Redécouvrir les pépites de son enfance... quand on enquête sur soi

On naît. On est petit, insouciant, créatif, spontané. Auprès des autres, on est un être libre, naturel et authentique. Puis, pour développer un lien social digne de se nom, on s’adapte. On se conforme à des règles, à des codes. Ceux de la famille, de l’école, de notre environnement, puis de l’entreprise. On se met au diapason, on corrige, on se réajuste pour coller au groupe, être accepté, entrer dans la norme. La vie nous invite à faire des choix. On a l’impression de diriger sa barque, jusqu’à au jour où l’on se rend compte que l’on s’est un peu éloigné de nous-mêmes.

On ressent alors une puissante envie de revenir vers soi. Vers ce que l’on est vraiment, en dessous de tous ces costumes que l’on a enfilés un à un pour s’adapter aux différents environnements que l’on a traversés. On revient sur des sentiers que l’on avait oubliés. Pourtant il nous sont familiers, parce qu’ils ne nous ont jamais vraiment quittés. Et c’est grisant, vraiment.

Quand vous étiez petit, vous n’étiez pas grand, et pourtant. Vous étiez « sans filtre » ! Votre personnalité, vos goûts, vos activités de l’époque en disent sûrement long sur ce que vous êtes tout à l’intérieur, sur vos rêves les plus enfouis, sur votre comportement naturel, sur vos préférences.

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Moi, petite, je ne m’ennuyais jamais. Je pouvais passer des heures à m’occuper toute seule. A lire, écrire dans des cahiers, à assembler des colliers de perles, faire des bracelets brésiliens, dessiner, peindre (ahhh le souvenir des kitschissimes « numéros d’art »), jouer à la poupée, collectionner des crayons de toutes les couleurs…. A la maison, j’étais un peu dans mon monde à moi, incarné par l’univers douillet de ma chambre. D’ailleurs ça agaçait prodigieusement mon frère, que je sois en mode auto-suffisant. Bah oui, parce que pour jouer à Starsky & Hutch, c’est quand même mieux d’être deux. Ha ! A l’école j’étais une petite fille sociable. Pas hyper « fifille » d’ailleurs : j’avais des amis aussi bien filles que garçons, et mon « best friend » de l’époque s’appelait Jérôme. Je n’étais pas hyper sportive… comment dire. J’ai redoublé 3 fois la balle jaune au tennis, je n’ai pas franchement accroché avec la danse (trop fifille ?) et mes parents ont préféré que j’arrête de faire du vélo seule dans la rue car comme j’avais tendance à être dans la lune, c’était un peu risqué… Ah si, la seule exception c’était le judo, où j’étais assez pugnace ! (hum). Sur la photo, j’étais probablement en train de me faire un petit trip château de sable sur une plage de Bretagne. D’ailleurs c’est plutôt rare les photos de moi en plein air, car globalement je n’étais pas hyper branchée activités d’extérieur. Au panthéon de mes jeux de société préférés, il y avait , le « Petit Bac », « Qui est-ce ? » et le « Pictionary ». Après que mon frère s’en soit lassé, j’ai gardé toutes ses cartes « Magic » et le dé bizarre qui les accompagnait. Je n’y comprenais strictement rien mais elles avaient un petit côté mystique qui me plaisait déjà :-) Le mercredi après-midi on allait à la bibliothèque, et je revenais avec un sac entier de livres que je dévorais en attendant le mercredi suivant. Les adultes qui m’entouraient disaient de moi que j’étais une enfant sage, facile, câline, patiente (sauf avec mon frère bien sûr…), enjouée, sensible (… et sacrément susceptible), peu influençable … et parfois un peu autoritaire (ah bon ?)

Avec le recul, je réalise que ma reconversion m’a permis de me reconnecter à la petite fille que j’étais. C’est dingue à quel point les choses que l’on aime et que l’on n’aime moins dans notre enfance nous définissent dans nos goûts, nos intérêts, nos attraits d’adulte. Quand je repense aux parties de Monopoly familiales, au cours desquelles je faisais invariablement faillite avec mes 3 pauvres maisons si difficilement acquises (et qui plus est, dans des rues de seconde zone) … effectivement j’y retrouve assez bien mon peu d’intérêt pour tout ce qui touche de près ou de loin aux investissements, ou au triptyque finance-gestion-fiscalité.

Bref, tout ça pour dire, qu’en période de reconversion, l’enfance est un thème majeure à explorer dans le cadre de son introspection ! Alors pour vous permettre d’explorer la votre, voici un petit set de questions exploratoires… Et si ces souvenirs vous semblent bien loins, n’hésitez pas à interroger vos proches, vos amis, pour grappiller des informations !

Exercice pratique pour vous reconnecter à votre « enfant intérieur » :

  • Que faisiez-vous quand vous aviez du temps libre ?
  • Quels étaient vos jeux / jouets / activités préférés ?
  • Qu’est-ce qui vous plaisait particulièrement dans ces activités ?
  • Aviez-vous des activités extra scolaires ?
  • Qu’est-ce qui vous plaisait dans ces activités ?
  • Que faisiez-vous particulièrement bien, sans effort particulier ?
  • Qu’est-ce qui vous valait les compliments / l’admiration / l’étonnement des adultes ?
  • Quand on vous demandait « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », que répondiez-vous ?
  • Faites la liste de tous les métiers / toutes les choses que vous avez rêvé de faire, enfant.
  • En face de chaque métier, écrivez ce qui vous attirait dans ce job. Est-ce que c’était la notoriété, le prestige, le fait d’aider ou sauver les autres, de voyager, de prendre des risques, de porter un uniforme… ?
  • En dehors des métiers, quel genre de vie rêviez-vous d’avoir ? Où vous imaginiez-vous habiter ?
  • Quand vos parents vous décrivaient à d’autres personnes, quels qualificatifs utilisaient-ils pour le faire ? (calme, rigoureux, créatif, subtil, intrépide, sensible, autoritaire, spontané, leader, réfléchi, hyperactif, casse-cou, rêveur, manuel… ?)
  • A l’école, que disaient vos profs de vous ? Si vous avez gardé vos carnets, vos bulletins de note, plongez-vous dedans, ce sont des pépites !
  • Quelles étaient les matières / activités ou vous performiez ?
  • Quels personnages / personnes admiriez-vous tout particulièrement ? (héros de film ou dessin animé, personnalité, acteur, chanteur, etc. ?
  • Qu’est-ce qui vous plaisait en eux ? Leur talent, leur image, leur courage…?

Tous ces éléments sont autant d’indices qui, mis bout à bout, veulent dire quelque chose de vous. De l’environnement dont vous avez besoin pour vous sentir épanoui. Des domaines qui vous attirent. De vos talents, vos intérêts, vos sensibilités personnelles. Des valeurs que vous avez envie de retrouver dans votre job. Du type de personnes avec qui vous aimez travailler. De l’atmosphère dont vous avez besoin pour être bien.

