"Foutez-vous la paix !" de Fabrice Midal - le livre anti-perfectionnisme

Perfectionniste, moi ??! Jamais ! Et pourtant…

Il y a quelques semaines de ça, un matin de Février,  je participe au petit déj d’un réseau de créativité que j’affectionne tout particulièrement : « Batterie Nouvelle ». Le thème du jour (même si je n’étais pas venue spécifiquement pour ça) me semble intéressant : le perfectionnisme. J’arrive légère comme une plume. Je me suis mise au yoga l’avant veille et je suis en mode total-namasté. L’intervenante du jour, une paysagiste passionnante et passionnée s’exprime sur son sujet, puis nous passons aux échanges entre les participants. Pour nous donner du grain à moudre, l’animatrice nous demande de réfléchir pendant cinq minutes à la création d’une liste : les 10 choses que je ferais si je ne devais pas les faire parfaitement.

Concentration. Après un bug de trois bonnes minutes, suivi d’un vide intersidéral, mon cerveau se remet en marche. Je trouve 6 choses, et pas des moindres. Ni plus ni moins mes 6 plus gros projets du moments, sur lesquels je gamberge tellement que j’avance au rythme d’un escargot. Zut, j’étais venue pour voir les copines du petit déj, pas pour me prendre la tête sur le thème du jour ! Moi qui pensais m’être sevrée du perfectionnisme… Raaaaa, non mais qu’il me colle celui-là ! Pire que le sparadrap du Capitaine !

 image du sparadrap

Après avoir fait le constat évident que je baigne encore et toujours dans le bain du perfectionnisme, me voilà donc repartie du petit déj bien décidée à lui faire sa peau (une bonne fois pour toutes). Mon arme fatale ? Le dernier opus de Fabrice Midal, Foutez-vous la paix, édité chez Flammarion, chaudement recommandé par l’une des participantes. Philosophe et écrivain, Fabrice Midal est apparemment l’un des principaux enseignants de la méditation en France. Très namasté tout ça. Quelques jours plus tard, je reçois le sésame ! Passée la petite déception du format (je m’attendais à un guide pratique, en fait c’est un essai philosophique – joies d’Amazon !), je me lance, et ça commence plutôt bien. L’intro dit :

« Depuis des années, je suis amené à animer des conférences et des séminaires dans des écoles, des entreprises, des hôpitaux. J’en ressors immanquablement avec le même constat : nous nous torturons à longueur de journée ».

Ha ! Bien dit !

Franchement, j’ai a-do-ré. Ce livre fait un bien fou. J’ai eu l’impression d’être sous Xanax pendant les 48 heures qui ont suivies. C’est libérateur, déculpabilisant, avec juste ce qu’il faut de provoc’. Le livre est construit sous la forme de 15 mini chapitres correspondants à des contre-injonctions / suggestions, du genre :

  • Cessez de vous comparer > soyez vous-même
  • Cessez d’avoir honte de vous > soyez vulnérable
  • Cessez de vous torturer > devenez votre meilleur ami
  • Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries
  • Cessez de rationaliser > laissez faire

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Allez, magnanime, je vous fais un petit résumé de celui qui correspond au perfectionnisme et qui s’intitule : « Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries »

Pour Fabrice Midal, notre quête de la perfection vient d’une origine très simple : nous refusons tout bonnement l’échec. Parce qu’enfants on ne nous a pas appris à le voir positivement, nous cultivons un sentiment de honte mêlé de culpabilité, lorsque nous y sommes confrontés. Et à grande échelle, cela devient donc culturel : « Notre obsession de la perfection nous amène à exercer à l’égard de nous-mêmes un harcèlement moral qui tomberait sous le coup de la loi si nous l’appliquions à l’encontre d’un tiers ! »

A force de nous auto-évaluer, de nous comparer aux autres et de nous auto-vérifier, on surenchérit en permanence car on considère que ce n’est jamais assez bien. Normal, on a créé une échelle au-delà de l’échelle. On peut donc passer beaucoup de temps à essayer de la dépasser puisqu’elle n’a pas de limite ! Et donc s’auto-détruire à petit feu …

perfection

Ce que j’adore, dans son essai, c’est qu’il soulève cette contradiction si forte et si vraie : cette imperfection, que nous détestons pour nous-mêmes, nous l’admirons pourtant chez les autres. Exemple : « Etrangement, nous avons honte de pleurer en public, mais nous sommes néanmoins émus par ceux qui osent exprimer leurs émotions ». Pourquoi ? Parce que la fragilité d’une personne fait partie de sa beauté intérieure, parce qu’elle nous reconnecte à ce qu’il y a de plus vrai et de plus beau chez elle : son humanité. Faisant du même coup sauter tous les verrous de l’apparence et de la superficialité. Alors pourquoi ne pas porter le même regard sur nos propres faiblesses ? Tiens, c’est vrai ça. Je n’y avais pas pensé !

Pour Fabrice Midal, accepter l’imperfection et les intempéries c’est donc se rebrancher à cette source précieuse qu’est notre émotion, c’est embrasser notre fragilité. « C’est quand on est le plus à nu, le plus authentique, quand on ne triche plus, que l’on trouve la possibilité de rencontrer les autres pour de bon. » Et quand on y réfléchit bien, c’est précisément ce qui fait le succès du storytelling en marketing, en communication et en prise de parole en public.

