, you did a great job. 你的中文很好.

Photo 1 / Cité Interdite, Pékin, Avril 2009 – Photo 2 / Courrierinternational.com