Pour ce qui concerne les métiers dont vous rêviez enfant, ne cherchez pas à les appliquer directement à votre situation actuelle. Peut-être que vous vous dites : « ok, petite je voulais être chanteuse ou actrice. C’est bien beau tout ça, mais aujourd’hui je ne vais pas devenir Rihanna ! So what ? ». Je vois où vous voulez en venir. Les rêves que l’on a petit, quand on les transpose dans le monde réel ont ce goût de farfelu, d’extravagant et parfois d’irrationnel. Alors pourquoi est-ce important de les sortir du grenier aujourd’hui ? Parce qu’en fait, vos rêves d’enfant parlent de ce qui se cache derrière eux. Le but n’est pas de les prendre au premier degré et de devenir cosmonaute, princesse ou aventurier. Le but est de comprendre ce qui vous attirait là-dedans. D’où la question : « en face de chaque métier, écrivez ce qui vous attirait dans ce job » Eh oui, car dans vos rêves d’enfant se cachent… les bénéfices que vous souhaitiez obtenir en les réalisant. Mmmhhhh c’est bigrement intéressant tout ça.

Jessie, que j’ai interviewée lors de l’écriture de mon livre et qui s’est réinventée dans la naturopathie est un exemple parlant : « Quand j’étais petite, je voulais faire vétérinaire et après j’ai quand même très vite voulu me diriger vers tout ce qui était en lien avec la santé. Comment ça m’est venu ? Par le côté humain je pense. J’ai besoin de donner aux autres, d’aider les autres. »

Vous voyez le lien maintenant ? Ces rêves vous donnent des clés pour traduire vos aspirations profondes. Peut-être qu’en cherchant à devenir actrice ou chanteuse, pour reprendre notre exemple, le rêve parle d’une envie de prestige, d’argent, de succès ? D’un besoin d’être au centre de l’attention ? D’une sensibilité artistique ? Cherchez, vous allez forcément trouver !

Mon conseil :

Menez votre enquête patiemment et savourez-en chaque étape.

Et surtout, surtout, n’hésitez pas à vous réapproprier en tant qu’adulte, les activités qui vous plaisaient tant dans votre enfance. Vous verrez, c’est savoureux. Les crocodiles en perles que j’ai méticuleusement assemblés durant ma transition pourront en témoigner. Plus sérieusement, ce blog est le premier pas concret que j’ai fait pour renouer avec ma sensibilité littéraire quand je me suis reconvertie, et il m’a menée bien plus loin dans mes envies d’écriture que je ne l’aurais imaginé… 😉  A bon entendeur !


Mais au fait, pourquoi ce livre ?

Épars. Oui, voilà, comment je qualifierais la présence de billets sur ce blog depuis quelques mois. Sporadique, disséminée, dispersée. Et pour cause mes petits chéris … pendant tout ce temps, j’en ai écrit des lignes. Mais pas ici. Parce que je vous ai préparé une surprise de taille…. (roulement de tambours)…. un LIVRE !

Voilà pratiquement deux ans que ce projet a émergé dans un coin de ma tête. D’abord je l’ai imaginé. Cette envie d’écrire, je la porte au fond de moi depuis que je suis petite, comme un rêve. Mais bon, il m’a fallu une bonne dose d’audace pour m’autoriser à me sentir légitime sur ce projet d’auteur. Une fois passée cette étape, j’ai enquêté, approfondi mon sujet, bûché pour donner forme au manuscrit (ça n’a pas toujours été facile !). J’ai pris du recul pour mieux le regarder, puis je suis retournée le modeler, l’affiner, l’enrichir pour qu’il colle exactement à mes attentes. Je l’ai couvé en attendant qu’il trouve son éditeur. J’ai sauté de joie quand j’ai appris qu’il serait publié par la maison dont je rêvais. Et petit à petit, je l’ai laissé passer entre d’autres mains que les miennes… se faire beau pour mieux vous rencontrer. Et je suis très fière de vous annoncer qu’il sortira dans quelques jours et que vous pouvez d’ores et déjà le pré-commander en ligne ! Il s’appelle « Réinventer sa vie professionnelle… quand on vient de la commencer ». Il sortira le 7 décembre, aux éditions Eyrolles. Je l’ai écrit et illustré. Je suis remplie de sentiments contraires à l’idée de le voir naître : impatiente, un peu gênée (j’y ai mis tout mon coeur et je l’ai écrit avec mes tripes), mais surtout très excitée :)  Tadaaaam :

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De quoi parle t-il ? Voici un extrait de la quatrième de couverture …

Suis-je vraiment à ma place dans ce que je fais ?
Le job de mon boss ne me fait pas rêver… c est normal ?
Si je ne fais rien, est-ce que je vais passer à côté de moi-même ?
Si ces questions vous parlent, rassurez-vous, vous n êtes pas un cas isolé ! À l heure où tout le monde rêve de trouver du sens, la génération Y a elle aussi envie d accéder au kif professionnel. Pourtant repartir de zéro relève parfois du défi : tout plaquer, certes, mais pour faire quoi ? Avec quel argent ? Comment braver ses peurs et sauter le pas ? Parsemé de témoignages de vrais reconvertis, de conseils concrets, de tests ludiques et d exercices… ce livre vous accompagnera à chaque étape de votre reconversion.
Yes you can !

Vous l’aurez compris… c’est un guide de développement personnel ! Et il s’adresse à tous les vingtenaires / trentenaires qui aimeraient d’une façon ou d’une autre (re)mettre d’avantage d’eux-même dans leur job, pour s’y sentir (enfin) à leur place.

 

Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre sur la reconversion, destiné à la génération Y ?

C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Certains d’entre vous le savent déjà, je me suis moi-même reconvertie à 28 ans, en passant de l’univers du marketing à celui du coaching. Dit rapidement, comme ça, on a l’impression que ça c’est fait de façon totalement simple et fluide. En fait pas du tout. Ha ! Je vous ai bien eus.

Avant de trouver ce que je voulais « vraiment faire de ma vie » (aider les autres à trouver leur voie), j’ai d’abord raté ma première reconversion. Oops. J’ai quitté un CDI (oui je sais) qui ne me convenait pas, pour monter une boîte de maroquinerie avec une amie. En quittant le monde de l’entreprise pour reprendre ma liberté (n’ayons pas peur des mots), je me suis sentie très whaouh. Très licorne arc-en-ciel (hum ?!), en mode « ouais, moi je suis une néo-entrepreneuse », et toc ! Sauf qu’au bout de huit mois, je me sentais toujours à côté de mes pompes, et pas du tout dans ma « zone d’excellence » (#fail). Alors j’ai gentiment quitté ce projet en expliquant à mon amie que cette aventure n’était pas faite pour moi, et que je devais trouver ma (vraie) mission de vie. Et en licorne arc-en-ciel un peu déchue et claudiquante (et craintive de ce qu’on allait bien pouvoir penser de moi…), je suis rentrée à l’écurie pour faire un point avec moi-même.