Son conseil se résume donc à cette phrase simple et puissante : « Faites de votre mieux, à partir de ce que vous êtes ». 

Ce qui implique les réjouissances suivantes :

  • Acceptez de vivre, de vous réjouir de la vie et de vous enthousiasmer !
  • Acceptez de sortir de l’angoisse du « faire » pour passer dans le « faire », dans le « vivre »
  • Faites-vous confiance et riez de vous-même !
  • Foutez-vous la paix !

Et vous, sinon, quelles sont les 10 choses que vous feriez si vous ne deviez pas les faire parfaitement ?

Allez, namasté !

Marion

 


Les vacances : un moment idéal pour se reconnecter à soi !

Ca y est, l’été est enfin là !!

A vous les bains de soleil, la peau dorée, le farniente… les apéros prolongés. Le bonheur !! Les vacances vont être synonymes de lâcher-prise, de décontraction et de coolitude. Yeepee !!

C’est dans ces moments privilégiés et hors du temps qu’il nous est généralement donné de profiter d’une délicieuse reconnection à soi. Pourquoi donc?

D’abord, lorsque vous partez, vous coupez avec tout ce qui vous relie à votre quotidien. Aussi bien en terme d’environnement que de rythme de vie. Les choses ralentissent, et ça retombe. Pfiou. On n’a plus la vue troublée par le stress du quotidien, par les contingences matérielles, on n’est plus happé par les petites merdes à gérer. Bref, on y voit plus clair ! Vous vous souvenez de la jolie boule de neige à secouer que mamie ou tantine vous rapportait de voyage ? Et bah c’est tout pareil. Quand vous arrêtez d’être secoué de toutes parts, vous vous posez. « Vous redescendez d’un étage » comme dirait Gad ! Ca rafraîchit les idées, et ça fait drôlement du bien.

boule-bambi

Une fois arrivé, en trois jours vous êtes déconnecté. Et là, il se produit un truc merveilleux : vous prenez du recul. Sur vos dernières semaines, derniers mois, sur tout ce que vous avez vécu pendant cette année qui vient de s’écouler : les hauts, les bas, les moments d’épanouissement, d’euphorie, les périodes de doute. Vous prenez du recul sur vos réalisations, aussi. Personnelles et professionnelles. En fait vous prenez de la hauteur, vous adoptez une vue d’ensemble.

Et alors se mettent à se dégager des évidences : ce qui va, ce qui ne va pas, les choses dont vous avez besoin et que vous aimeriez davantage prendre le temps de faire, les activités / pensées toxiques qui vous polluent et dont vous envisagez de vous débarrasser… Bref, vous vous recentrez sur vos besoins, sur ce qui fait sens pour vous.

Vos vacances sont le meilleur moment pour déconnecter du monde et vous reconnecter à vous-même. Laissez vous porter et surtout écoutez toutes vos envies et notez les soigneusement dans un coin de votre tête pour la rentrée : ce sont toutes ces choses là qui sont importantes pour vous ! Ressourcez-vous pour mettre en place tout ce qui vous anime lorsque se profilera la rentrée : petits et grands changements, évolutions professionnelles, décisions de vie, etc.

Les vacances vous offrent une parenthèse dorée pour repenser vos priorités de vie et votre définition personnelle du bonheur.

Alors profitez-en bien !!

Très bel été à tous :)

Marion


Savoir dire "non", c'est se dire oui à soi-même

Pendant longtemps, je n’ai pas su dire « non ». Je me souviens de ce poste occupé avec une boss tyrannique que je détestais. Elle me faisait tourner en bourrique sur tout, me faisant faire et défaire, puis refaire et redéfaire ce que je venais de faire… Je perdais complètement mes moyens devant son espèce de suprématie volée. Et surtout, je m’en voulais de subir cette situation sans rien dire. Un jour, elle m’a violemment accusée de quelque chose que je n’avais pas fait. Alors là, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Estomaquée par tant d’injustice, c’était plus fort que moi. J’ai poussé une gueulante : « NON, je ne suis pas d’accord !! ». Je crois bien que c’était la première fois que je disais « non » à un de mes boss. D’ailleurs, j’en tremblais. Elle était médusée, scotchée, calmée. Et moi, soulagée d’avoir réparé l’injustice. Ce jour-là, j’ai enfin posé des limites. Mieux vaut tard que jamais ! J’ai compris qu’en lui disant « non », je m’étais respectée et que je l’avais elle aussi amenée à enfin me respecter.

Dire « oui » sans conviction et à contre-coeur engendre une amas énorme de frustrations totalement toxiques pour soi et pour sa relation avec les autres. Ça biaise complètement les choses, puisque la personne à qui vous dites « oui » a l’impression que vous êtes « ok«  avec la situation ou la demande, alors qu’en réalité ça n’est pas du tout le cas. En cédant sur tous les points, vous finissez par vous perdre complètement de vue, ainsi que vos besoins personnels. Et vous prenez le risque non négligeable de donner un pouvoir illimité aux autres.

Ça commence par des petites choses. Il est 17 heures. Vous parvenez tant bien que mal à terminer ce foutu dossier qu’on vous a confié, jonglant entre vos emails urgents, les coups de fils incessants et les interruptions multiples de vos collègues pour raison x / y, plus ou moins utiles. Vous réjouissant de cette fin de journée, vous commencez un peu à décompresser à la perspective de votre soirée tranquilou bilou. D’un coup, voilà votre boss qui débarque sens-dessus-dessous et vous conjure de l’aider à faire de toute urgence ce truc dont il a absoooolument besoin pour demain matin. Vous seul pouvez le sauver, vraiment.

Combien de fois vous êtes-vous déjà retrouvé dans ce cas de figure ? Ou si vous êtes à votre compte, combien de fois avez-vous déjà dit « oui » à un client qui vous demandait l’impossible, parce que vous aviez le sentiment de ne pas avoir le choix ?

Et là je ne parle bien entendu que du domaine pro. Et dans le perso ? Parlons-en du perso ! Combien de fois avez-vous accepté de rendre service à untel ou unetelle parce que vous n’osiez pas refuser… Parents, tantines, copains, copines, grand-parents. Tout en pensant bien bas mais très fort dans votre tête au célèbre dicton : « trop bon, trop con…! » On aimerait parfois pouvoir refuser la demande d’un proche qui nous demande quelque chose que l’on n’a pas nécessairement le temps, l’envie ou la possibilité de faire… mais c’est compliqué. Comment il (ou elle) le prendrait ?!

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Rassurez-vous, dire « non » est perçu pour une grande partie de la population comme l’un des trucs les plus difficiles à faire.

 

Pourquoi donc ? Analyse d’un syndrome.

Petits, on nous a appris l’équation suivante : dire oui = être poli ; dire non = être insolent. Bon, déjà ça commençait assez mal. Ceux qui ont dit « non » et qui se sont pris des torgnoles pourront en témoigner. En gros, la marche à suivre pour rentrer dans les rangs, c’était de dire « oui » à ce que l’on nous demandait, de suivre les règles et d’obéir. Seule cette conduite nous faisait accéder à la sacro-sainte reconnaissance positive de nos bien-aimés parents, de nos profs, enfin du monde des adultes quoi. On pourrait presque s’arrêter là dans l’explication… Puisqu’on nous a conditionnés à ne pas être autorisés à dire « non » !

Devenus adultes, ça se complexifie. Souvent, quand on n’ose pas dire « non », on dit « oui » parce qu’on a (au choix) :

  • Peur d’être jugé, en pensant différemment des autres
  • Peur de blesser, parce que quand même, ce n’est pas très agréable de recevoir un « non »
  • Peur d’exprimer ses besoins, généralement différents de ceux des autres
  • Peur de décevoir, parce qu’on ne peut pas / veut pas faire ce qu’on nous demande
  • Peur des conflits, parce qu’on pense que dire « non », c’est tenir tête
  • Peur de se mettre en danger, notamment dans le milieu professionnel : « si je dis non, mon boss ou mon client va moins m’aimer, il va avoir une mauvaise image de moi, je vais être sur la sellette, je vais peut-être même me faire virer, qui sait »
  • Peur d’altérer son image, d’être « moins aimé », voire d’être rejeté
  • Besoin de se rendre indispensable

Ne nous méprenons pas. Ces peurs correspondent à des besoins qui sont des besoins positifs, ils partent d’une bonne intention : celle d’être apprécié des autres, d’aider un ami / un parent / un boss / un collègue, de vouloir avoir de bonnes relations, de se sentir utile et valorisé, de se sentir en sécurité, aimé, etc. Le hic, c’est quand ces besoins là (qui sont des besoins qui vous relient aux autres) écrasent littéralement une petite voix en vous. Celle qui aimerait vraiment, vraiment beaucoup dire « non » parce qu’elle aussi, elle en a vraiment besoin, pour des raisons qui lui sont personnelles.

 

Pourquoi est-ce si important, de « dire non » ?

Apprendre à dire non, c’est apprendre à se respecter, à respecter ses besoins. C’est aussi amener les autres à respecter nos besoins, et donc à nous respecter tout court.

« N’essaie pas de plaire à tout le monde, ou bien tu perdras le respect de tous. « 

Paulo Coelho

Dire « non » c’est vous donner l’opportunité de :

  • Vous affirmer, augmenter votre charisme
  • Etre en accord avec vous-même : quand vous prononcez un « oui », c’est un vrai « oui ». Quand vous prononcez un « non », c’est un vrai « non ». Simple comme bonjour, et pourtant… loin d’être universel !
  • Poser vos limites et vous faire respecter
  • Exprimer vos convictions personnelles, respecter vos valeurs, être dans votre intégrité
  • Simplifier vos relations avec les autres, c’est peu dire !
  • Augmenter votre confiance en vous

Et en plus, professionnellement cela vous permet de :

  • Gagner du temps dans votre travail
  • Etre plus fiable, plus crédible aux yeux des autres : vous connaissez vos priorités et vous les respectez. Si vous savez que ce n’est pas réaliste pour vous de prendre ce dossier compte tenu de votre dose de travail, vous savez défendre vos priorités