J’étais zombie, perdue. J’avais besoin de me recentrer sur qui j’étais vraiment. Le hasard faisant bien les choses, j’ai rencontré une consultante dont le métier était justement d’aider les gens à identifier le job de leurs rêves, grâce à un super test : le STRONG® (oui, celui que je fais moi-même passer à mes clients maintenant, ha !). En attendant fébrilement mes résultats, j’ai entrepris de refaire un point complet sur mon parcours, et de rassembler tout ce que l’on avait bien pu dire de moi, de ma personnalité, de mes qualités : quand j’étais petite par le biais de mes parents, puis à l’école, au collège, au lycée, pendant mes stages, mes colonies de vacances, etc. J’ai repris mes bulletins, mes rapports de stages, mes appréciations. J’ai aussi essayé de comprendre ce qui m’avait plu / déplu dans mes différentes expériences professionnelles et personnelles, en termes de missions, de tâches, d’ambiances, d’univers. Objectif ultime : rassembler toutes les pièces éparpillées de moi-même, comme dans un grand puzzle, pour remettre les facettes ensemble et créer du lien. Et j’ai mis le doigt sur le fait que je n’étais sans doute pas totalement idiote, mais pas complètement faite pour les environnements dans lesquels j’avais évolué jusqu’à présent (sans blague). Ma petite voix me disait que mon truc à moi, finalement c’était peut-être plus le domaine des relations personnelles et de la littérature. Let’s see.

Le matin des résultats Strong, j’enfourche un Vélib’ (chose suffisamment rare pour être soulignée), et je me lance en direction du bureau de la consultante (situé au mois à 3 km). J’avais l’impression de pédaler vers mon destin. Truc de fou. Et là, mes intuitions se sont confirmée : j’étais effectivement faite pour des métiers d’accompagnement, et j’avais un profil bien plus artistique que je ne l’aurais initialement soupçonné. Ce jour-là, j’ai eu l’impression de me retrouver moi-même et de faire la paix avec toutes mes bizzareries. C’était magique. La suite, vous la connaissez, je suis devenue coach bien sûr. Mais le chemin n’a pas été aussi simple. Parce qu’en vrai, une reconversion professionnelle, c’est un parcours de longue haleine, semé de montagnes russes émotionnelles.

Et ça ressemble un peu à ça :

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Alors… que fait une nana qui aime bien les livres de développement personnel (oui, c’était déjà le cas avant !) quand elle se retrouve confrontée à la grande traversée du désert du néo-reconverti ? Elle va à la FNAC, pardi ! Sauf que là, je ne peux pas dire que j’ai été complètement satisfaite de ce que j’ai trouvé… Grosso modo, soit je tombais sur des livres destinés à quarantenaires / cinquantenaires, qui choisissent de se reconvertir après avoir eu une « vraie » première vie professionnelle (malheureusement pas mon cas, trop tôt !). Soit je tombais sur des ouvrages destinés à des lycéens qui cherchent vers quelles études s’orienter (euhhh trop tard !). Franchement, j’avais vraiment l’impression d’être un cas isolé avec ma problématique de « trentenaire qui se pose des questions sur son job alors qu’elle vient à peine de commencer » !
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Et pourtant… en partageant ma décision de reconversion autour de moi, avec des proches, des amis, des gens de mon âge en soirée, j’ai réalisé que j’étais loin d’être la seule à ne pas me sentir à ma place et à chercher davantage de sens. Des personnes dont j’étais peeeeersudée qu’elles étaient hyper épanouies dans leur job ont commencé à me demandé : « ah bon ? Tu as trouvé ce pour quoi tu étais vraiment faite ? Mais comment t’as fait ? T’as passé un test ? » Comme si leur faisait l’effet d’une révélation pour elles-mêmes.
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Chelou. En fait, mes confessions intimes (n’ayons pas peur des mots) généraient un effet « miroir » : j’avais l’impression que mon histoire réveillait des envies enfouies chez les autres, qui se demandaient à leur tour s’ils n’allaient pas tout envoyer valdinguer. Comme j’étais en plein dans mes études de coaching (#étudianteànouveau) et que je devais rendre un mémoire pour valider mon diplôme, j’ai eu envie de me pencher sur ce phénomène dont j’étais à la fois actrice et spectatrice : les « reconversions précoces ». J’ai adoré enquêter sur ce sujet, en comprendre les tenants et les aboutissants. Et surtout, découvrir comment le coaching peut aider des personnes de la génération Y qui choisissent de se reconvertir du jour au lendemain ! Mon mémoire a été très bien accueilli par le jury, alors j’ai eu envie d’aller plus loin. De partager les résultats de mes recherches, mais aussi mes méthodes de coaching, d’introspection, de reconversion, avec les gens de ma génération, parce qu’ils étaient les premiers concernés par le sujet ! La suite vous la connaissez : j’ai mis à profit mon expérience de reconvertie et de coach pour écrire ce livre. Je me suis basée sur mes recherches de mémoire, certes, mais j’ai écrit le bouquin en repartant de zéro, car le contexte et la cible n’étaient pas du tout les mêmes. J’y ai intégré mon histoire personnelle. J’ai également interrogé de vrais vingtenaires et trentenaires reconvertis pour comprendre leur parcours. J’ai parsemé le livre de leurs témoignages, leurs exemples, leurs fragments de vie. Parce que plus il y a d’histoires différentes, mieux on se projette. J’y ai inséré tous les exercices qui m’ont moi-même aidée à trouver mon chemin, et que j’utilise au quotidien avec mes clients. Et surtout, surtout, j’ai saupoudré mon livre d’humour, de dessins rigolos. Parce que c’est quand même plus sympa, non ? 😉
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Bref, ce livre, c’est un peu celui que j’aurais voulu trouver à la FNAC quand je me suis reconvertie à 28 ans… et j’espère sincèrement qu’il pourra vous aider, si vous êtes de près ou de loin concerné par ce thème ! Yes you can !
Je vous embrasse chaleureusement :)

 

 


"Foutez-vous la paix !" de Fabrice Midal - le livre anti-perfectionnisme

Perfectionniste, moi ??! Jamais ! Et pourtant…

Il y a quelques semaines de ça, un matin de Février,  je participe au petit déj d’un réseau de créativité que j’affectionne tout particulièrement : « Batterie Nouvelle ». Le thème du jour (même si je n’étais pas venue spécifiquement pour ça) me semble intéressant : le perfectionnisme. J’arrive légère comme une plume. Je me suis mise au yoga l’avant veille et je suis en mode total-namasté. L’intervenante du jour, une paysagiste passionnante et passionnée s’exprime sur son sujet, puis nous passons aux échanges entre les participants. Pour nous donner du grain à moudre, l’animatrice nous demande de réfléchir pendant cinq minutes à la création d’une liste : les 10 choses que je ferais si je ne devais pas les faire parfaitement.