 

Oui, mais…

Je vous vois venir : « Dire non dans la vie de tous les jours, d’accord… Mais comment dire non à mon boss, c’est impossible, je n’ai pas le droit ! »

Au mois de Mars, j’ai coaché une équipe Marketing d’une vingtaine de personnes sur ce thème : Apprendre à dire non. Lorsqu’ils ont appris qu’ils allaient suivre cette formation ET qu’elle était organisée par leur boss, ils étaient un peu scotchés. Certains membres de l’équipe lui ont demandé : « Mais tu n’as pas peur qu’on te dise tout le temps « non » après ça ?!! ». Avec un sourire en coin, elle leur a répondu : « Au contraire, je pense que vous allez me dire « oui » plus souvent ». Et elle avait tout à fait raison. Parce que dire « non », ce n’est pas poser un « non » sec, inutile, stérile… et inenvisageable quand on travaille pour quelqu’un ! Dire « non », c’est apprendre à exposer ses priorités, faire comprendre ses besoins, à négocier des délais, des conditions avec les autres. C’est être force de proposition, prendre les choses en main, ne pas subir mais devenir acteur. Goodbye, Caliméro ! Vous pouvez donc apprendre à dire non dans votre vie perso ET dans votre vie pro.

 

Si vous avez envie d’aller plus loin…

J’organise une journée Apprendre à dire non le vendredi 10 Juin ! Vous y apprendrez des techniques pour dire « non » de façon entendable, en gardant de bonnes relations et une bonne image auprès des autres. Si vous êtes intéressé(e) ou si vous pensez que cela pourrait intéresser quelqu’un que vous connaissez, toutes les infos sont ici ! (programme, tarifs, lieu, horaires). Nous serons dans un super endroit, lumineux et design :)

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Et si vous avez envie de travailler sur ce sujet en coaching individuel, n’hésitez pas à me contacter : contact@marionlfd-coaching.com

Je vous souhaite un excellent weekend !

M

 


S'accrocher à ses rêves

J’ai toujours adoré me plonger dans les histoire de vies. Je suis fan des biopics, des reportages et autres documentaires retraçant le parcours de personnages célèbres. Dévoilant à la fois leur part d’ombre, le travail derrière les paillettes, les début difficiles, l’influence des proches, et tout ce qui accompagne la vie d’un génie créatif. Et même si je m’intéresse énormément au destin des grands de ce monde (politiques et autres), je suis aussi une énooorme fan des chanteurs des années 70-80 (patatra). Pour tout vous dire : Claude François, Michel Berger et Jean-Jacques Goldman figurent au top 10 de mon panthéon musical. Voilà, c’est dit.

Bref, revenons à nos moutons. Quel lien avec le coaching ?

Eh bien justement, un lien très fort. Alors que je regardais l’autre jour une émission sur Daniel Balavoine (n’allez pas non plus croire que je passe ma vie à ça, quoi que), j’ai réalisé à quel point tous ces artistes, malgré les critiques affrontées à leurs débuts, les désillusions rencontrées, les occasions ratées, s’étaient accrochés à leurs rêves. Balavoine, pour ne citer que lui, a débarqué dans l’univers musical des années 70 avec une voix méga aigüe et un look de rebelle mal peigné, pas hyper beau gosse, à une époque où les têtes d’affiches faisaient fondre toutes les minettes : Johnny Hallyday, Claude François, Mike Brant. Il était en total décalage avec la mode de l’époque, et refusait farouchement de s’y conformer. Alors qu’il fallait faire du disco pour vendre des disques, il voulait être un chanteur engagé avec des paroles qui portaient un idéal.

Bon, on ne va pas parler de Daniel pendant 1 heure. Mais ce que je cherche à vous dire, c’est que tous les grands de ce monde (chanteurs, acteurs, politiques, whatever) , sont arrivés avec un style, un positionnement, des idées, des convictions qui ont surpris, parfois, et bousculé, souvent. Ils avaient une vision qui leur était propre. Et ils s’y sont tenus. Ils ont parfois mis du temps à convaincre, parce qu’ils étaient différents, précurseurs, parce qu’ils osaient ce que les autres n’avaient encore jamais fait. Puis quelqu’un a perçu la petite étoile qui brillait en eux, qui les rendait uniques, et la vie leur a offert une chance.

Les rêves mettent plus ou moins de temps à se réaliser. Certaines personnes ont un objectif bien précis dans leur tête. D’autres savent d’instinct où est leur place, mais ne savent pas forcément l’exprimer avec exactitude. Il arrive aussi que l’on ne soit pas immédiatement compris par les autres. Confronter ses rêves à la réalité, c’est parfois se sentir à côté de la plaque, incompris. Et pourtant, chacun, à son rythme, trouve à moment donné un écho à sa vision. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, il faut s’accrocher soigneusement à chacun de ses rêves.

Petits, nous avons consciencieusement franchi des étapes qui pouvaient sembler des Everest : marcher, parler, écrire, lire, devenir autonomes. Blindés de motivation, pas un seul instant nous n’avons douté de nos capacités à atteindre le sommet. Et pourtant, combien de fois sommes-nous tombés ?! Mais nous l’avons fait. Tout était possible.