Concentration. Après un bug de trois bonnes minutes, suivi d’un vide intersidéral, mon cerveau se remet en marche. Je trouve 6 choses, et pas des moindres. Ni plus ni moins mes 6 plus gros projets du moments, sur lesquels je gamberge tellement que j’avance au rythme d’un escargot. Zut, j’étais venue pour voir les copines du petit déj, pas pour me prendre la tête sur le thème du jour ! Moi qui pensais m’être sevrée du perfectionnisme… Raaaaa, non mais qu’il me colle celui-là ! Pire que le sparadrap du Capitaine !

 image du sparadrap

Après avoir fait le constat évident que je baigne encore et toujours dans le bain du perfectionnisme, me voilà donc repartie du petit déj bien décidée à lui faire sa peau (une bonne fois pour toutes). Mon arme fatale ? Le dernier opus de Fabrice Midal, Foutez-vous la paix, édité chez Flammarion, chaudement recommandé par l’une des participantes. Philosophe et écrivain, Fabrice Midal est apparemment l’un des principaux enseignants de la méditation en France. Très namasté tout ça. Quelques jours plus tard, je reçois le sésame ! Passée la petite déception du format (je m’attendais à un guide pratique, en fait c’est un essai philosophique – joies d’Amazon !), je me lance, et ça commence plutôt bien. L’intro dit :

« Depuis des années, je suis amené à animer des conférences et des séminaires dans des écoles, des entreprises, des hôpitaux. J’en ressors immanquablement avec le même constat : nous nous torturons à longueur de journée ».

Ha ! Bien dit !

Franchement, j’ai a-do-ré. Ce livre fait un bien fou. J’ai eu l’impression d’être sous Xanax pendant les 48 heures qui ont suivies. C’est libérateur, déculpabilisant, avec juste ce qu’il faut de provoc’. Le livre est construit sous la forme de 15 mini chapitres correspondants à des contre-injonctions / suggestions, du genre :

  • Cessez de vous comparer > soyez vous-même
  • Cessez d’avoir honte de vous > soyez vulnérable
  • Cessez de vous torturer > devenez votre meilleur ami
  • Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries
  • Cessez de rationaliser > laissez faire

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Allez, magnanime, je vous fais un petit résumé de celui qui correspond au perfectionnisme et qui s’intitule : « Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries »

Pour Fabrice Midal, notre quête de la perfection vient d’une origine très simple : nous refusons tout bonnement l’échec. Parce qu’enfants on ne nous a pas appris à le voir positivement, nous cultivons un sentiment de honte mêlé de culpabilité, lorsque nous y sommes confrontés. Et à grande échelle, cela devient donc culturel : « Notre obsession de la perfection nous amène à exercer à l’égard de nous-mêmes un harcèlement moral qui tomberait sous le coup de la loi si nous l’appliquions à l’encontre d’un tiers ! »

A force de nous auto-évaluer, de nous comparer aux autres et de nous auto-vérifier, on surenchérit en permanence car on considère que ce n’est jamais assez bien. Normal, on a créé une échelle au-delà de l’échelle. On peut donc passer beaucoup de temps à essayer de la dépasser puisqu’elle n’a pas de limite ! Et donc s’auto-détruire à petit feu …

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Ce que j’adore, dans son essai, c’est qu’il soulève cette contradiction si forte et si vraie : cette imperfection, que nous détestons pour nous-mêmes, nous l’admirons pourtant chez les autres. Exemple : « Etrangement, nous avons honte de pleurer en public, mais nous sommes néanmoins émus par ceux qui osent exprimer leurs émotions ». Pourquoi ? Parce que la fragilité d’une personne fait partie de sa beauté intérieure, parce qu’elle nous reconnecte à ce qu’il y a de plus vrai et de plus beau chez elle : son humanité. Faisant du même coup sauter tous les verrous de l’apparence et de la superficialité. Alors pourquoi ne pas porter le même regard sur nos propres faiblesses ? Tiens, c’est vrai ça. Je n’y avais pas pensé !

Pour Fabrice Midal, accepter l’imperfection et les intempéries c’est donc se rebrancher à cette source précieuse qu’est notre émotion, c’est embrasser notre fragilité. « C’est quand on est le plus à nu, le plus authentique, quand on ne triche plus, que l’on trouve la possibilité de rencontrer les autres pour de bon. » Et quand on y réfléchit bien, c’est précisément ce qui fait le succès du storytelling en marketing, en communication et en prise de parole en public.

Son conseil se résume donc à cette phrase simple et puissante : « Faites de votre mieux, à partir de ce que vous êtes ». 

Ce qui implique les réjouissances suivantes :

  • Acceptez de vivre, de vous réjouir de la vie et de vous enthousiasmer !
  • Acceptez de sortir de l’angoisse du « faire » pour passer dans le « faire », dans le « vivre »
  • Faites-vous confiance et riez de vous-même !
  • Foutez-vous la paix !

Et vous, sinon, quelles sont les 10 choses que vous feriez si vous ne deviez pas les faire parfaitement ?

Allez, namasté !

Marion

 


Les vacances : un moment idéal pour se reconnecter à soi !

Ca y est, l’été est enfin là !!

A vous les bains de soleil, la peau dorée, le farniente… les apéros prolongés. Le bonheur !! Les vacances vont être synonymes de lâcher-prise, de décontraction et de coolitude. Yeepee !!

C’est dans ces moments privilégiés et hors du temps qu’il nous est généralement donné de profiter d’une délicieuse reconnection à soi. Pourquoi donc?

D’abord, lorsque vous partez, vous coupez avec tout ce qui vous relie à votre quotidien. Aussi bien en terme d’environnement que de rythme de vie. Les choses ralentissent, et ça retombe. Pfiou. On n’a plus la vue troublée par le stress du quotidien, par les contingences matérielles, on n’est plus happé par les petites merdes à gérer. Bref, on y voit plus clair ! Vous vous souvenez de la jolie boule de neige à secouer que mamie ou tantine vous rapportait de voyage ? Et bah c’est tout pareil. Quand vous arrêtez d’être secoué de toutes parts, vous vous posez. « Vous redescendez d’un étage » comme dirait Gad ! Ca rafraîchit les idées, et ça fait drôlement du bien.

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Une fois arrivé, en trois jours vous êtes déconnecté. Et là, il se produit un truc merveilleux : vous prenez du recul. Sur vos dernières semaines, derniers mois, sur tout ce que vous avez vécu pendant cette année qui vient de s’écouler : les hauts, les bas, les moments d’épanouissement, d’euphorie, les périodes de doute. Vous prenez du recul sur vos réalisations, aussi. Personnelles et professionnelles. En fait vous prenez de la hauteur, vous adoptez une vue d’ensemble.

Et alors se mettent à se dégager des évidences : ce qui va, ce qui ne va pas, les choses dont vous avez besoin et que vous aimeriez davantage prendre le temps de faire, les activités / pensées toxiques qui vous polluent et dont vous envisagez de vous débarrasser… Bref, vous vous recentrez sur vos besoins, sur ce qui fait sens pour vous.

Vos vacances sont le meilleur moment pour déconnecter du monde et vous reconnecter à vous-même. Laissez vous porter et surtout écoutez toutes vos envies et notez les soigneusement dans un coin de votre tête pour la rentrée : ce sont toutes ces choses là qui sont importantes pour vous ! Ressourcez-vous pour mettre en place tout ce qui vous anime lorsque se profilera la rentrée : petits et grands changements, évolutions professionnelles, décisions de vie, etc.

Les vacances vous offrent une parenthèse dorée pour repenser vos priorités de vie et votre définition personnelle du bonheur.

Alors profitez-en bien !!

Très bel été à tous :)

Marion


Savoir dire "non", c'est se dire oui à soi-même

Pendant longtemps, je n’ai pas su dire « non ». Je me souviens de ce poste occupé avec une boss tyrannique que je détestais. Elle me faisait tourner en bourrique sur tout, me faisant faire et défaire, puis refaire et redéfaire ce que je venais de faire… Je perdais complètement mes moyens devant son espèce de suprématie volée. Et surtout, je m’en voulais de subir cette situation sans rien dire. Un jour, elle m’a violemment accusée de quelque chose que je n’avais pas fait. Alors là, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Estomaquée par tant d’injustice, c’était plus fort que moi. J’ai poussé une gueulante : « NON, je ne suis pas d’accord !! ». Je crois bien que c’était la première fois que je disais « non » à un de mes boss. D’ailleurs, j’en tremblais. Elle était médusée, scotchée, calmée. Et moi, soulagée d’avoir réparé l’injustice. Ce jour-là, j’ai enfin posé des limites. Mieux vaut tard que jamais ! J’ai compris qu’en lui disant « non », je m’étais respectée et que je l’avais elle aussi amenée à enfin me respecter.

Dire « oui » sans conviction et à contre-coeur engendre une amas énorme de frustrations totalement toxiques pour soi et pour sa relation avec les autres. Ça biaise complètement les choses, puisque la personne à qui vous dites « oui » a l’impression que vous êtes « ok«  avec la situation ou la demande, alors qu’en réalité ça n’est pas du tout le cas. En cédant sur tous les points, vous finissez par vous perdre complètement de vue, ainsi que vos besoins personnels. Et vous prenez le risque non négligeable de donner un pouvoir illimité aux autres.

Ça commence par des petites choses. Il est 17 heures. Vous parvenez tant bien que mal à terminer ce foutu dossier qu’on vous a confié, jonglant entre vos emails urgents, les coups de fils incessants et les interruptions multiples de vos collègues pour raison x / y, plus ou moins utiles. Vous réjouissant de cette fin de journée, vous commencez un peu à décompresser à la perspective de votre soirée tranquilou bilou. D’un coup, voilà votre boss qui débarque sens-dessus-dessous et vous conjure de l’aider à faire de toute urgence ce truc dont il a absoooolument besoin pour demain matin. Vous seul pouvez le sauver, vraiment.

Combien de fois vous êtes-vous déjà retrouvé dans ce cas de figure ? Ou si vous êtes à votre compte, combien de fois avez-vous déjà dit « oui » à un client qui vous demandait l’impossible, parce que vous aviez le sentiment de ne pas avoir le choix ?

Et là je ne parle bien entendu que du domaine pro. Et dans le perso ? Parlons-en du perso ! Combien de fois avez-vous accepté de rendre service à untel ou unetelle parce que vous n’osiez pas refuser… Parents, tantines, copains, copines, grand-parents. Tout en pensant bien bas mais très fort dans votre tête au célèbre dicton : « trop bon, trop con…! » On aimerait parfois pouvoir refuser la demande d’un proche qui nous demande quelque chose que l’on n’a pas nécessairement le temps, l’envie ou la possibilité de faire… mais c’est compliqué. Comment il (ou elle) le prendrait ?!

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Rassurez-vous, dire « non » est perçu pour une grande partie de la population comme l’un des trucs les plus difficiles à faire.

 

Pourquoi donc ? Analyse d’un syndrome.

Petits, on nous a appris l’équation suivante : dire oui = être poli ; dire non = être insolent. Bon, déjà ça commençait assez mal. Ceux qui ont dit « non » et qui se sont pris des torgnoles pourront en témoigner. En gros, la marche à suivre pour rentrer dans les rangs, c’était de dire « oui » à ce que l’on nous demandait, de suivre les règles et d’obéir. Seule cette conduite nous faisait accéder à la sacro-sainte reconnaissance positive de nos bien-aimés parents, de nos profs, enfin du monde des adultes quoi. On pourrait presque s’arrêter là dans l’explication… Puisqu’on nous a conditionnés à ne pas être autorisés à dire « non » !

Devenus adultes, ça se complexifie. Souvent, quand on n’ose pas dire « non », on dit « oui » parce qu’on a (au choix) :

  • Peur d’être jugé, en pensant différemment des autres
  • Peur de blesser, parce que quand même, ce n’est pas très agréable de recevoir un « non »
  • Peur d’exprimer ses besoins, généralement différents de ceux des autres
  • Peur de décevoir, parce qu’on ne peut pas / veut pas faire ce qu’on nous demande
  • Peur des conflits, parce qu’on pense que dire « non », c’est tenir tête
  • Peur de se mettre en danger, notamment dans le milieu professionnel : « si je dis non, mon boss ou mon client va moins m’aimer, il va avoir une mauvaise image de moi, je vais être sur la sellette, je vais peut-être même me faire virer, qui sait »
  • Peur d’altérer son image, d’être « moins aimé », voire d’être rejeté
  • Besoin de se rendre indispensable

Ne nous méprenons pas. Ces peurs correspondent à des besoins qui sont des besoins positifs, ils partent d’une bonne intention : celle d’être apprécié des autres, d’aider un ami / un parent / un boss / un collègue, de vouloir avoir de bonnes relations, de se sentir utile et valorisé, de se sentir en sécurité, aimé, etc. Le hic, c’est quand ces besoins là (qui sont des besoins qui vous relient aux autres) écrasent littéralement une petite voix en vous. Celle qui aimerait vraiment, vraiment beaucoup dire « non » parce qu’elle aussi, elle en a vraiment besoin, pour des raisons qui lui sont personnelles.