Si nous portons ce regard-là sur nos rêves, alors tout DEVIENT possible. Allons puiser au plus profond de nous cette curiosité, cet entrain, cette détermination à toute épreuve ! Pour réaliser un à un nos projets, nos rêves, nos idéaux … et atteindre notre Everest personnel ! Dépassons les peurs, les doutes, les critiques, parce que si ces rêves nous portent autant, c’est qu’ils ont toutes les chances de trouver une résonance chez d’autres !

En fait, la raison pour laquelle j’aime tant toutes ces histoires de vies c’est parce qu’elles dévoilent la part d’humanité de chacun. On est tous confrontés à des difficultés sur notre chemin, qu’elles viennent de l’extérieur ou de nous-mêmes. Quand on voit les réussites des autres, on pense toujours qu’elles se sont faites en un claquement de doigts. C’est vrai, c’est ce à quoi ça ressemble vu de l’extérieur … Et pourtant !

 

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Alors, chacun à notre mesure, allons au bout de nos rêves.

Parce qu’une fois que l’on sait que toutes les merdes difficultés rencontrées font partie du parcours vers le succès, alors plus rien ne peut nous arrêter !

Bon weekend !

PS/ Allez visiter la page « Ateliers », il y a du nouveau pour Mars !

 

 

 

Photo 1 / Pexels.com – Photo 2 / Blog.zerodean.com


Vivre

Depuis Vendredi soir, mes mots ont pris la poudre d’escampette. Ils craignaient d’être maladroits, déplacés, excessifs ou justement trop faibles.

Et puis j’ai lu, j’ai vu, j’ai écouté. Les témoignages poignants, les messages d’amour, les soubresauts d’espoir, la dignité des familles touchées. Un petit garçon aux côtés de son papa, qui a répété que les fleurs et les bougies, c’était fait pour nous protéger. Une mamie extra qui a dit « aimez-vous les uns les autres, et zut aux barbares ». Un jeune musulman qui a ouvert ses bras aux passants, contre l’islamophobie, le temps d’un câlin. J’ai vu dans mon pays que je chéris tant, une onde de tolérance, de paix, de pudeur et d’unité.

Pur produit de la génération Facebook, j’ai été scotchée aux réseaux sociaux depuis Vendredi. Non-stop. En temps réel, j’ai suivi avec angoisse les avis de recherche lancés par les proches. J’ai vu défiler les visages de dizaines de jeunes. Des « comme moi », des « comme nous ». Des jeunes géniaux, qui avaient des projets plein la tête, des voyages en perspective et des rêves à réaliser. Des filles et des garçons brillants, passionnés, inventifs, épanouis. Coupés net dans leur élan.

La fugacité. La fugacité de la vie, la fugacité des choses, c’est le premier sentiment qui m’est venu. La vie qui ne tient qu’à un fil. La vulnérabilité de chacun. Cette amie qui était au Bataclan, la veille. Cette autre amie qui habite à deux pas de la rue de Charonne.

Alors les mots sont revenus. Confucius disait « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une ». Tristement, ce sont des événements comme celui-là qui nous le rappellent. Quelques siècles plus tard, Steve Jobs prononçait les mots suivants lors de son discours à Stanford : « Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur ».

Aussi crus qu’ils puissent paraître, ces mots nous raccrochent à la vie. A ce que nous sommes. A la responsabilité que nous avons de notre propre bonheur. La vie ce n’est pas demain, ni après-demain. La vie c’est aujourd’hui.

Aujourd’hui justement, c’est un pays entier qui se raccroche à la vie. A sa culture, à sa joie de vivre, à tout ce qui le compose. Parce que la liberté coule dans notre sang, la seule réponse qui me vient aux infamies qui ont été commises, c’est de VIVRE. Vivre encore plus. Vivre follement. Par loyauté envers les victimes. Pour prouver à ces barbares qu’ils ne nous auront pas. Et pour nous. Pour faire de nos vies ce dont nous rêvons qu’elles soient.

Accrochons-nous à la vie, à nos vies. Accrochons-nous à nos rêves, à nos projets, à nos envies. Vibrons, débordons d’énergie, dévorons l’existence. Si vous l’acceptez, je vous propose un premier pas. Prenez :

  • 1 papier
  • 1 stylo
  • 3 minutes

Et listez toutes les choses que vous voudriez absolument faire avant de mourir. « Things I’d like to do before I die ». L’intitulé n’est pas très réjouissant, je vous l’accorde. Mais l’effet est invariable. Vous pouvez lister 10, 20, 30 ou 50 choses que vous voulez faire avant de mourir, peu importe. Notez tout ce qui vous vient. Notez uniquement des choses qui dépendent de vous. Des trucs les plus petits, les plus accessibles, aux rêves les plus grandioses. Et commencez à honorer vos idées, vos délires, vos ambitions. Un par un, une par une.

Gardez précieusement votre liste. Soyez fidèles à vos envies, à vos rêves. Commencez dès aujourd’hui à les réaliser. Voyagez, planifiez, créez, entreprenez, osez, construisez. Demain n’attend pas. Life is now. VIVEZ.