 

Pourquoi est-ce si important, de « dire non » ?

Apprendre à dire non, c’est apprendre à se respecter, à respecter ses besoins. C’est aussi amener les autres à respecter nos besoins, et donc à nous respecter tout court.

« N’essaie pas de plaire à tout le monde, ou bien tu perdras le respect de tous. « 

Paulo Coelho

Dire « non » c’est vous donner l’opportunité de :

  • Vous affirmer, augmenter votre charisme
  • Etre en accord avec vous-même : quand vous prononcez un « oui », c’est un vrai « oui ». Quand vous prononcez un « non », c’est un vrai « non ». Simple comme bonjour, et pourtant… loin d’être universel !
  • Poser vos limites et vous faire respecter
  • Exprimer vos convictions personnelles, respecter vos valeurs, être dans votre intégrité
  • Simplifier vos relations avec les autres, c’est peu dire !
  • Augmenter votre confiance en vous

Et en plus, professionnellement cela vous permet de :

  • Gagner du temps dans votre travail
  • Etre plus fiable, plus crédible aux yeux des autres : vous connaissez vos priorités et vous les respectez. Si vous savez que ce n’est pas réaliste pour vous de prendre ce dossier compte tenu de votre dose de travail, vous savez défendre vos priorités

 

Oui, mais…

Je vous vois venir : « Dire non dans la vie de tous les jours, d’accord… Mais comment dire non à mon boss, c’est impossible, je n’ai pas le droit ! »

Au mois de Mars, j’ai coaché une équipe Marketing d’une vingtaine de personnes sur ce thème : Apprendre à dire non. Lorsqu’ils ont appris qu’ils allaient suivre cette formation ET qu’elle était organisée par leur boss, ils étaient un peu scotchés. Certains membres de l’équipe lui ont demandé : « Mais tu n’as pas peur qu’on te dise tout le temps « non » après ça ?!! ». Avec un sourire en coin, elle leur a répondu : « Au contraire, je pense que vous allez me dire « oui » plus souvent ». Et elle avait tout à fait raison. Parce que dire « non », ce n’est pas poser un « non » sec, inutile, stérile… et inenvisageable quand on travaille pour quelqu’un ! Dire « non », c’est apprendre à exposer ses priorités, faire comprendre ses besoins, à négocier des délais, des conditions avec les autres. C’est être force de proposition, prendre les choses en main, ne pas subir mais devenir acteur. Goodbye, Caliméro ! Vous pouvez donc apprendre à dire non dans votre vie perso ET dans votre vie pro.

 

Si vous avez envie d’aller plus loin…

J’organise une journée Apprendre à dire non le vendredi 10 Juin ! Vous y apprendrez des techniques pour dire « non » de façon entendable, en gardant de bonnes relations et une bonne image auprès des autres. Si vous êtes intéressé(e) ou si vous pensez que cela pourrait intéresser quelqu’un que vous connaissez, toutes les infos sont ici ! (programme, tarifs, lieu, horaires). Nous serons dans un super endroit, lumineux et design :)

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Et si vous avez envie de travailler sur ce sujet en coaching individuel, n’hésitez pas à me contacter : contact@marionlfd-coaching.com

Je vous souhaite un excellent weekend !

M

 


S'accrocher à ses rêves

J’ai toujours adoré me plonger dans les histoire de vies. Je suis fan des biopics, des reportages et autres documentaires retraçant le parcours de personnages célèbres. Dévoilant à la fois leur part d’ombre, le travail derrière les paillettes, les début difficiles, l’influence des proches, et tout ce qui accompagne la vie d’un génie créatif. Et même si je m’intéresse énormément au destin des grands de ce monde (politiques et autres), je suis aussi une énooorme fan des chanteurs des années 70-80 (patatra). Pour tout vous dire : Claude François, Michel Berger et Jean-Jacques Goldman figurent au top 10 de mon panthéon musical. Voilà, c’est dit.

Bref, revenons à nos moutons. Quel lien avec le coaching ?

Eh bien justement, un lien très fort. Alors que je regardais l’autre jour une émission sur Daniel Balavoine (n’allez pas non plus croire que je passe ma vie à ça, quoi que), j’ai réalisé à quel point tous ces artistes, malgré les critiques affrontées à leurs débuts, les désillusions rencontrées, les occasions ratées, s’étaient accrochés à leurs rêves. Balavoine, pour ne citer que lui, a débarqué dans l’univers musical des années 70 avec une voix méga aigüe et un look de rebelle mal peigné, pas hyper beau gosse, à une époque où les têtes d’affiches faisaient fondre toutes les minettes : Johnny Hallyday, Claude François, Mike Brant. Il était en total décalage avec la mode de l’époque, et refusait farouchement de s’y conformer. Alors qu’il fallait faire du disco pour vendre des disques, il voulait être un chanteur engagé avec des paroles qui portaient un idéal.

Bon, on ne va pas parler de Daniel pendant 1 heure. Mais ce que je cherche à vous dire, c’est que tous les grands de ce monde (chanteurs, acteurs, politiques, whatever) , sont arrivés avec un style, un positionnement, des idées, des convictions qui ont surpris, parfois, et bousculé, souvent. Ils avaient une vision qui leur était propre. Et ils s’y sont tenus. Ils ont parfois mis du temps à convaincre, parce qu’ils étaient différents, précurseurs, parce qu’ils osaient ce que les autres n’avaient encore jamais fait. Puis quelqu’un a perçu la petite étoile qui brillait en eux, qui les rendait uniques, et la vie leur a offert une chance.

Les rêves mettent plus ou moins de temps à se réaliser. Certaines personnes ont un objectif bien précis dans leur tête. D’autres savent d’instinct où est leur place, mais ne savent pas forcément l’exprimer avec exactitude. Il arrive aussi que l’on ne soit pas immédiatement compris par les autres. Confronter ses rêves à la réalité, c’est parfois se sentir à côté de la plaque, incompris. Et pourtant, chacun, à son rythme, trouve à moment donné un écho à sa vision. Même si c’est plus facile à dire qu’à faire, il faut s’accrocher soigneusement à chacun de ses rêves.

Petits, nous avons consciencieusement franchi des étapes qui pouvaient sembler des Everest : marcher, parler, écrire, lire, devenir autonomes. Blindés de motivation, pas un seul instant nous n’avons douté de nos capacités à atteindre le sommet. Et pourtant, combien de fois sommes-nous tombés ?! Mais nous l’avons fait. Tout était possible.