Avec tout mon amour,

Marion

Photo / Pexels

 

 


L’entreprise peut-elle vraiment ignorer les individualités qui la composent ?!

Faites entrer l’accusé !! Bon, ça ne m’arrive pas souvent de faire des billets-coup-de-gueule, mais là je dois reconnaître que c’est nécessaire ! Que je vous raconte… Tout a commencé ce matin avec un atelier organisé par le service du Développement Économique d’une ville voisine de la mienne. Ateliers que j’affectionne tout particulièrement d’ailleurs, au point de m’y rendre chaque mois. Le thème du jour laissait présager d’un article bien sympathique sur ce blog : « Comprendre et répondre aux besoins de reconnaissance professionnelle ». La reconnaissance, c’est un vrai sujet, n’est-ce pas ? Mais du coup tant pis, ça fera l’objet d’un prochain post. Ben oui, parce que la séance a tourné au débat en mode cage aux lions autour d’un thème crucial : l’entreprise est-elle là uniquement pour faire du résultat ou également pour considérer ses employés en tant qu’individus à part entière ?

C’est parti en vrille au moment où la conférencière à enchaîné un certain nombre de préceptes sur la reconnaissance des managers. Souhaitant (j’imagine) défendre l’idée d’une séparation des domaines pro et perso, nous avons eu droit à un somptueux : « dans l’entreprise, on est pas une personne, on est une fonction »…(!!) Immédiatement illustré d’un argument totalement hors-contexte : « vous savez, moi je connais des grands patrons qui une fois rentrés chez eux se comportent comme des petits garçons devant leur femme ».

Puis, devant les oh et les ah de certains participants lui reprochant un discours quelque peu dépassé, et peu aligné sur l’orientation des nouvelles générations, voilà notre intervenante qui s’enfonce : « oh vous savez, la génération Y, elle n’a pas de scrupules, elle est sans pitié dans l’entreprise »… (soupir). Bon ok… par où je commence ?

Il semblerait qu’il existe encore des personnes pensant que le seul et unique objectif d’une entreprise soit de créer du résultat. Ne prenant pas un seul instant en compte ses salariés en tant qu’individus, ayant une vie pro ET perso. Ah c’est sûr qu’à les écouter, on avait l’impression d’être une bande de joyeux drilles mi-soixante huitards / mi-bisounours, en quête d’un idéal philanthropique. Mais franchement, il est où le juste milieu là-dedans ?

Bien sûr qu’une entreprise est là pour faire du résultat. Mais qui est-ce qui le fait, ce résultat ? Ce sont les Hommes, avec un grand H. Alors il faut bien mettre les hommes au service du résultat, non ? Des collaborateurs épanouis, heureux, trouvant du sens à leur travail, ne sont-ils pas plus bénéfiques à l’entreprise que des petits soldats mettant de côté toute leur humanité pour qu’elle ne dérange personne ? Allô…?? Les temps modernes sont révolus !!

J’ose croire qu’aujourd’hui les dirigeants considèrent leurs collaborateurs comme des personnes à part entière, et pas simplement comme des « fonctions ». Chacun de nous est unique. Chacun de nous a une personnalité, des passions, des talents qui font sa richesse. Et c’est bel et bien la prise en compte de cette singularité qui permettra aux entreprises de tirer le meilleur parti de leurs ressources humaines. Au service … de leur résultat.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Photo / Lafauteauxjouets.fr


Toutes les nuances de sourires

Me revoilà ! J’ai été absente de mon blog ces derniers jours, mais j’avoue que les événements de la rentrée m’avaient quelque peu coupé l’envie d’écrire. Et puis à cela a succédé la reprise de mes formations et le tourbillon de travail qui l’accompagne ! En tout cas, je suis contente de vous retrouver, et j’espère que vous allez bien :)

En rentrant de vacances j’ai eu très envie de partager avec vous mes souvenirs de voyage. Certains d’entre vous connaissent ma passion pour l’Asie. Bizarrement, nos pérégrinations nous ont déjà mené dans plusieurs pays là-bas, mais nous n’avions encore jamais visité l’un des plus touristiques : la Thaïlande !

A Bangkok, nous avons été étourdis par les couleurs éclatantes, les parfums envoûtants… les embouteillages omniprésents (oui oui, aussi !). Mais je dois dire que je retiens une chose en particulier : le sourire thaïlandais.

Je revois encore les visages éclairés des personnes dont nous avons croisé le chemin, lançant un « Sawat dii khrap ! » (bonjour en thaï), avec tout le bonheur du monde dans les yeux. Et ce aussi bien dans le fin fond de la jungle bangkokienne, dans les bidonvilles que dans les restos chics.

Et puis en rentrant je me suis renseignée, et j’ai appris que le sourire thaï n’avait pas la même signification que le sourire occidental. Le sourire, en Thaïlande, est en fait un deuxième langage, et le « Dictionnaire de l’Institut Royal Thaïlandais » définit 18 sourires différents selon les expressions de la bouche, des yeux, des sourcils et du nez. Dingue non?

On aurait donc :

– Yim Chaeng : un grand sourire
– Yim Chuean : un sourire penaud
– Yim Duai Pak Thak Duai Ta : sourire avec la bouche, mépriser avec les yeux
– Yim Haeng : un sourire sec
– Yim Koe :  un sourire amical non reconnu ou non renvoyé
– Yim Krim : un sourire qui exprime la satisfaction
– Yim Noy Yim Yai : un sourire joyeux
– Yim Paen : un grand sourire
– Yim Sao Sao : un sourire triste
– Yim Su : un sourire encourageant
– Yim Tae : un sourire épanoui
– Yim Wan : un sourire doux
– Yim Yae : un sourire honteux
– Yim Yaem : une personne souriante et encourageante
– Yim Yè :  un sourire bête
– Yim Yi Yuan : un sourire provocant
– Yim Yo : un sourire dédaigneux
– Yim Yong : un sourire contenu

Bon, au vu de cette liste il est fort probable que l’on ait été pris pour des idiots pendant notre voyage, mais rassurez-vous, cela n’a en rien terni mes souvenirs…!

Apparemment il faudrait être né et avoir grandi dans ce pays pour prétendre maîtriser toutes les subtilités de ce second langage.

Ce qui est amusant (et déroutant) pour un occidental, c’est que généralement (j’insiste sur le « généralement »…) nous arrivons à discerner une émotion derrière une expression faciale. Or là-bas, nous perdons tous nos repères. Certains touristes sont gênés par le fait de ne pas savoir à quoi s’en tenir et tombent un peu dans la parano à force de se méfier de tout le monde.

Dans l’absolu, moi j’ai trouvé ça plutôt agréable pour les yeux et encourageant pour le cœur de voir toutes ces personnes sourire à longueur de temps ! D’ailleurs j’ai décidé (en remettant les pieds à Roissy…?) d’inscrire le sourire thaï dans mon inconscient pour le faire travailler dans mes moments Calimero.

Allez, bonne nuit mes Loulous !

Photo / Damnoen Saduak floating market, Thaïlande, Janvier 2015


Soyez pétillants !

Soyez pétillants, inspirés, bienveillants et uniques !

Je vous souhaite une fabuleuse année 2015 ! Qu’elle vous conduise à la réalisation de tous vos projets, envies, rêves, qu’ils soient petits pas ou grandes victoires ! Qu’elle soit riche en surprises, rencontres, tendres moments et pleine de sens. The best is yet to come !

Et surtout, surtout, que la bienveillance vous accompagne tout au long de ces 12 mois ! Il y a quelques temps, alors que je me morfondais devant l’immensité de l’objectif que je souhaitais atteindre, une personne bien avisée m’a dit « La seule façon de manger un éléphant, c’est de le manger par morceaux. » Mmmhhhhh. A méditer pour ceux qui souhaiteraient honorer leurs résolutions 2015… à commencer par moi !

Et comme le disait le grand poète… Robert Nesta Marley :

Here’s a little song I wrote
You might want to sing it note for note
Don’t worry be happy
In every life we have some trouble
When you worry you make it double
Don’t worry, be happy (…)

Cause when you worry
Your face will frown
And that will bring everybody down
So don’t worry, be happy

Je profite de ce post pour vous remercier de votre soutien et de vos petits mots, vos suggestions, vos feedbacks, ils me remplissent de joie et me donnent des ailes !

Je vous embrasse,

Marion

Photo – Messagesquotes.com


Pour les incurables du « bilan de fin d’année »

Et voilà, demain c’est la veille de Noël ! Je ne sais pas pour vous, mais pour moi le mois de Décembre prend souvent des airs de mini-tornade. A peine ai-je posé le pied dans dans la première quinzaine que je me laisse emporter dans le flux pétulant des to do lists de trucs-à-terminer-absolument-avant-le-31, des sessions shopping-cadeaux, des pots de fin d’année et autres réjouissances à grand renfort de foie gras et Champagne. Non mais là je me plains, mais j’adooore le mois de Décembre !

En fait ce qui est amusant, c’est la toile de fond qui vient se dessiner mentalement derrière toutes ces agitations amicales et familiales. Une toile de fond qui devient de plus en plus nette dans mon inconscient au fur et à mesure que je me rapproche de la fatidique date du 31… L’auto-bilan ! C’est dingue à quel point chaque fin d’année est indéscotchable de ce bilan. Comme si la perspective d’une année toute neuve nous donnait d’irrépressibles envies d’analyses sur la précédente. Faut dire qu’entre les conseils de classe à l’école et l’infatigable coutume des bonnes résolutions, on nous a bien préparé à ça, tiens.

Pendant longtemps, j’ai eu envie de baisser le rideau et d’accrocher une petite affichette pendant quelques jours … fermé pour inventaire… tant mon esprit ressemblait à ça :

inventaire-comptable

Et puis j’ai fini par comprendre (ne vous y trompez pas, c’est récent) que ça faisait partie du charme. C’est vrai quoi, quand il reste du bordel ça veut dire aussi qu’il y a de la vie. J’ai fini par m’auto-convaincre que ce bazar pouvait tant bien que mal cohabiter avec le reste, à condition de ne pas se manifester trop bruyamment. Alors au diable les bilans et autres empêcheurs de tourner en rond. Ouste !