Si nous portons ce regard-là sur nos rêves, alors tout DEVIENT possible. Allons puiser au plus profond de nous cette curiosité, cet entrain, cette détermination à toute épreuve ! Pour réaliser un à un nos projets, nos rêves, nos idéaux … et atteindre notre Everest personnel ! Dépassons les peurs, les doutes, les critiques, parce que si ces rêves nous portent autant, c’est qu’ils ont toutes les chances de trouver une résonance chez d’autres !

En fait, la raison pour laquelle j’aime tant toutes ces histoires de vies c’est parce qu’elles dévoilent la part d’humanité de chacun. On est tous confrontés à des difficultés sur notre chemin, qu’elles viennent de l’extérieur ou de nous-mêmes. Quand on voit les réussites des autres, on pense toujours qu’elles se sont faites en un claquement de doigts. C’est vrai, c’est ce à quoi ça ressemble vu de l’extérieur … Et pourtant !

 

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Alors, chacun à notre mesure, allons au bout de nos rêves.

Parce qu’une fois que l’on sait que toutes les merdes difficultés rencontrées font partie du parcours vers le succès, alors plus rien ne peut nous arrêter !

Bon weekend !

PS/ Allez visiter la page « Ateliers », il y a du nouveau pour Mars !

 

 

 

Photo 1 / Pexels.com – Photo 2 / Blog.zerodean.com


Vivre

Depuis Vendredi soir, mes mots ont pris la poudre d’escampette. Ils craignaient d’être maladroits, déplacés, excessifs ou justement trop faibles.

Et puis j’ai lu, j’ai vu, j’ai écouté. Les témoignages poignants, les messages d’amour, les soubresauts d’espoir, la dignité des familles touchées. Un petit garçon aux côtés de son papa, qui a répété que les fleurs et les bougies, c’était fait pour nous protéger. Une mamie extra qui a dit « aimez-vous les uns les autres, et zut aux barbares ». Un jeune musulman qui a ouvert ses bras aux passants, contre l’islamophobie, le temps d’un câlin. J’ai vu dans mon pays que je chéris tant, une onde de tolérance, de paix, de pudeur et d’unité.

Pur produit de la génération Facebook, j’ai été scotchée aux réseaux sociaux depuis Vendredi. Non-stop. En temps réel, j’ai suivi avec angoisse les avis de recherche lancés par les proches. J’ai vu défiler les visages de dizaines de jeunes. Des « comme moi », des « comme nous ». Des jeunes géniaux, qui avaient des projets plein la tête, des voyages en perspective et des rêves à réaliser. Des filles et des garçons brillants, passionnés, inventifs, épanouis. Coupés net dans leur élan.

La fugacité. La fugacité de la vie, la fugacité des choses, c’est le premier sentiment qui m’est venu. La vie qui ne tient qu’à un fil. La vulnérabilité de chacun. Cette amie qui était au Bataclan, la veille. Cette autre amie qui habite à deux pas de la rue de Charonne.

Alors les mots sont revenus. Confucius disait « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une ». Tristement, ce sont des événements comme celui-là qui nous le rappellent. Quelques siècles plus tard, Steve Jobs prononçait les mots suivants lors de son discours à Stanford : « Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur ».

Aussi crus qu’ils puissent paraître, ces mots nous raccrochent à la vie. A ce que nous sommes. A la responsabilité que nous avons de notre propre bonheur. La vie ce n’est pas demain, ni après-demain. La vie c’est aujourd’hui.

Aujourd’hui justement, c’est un pays entier qui se raccroche à la vie. A sa culture, à sa joie de vivre, à tout ce qui le compose. Parce que la liberté coule dans notre sang, la seule réponse qui me vient aux infamies qui ont été commises, c’est de VIVRE. Vivre encore plus. Vivre follement. Par loyauté envers les victimes. Pour prouver à ces barbares qu’ils ne nous auront pas. Et pour nous. Pour faire de nos vies ce dont nous rêvons qu’elles soient.

Accrochons-nous à la vie, à nos vies. Accrochons-nous à nos rêves, à nos projets, à nos envies. Vibrons, débordons d’énergie, dévorons l’existence. Si vous l’acceptez, je vous propose un premier pas. Prenez :

  • 1 papier
  • 1 stylo
  • 3 minutes

Et listez toutes les choses que vous voudriez absolument faire avant de mourir. « Things I’d like to do before I die ». L’intitulé n’est pas très réjouissant, je vous l’accorde. Mais l’effet est invariable. Vous pouvez lister 10, 20, 30 ou 50 choses que vous voulez faire avant de mourir, peu importe. Notez tout ce qui vous vient. Notez uniquement des choses qui dépendent de vous. Des trucs les plus petits, les plus accessibles, aux rêves les plus grandioses. Et commencez à honorer vos idées, vos délires, vos ambitions. Un par un, une par une.

Gardez précieusement votre liste. Soyez fidèles à vos envies, à vos rêves. Commencez dès aujourd’hui à les réaliser. Voyagez, planifiez, créez, entreprenez, osez, construisez. Demain n’attend pas. Life is now. VIVEZ.

Avec tout mon amour,

Marion

Photo / Pexels

 

 


L’entreprise peut-elle vraiment ignorer les individualités qui la composent ?!

Faites entrer l’accusé !! Bon, ça ne m’arrive pas souvent de faire des billets-coup-de-gueule, mais là je dois reconnaître que c’est nécessaire ! Que je vous raconte… Tout a commencé ce matin avec un atelier organisé par le service du Développement Économique d’une ville voisine de la mienne. Ateliers que j’affectionne tout particulièrement d’ailleurs, au point de m’y rendre chaque mois. Le thème du jour laissait présager d’un article bien sympathique sur ce blog : « Comprendre et répondre aux besoins de reconnaissance professionnelle ». La reconnaissance, c’est un vrai sujet, n’est-ce pas ? Mais du coup tant pis, ça fera l’objet d’un prochain post. Ben oui, parce que la séance a tourné au débat en mode cage aux lions autour d’un thème crucial : l’entreprise est-elle là uniquement pour faire du résultat ou également pour considérer ses employés en tant qu’individus à part entière ?

C’est parti en vrille au moment où la conférencière à enchaîné un certain nombre de préceptes sur la reconnaissance des managers. Souhaitant (j’imagine) défendre l’idée d’une séparation des domaines pro et perso, nous avons eu droit à un somptueux : « dans l’entreprise, on est pas une personne, on est une fonction »…(!!) Immédiatement illustré d’un argument totalement hors-contexte : « vous savez, moi je connais des grands patrons qui une fois rentrés chez eux se comportent comme des petits garçons devant leur femme ».

Puis, devant les oh et les ah de certains participants lui reprochant un discours quelque peu dépassé, et peu aligné sur l’orientation des nouvelles générations, voilà notre intervenante qui s’enfonce : « oh vous savez, la génération Y, elle n’a pas de scrupules, elle est sans pitié dans l’entreprise »… (soupir). Bon ok… par où je commence ?

Il semblerait qu’il existe encore des personnes pensant que le seul et unique objectif d’une entreprise soit de créer du résultat. Ne prenant pas un seul instant en compte ses salariés en tant qu’individus, ayant une vie pro ET perso. Ah c’est sûr qu’à les écouter, on avait l’impression d’être une bande de joyeux drilles mi-soixante huitards / mi-bisounours, en quête d’un idéal philanthropique. Mais franchement, il est où le juste milieu là-dedans ?

Bien sûr qu’une entreprise est là pour faire du résultat. Mais qui est-ce qui le fait, ce résultat ? Ce sont les Hommes, avec un grand H. Alors il faut bien mettre les hommes au service du résultat, non ? Des collaborateurs épanouis, heureux, trouvant du sens à leur travail, ne sont-ils pas plus bénéfiques à l’entreprise que des petits soldats mettant de côté toute leur humanité pour qu’elle ne dérange personne ? Allô…?? Les temps modernes sont révolus !!

J’ose croire qu’aujourd’hui les dirigeants considèrent leurs collaborateurs comme des personnes à part entière, et pas simplement comme des « fonctions ». Chacun de nous est unique. Chacun de nous a une personnalité, des passions, des talents qui font sa richesse. Et c’est bel et bien la prise en compte de cette singularité qui permettra aux entreprises de tirer le meilleur parti de leurs ressources humaines. Au service … de leur résultat.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Photo / Lafauteauxjouets.fr


Toutes les nuances de sourires

Me revoilà ! J’ai été absente de mon blog ces derniers jours, mais j’avoue que les événements de la rentrée m’avaient quelque peu coupé l’envie d’écrire. Et puis à cela a succédé la reprise de mes formations et le tourbillon de travail qui l’accompagne ! En tout cas, je suis contente de vous retrouver, et j’espère que vous allez bien :)

En rentrant de vacances j’ai eu très envie de partager avec vous mes souvenirs de voyage. Certains d’entre vous connaissent ma passion pour l’Asie. Bizarrement, nos pérégrinations nous ont déjà mené dans plusieurs pays là-bas, mais nous n’avions encore jamais visité l’un des plus touristiques : la Thaïlande !

A Bangkok, nous avons été étourdis par les couleurs éclatantes, les parfums envoûtants… les embouteillages omniprésents (oui oui, aussi !). Mais je dois dire que je retiens une chose en particulier : le sourire thaïlandais.

Je revois encore les visages éclairés des personnes dont nous avons croisé le chemin, lançant un « Sawat dii khrap ! » (bonjour en thaï), avec tout le bonheur du monde dans les yeux. Et ce aussi bien dans le fin fond de la jungle bangkokienne, dans les bidonvilles que dans les restos chics.

Et puis en rentrant je me suis renseignée, et j’ai appris que le sourire thaï n’avait pas la même signification que le sourire occidental. Le sourire, en Thaïlande, est en fait un deuxième langage, et le « Dictionnaire de l’Institut Royal Thaïlandais » définit 18 sourires différents selon les expressions de la bouche, des yeux, des sourcils et du nez. Dingue non?

On aurait donc :

– Yim Chaeng : un grand sourire
– Yim Chuean : un sourire penaud
– Yim Duai Pak Thak Duai Ta : sourire avec la bouche, mépriser avec les yeux
– Yim Haeng : un sourire sec
– Yim Koe :  un sourire amical non reconnu ou non renvoyé
– Yim Krim : un sourire qui exprime la satisfaction
– Yim Noy Yim Yai : un sourire joyeux
– Yim Paen : un grand sourire
– Yim Sao Sao : un sourire triste
– Yim Su : un sourire encourageant
– Yim Tae : un sourire épanoui
– Yim Wan : un sourire doux
– Yim Yae : un sourire honteux
– Yim Yaem : une personne souriante et encourageante
– Yim Yè :  un sourire bête
– Yim Yi Yuan : un sourire provocant
– Yim Yo : un sourire dédaigneux
– Yim Yong : un sourire contenu

Bon, au vu de cette liste il est fort probable que l’on ait été pris pour des idiots pendant notre voyage, mais rassurez-vous, cela n’a en rien terni mes souvenirs…!

Apparemment il faudrait être né et avoir grandi dans ce pays pour prétendre maîtriser toutes les subtilités de ce second langage.

Ce qui est amusant (et déroutant) pour un occidental, c’est que généralement (j’insiste sur le « généralement »…) nous arrivons à discerner une émotion derrière une expression faciale. Or là-bas, nous perdons tous nos repères. Certains touristes sont gênés par le fait de ne pas savoir à quoi s’en tenir et tombent un peu dans la parano à force de se méfier de tout le monde.

Dans l’absolu, moi j’ai trouvé ça plutôt agréable pour les yeux et encourageant pour le cœur de voir toutes ces personnes sourire à longueur de temps ! D’ailleurs j’ai décidé (en remettant les pieds à Roissy…?) d’inscrire le sourire thaï dans mon inconscient pour le faire travailler dans mes moments Calimero.

Allez, bonne nuit mes Loulous !

Photo / Damnoen Saduak floating market, Thaïlande, Janvier 2015


Soyez pétillants !

Soyez pétillants, inspirés, bienveillants et uniques !

Je vous souhaite une fabuleuse année 2015 ! Qu’elle vous conduise à la réalisation de tous vos projets, envies, rêves, qu’ils soient petits pas ou grandes victoires ! Qu’elle soit riche en surprises, rencontres, tendres moments et pleine de sens. The best is yet to come !

Et surtout, surtout, que la bienveillance vous accompagne tout au long de ces 12 mois ! Il y a quelques temps, alors que je me morfondais devant l’immensité de l’objectif que je souhaitais atteindre, une personne bien avisée m’a dit « La seule façon de manger un éléphant, c’est de le manger par morceaux. » Mmmhhhhh. A méditer pour ceux qui souhaiteraient honorer leurs résolutions 2015… à commencer par moi !

Et comme le disait le grand poète… Robert Nesta Marley :

Here’s a little song I wrote
You might want to sing it note for note
Don’t worry be happy
In every life we have some trouble
When you worry you make it double
Don’t worry, be happy (…)

Cause when you worry
Your face will frown
And that will bring everybody down
So don’t worry, be happy

Je profite de ce post pour vous remercier de votre soutien et de vos petits mots, vos suggestions, vos feedbacks, ils me remplissent de joie et me donnent des ailes !

Je vous embrasse,

Marion

Photo – Messagesquotes.com