Mon seul mot d’ordre pour 2015 c’est la bienveillance.

Bienveillance vis-à-vis des autres, évidemment. Mais vous savez-quoi ? Très égoïstement, surtout bienveillance vis-à-vis de moi-même.

What ? Bah oui parce que franchement, prendre soin des autres, les soutenir, les rassurer, les encourager, on sait tous le faire. Mais bizarrement quand il s’agit de nous, on prend un malin plaisir à se tyranniser et à ne rien se laisser passer. Comme si on était… oh tiens, notre pire ennemi ?! Ce n’est pas moi qui l’ai dit !

Alors voilà, cette année j’ai décidé que je gagnerais davantage à être mon meilleur soutien, d’autant que je vais en avoir besoin avec ce qui m’attend ! Et si vous lisez cette note, c’est que vous aussi vous êtes des incurables du bilan, alors je vous invite à en faire autant :)

Soyons un peu plus cools avec nous même et tout ira bien.

Sur ces pensées hautement positives, je vous souhaite de délicieuses fêtes de fin d’année et une éblouissante année 2015 !

Photo 1 – Karo.hautetfort.com/boite_a_gribouille/ / Photo 2 – Adjuvamus.fr/blog/index.php?post/2012/L’inventaire-comptable – Photo 3 / Pinterest.com/pin/24488391696199803/


La PNL, kesako ?!

Comme je vous le disais précédemment, voilà un peu plus d’un mois que j’ai commencé ma formation à la PNL. Et j’adooore! Bon, mais je crois que ce n’est pas le cas de tout le monde. Alors face aux mines déboussolées de mes interlocuteurs, aux sourcils froncés, aux regards en biais et autres mélanges de curiosité et de méfiance, je me suis dit que ça pourrait être pas mal de clarifier le concept de la PNL, au demeurant assez opaque voire… bizzaroïde ?!

Pour tout vous dire, je me suis décidée à écrire ce post ce matin en croisant sur le Linkedin d’une amie ce passage de l’Encyclopédie du savoir relatif et absolu d’Edmond Wells:

Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d’entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même

Parce que voilà, pour moi la PNL c’est un peu la réponse à ça ! Avez-vous remarqué à quel point on se prend la tête pour communiquer dans la vie ? J’avais déjà écrit un peu à ce sujet dans ce post. Eh bien voilà, la PNL c’est une discipline qui vise au développement de la personne dans la relation à soi, la relation au monde et la relation aux autres, pour que toutes ces choses soient un peu moins compliquées à gérer!

Plus sérieusement, en voici une définition que je trouve très complète par Florence Servan-Schreiber (l’auteure de 3 kifs par jour), qui fut l’une des premières à l’enseigner en France dans les années 80.

« La programmation neuro-linguistique (PNL) est un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi qui s’intéresse à nos réactions plutôt qu’aux origines de nos comportements. Elle privilégie le comment au pourquoi, propose une grille d’observation pour améliorer la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle permet également de se fixer des objectifs et de les réaliser. C’est une boîte à outils, dont la clé réside dans le langage et l’utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps. Son but : permettre de programmer et reproduire ses propres modèles de réussite. »

Alors si je me mets en mode Wikipédia, faut aussi que je parle de la critique, des détracteurs, tout ça. Alors, à ma petite échelle, j’ai remarqué lors de mes échanges avec des non-PNListes que le mot « programmation » était celui qui leur posait le plus problème, car il renvoyait à une image de manipulation, de remaniement, tripotage de cerveau, que sais-je encore.

Hum. En fait pas du tout. Dans ce mot, on entend tout simplement le fait que certains de nos apprentissages deviennent des réflexes, des automatismes, ancrés dans notre mémoire. Que ce soit au niveau de ce nous pensons, de la façon dont nous agissons ou dont nous ressentons les choses. La plupart sont des automatismes aidants (on est contents de se souvenir comment se servir d’une poignée quand on se retrouve devant une porte…), mais certains peuvent être franchement limitants (être déconfit quand on doit prendre la parole, ou alors se voir tout le temps freiné dans nos envies par notre petite voix intérieure rabat-joie et enquiquinante). Le principe c’est donc de reprogrammer ces trucs là pour se rendre la vie plus sympathique. Ah oui, et pour ce qui concerne la manipulation, dont le principe de base est une relation gagnant-perdant, elle ne rentre pas dans le domaine de la PNL qui se concentre sur une relation gagnant-gagnant. Voilà, na.

Alors moi j’ai décidé de me former à la PNL parce que ça me semblait être une base fondamentale pour le coaching. Mais après, il y a autant de profils de participants que de bonnes raisons de vouloir bien communiquer…! Des managers, des parents d’ados (!), des professeurs, des médecins, des étudiants, des osthéos, et j’en passe.

Voilà, j’espère que ça vous aura aidé ! Alors je ne sais pas si c’est cette technique là que l’on devrait apprendre à l’école, mais ce dont je suis certaine c’est que l’on pourrait apprendre à être un peu moins manchots en communication un peu plus tôt qu’à l’âge adulte !

Allez, bon weekend !

Photo 1 / Chezsib.fr