Mais au fait, pourquoi ce livre ?

Épars. Oui, voilà, comment je qualifierais la présence de billets sur ce blog depuis quelques mois. Sporadique, disséminée, dispersée. Et pour cause mes petits chéris … pendant tout ce temps, j’en ai écrit des lignes. Mais pas ici. Parce que je vous ai préparé une surprise de taille…. (roulement de tambours)…. un LIVRE !

Voilà pratiquement deux ans que ce projet a émergé dans un coin de ma tête. D’abord je l’ai imaginé. Cette envie d’écrire, je la porte au fond de moi depuis que je suis petite, comme un rêve. Mais bon, il m’a fallu une bonne dose d’audace pour m’autoriser à me sentir légitime sur ce projet d’auteur. Une fois passée cette étape, j’ai enquêté, approfondi mon sujet, bûché pour donner forme au manuscrit (ça n’a pas toujours été facile !). J’ai pris du recul pour mieux le regarder, puis je suis retournée le modeler, l’affiner, l’enrichir pour qu’il colle exactement à mes attentes. Je l’ai couvé en attendant qu’il trouve son éditeur. J’ai sauté de joie quand j’ai appris qu’il serait publié par la maison dont je rêvais. Et petit à petit, je l’ai laissé passer entre d’autres mains que les miennes… se faire beau pour mieux vous rencontrer. Et je suis très fière de vous annoncer qu’il sortira dans quelques jours et que vous pouvez d’ores et déjà le pré-commander en ligne ! Il s’appelle « Réinventer sa vie professionnelle… quand on vient de la commencer ». Il sortira le 7 décembre, aux éditions Eyrolles. Je l’ai écrit et illustré. Je suis remplie de sentiments contraires à l’idée de le voir naître : impatiente, un peu gênée (j’y ai mis tout mon coeur et je l’ai écrit avec mes tripes), mais surtout très excitée :)  Tadaaaam :

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De quoi parle t-il ? Voici un extrait de la quatrième de couverture …

Suis-je vraiment à ma place dans ce que je fais ?
Le job de mon boss ne me fait pas rêver… c est normal ?
Si je ne fais rien, est-ce que je vais passer à côté de moi-même ?
Si ces questions vous parlent, rassurez-vous, vous n êtes pas un cas isolé ! À l heure où tout le monde rêve de trouver du sens, la génération Y a elle aussi envie d accéder au kif professionnel. Pourtant repartir de zéro relève parfois du défi : tout plaquer, certes, mais pour faire quoi ? Avec quel argent ? Comment braver ses peurs et sauter le pas ? Parsemé de témoignages de vrais reconvertis, de conseils concrets, de tests ludiques et d exercices… ce livre vous accompagnera à chaque étape de votre reconversion.
Yes you can !

Vous l’aurez compris… c’est un guide de développement personnel ! Et il s’adresse à tous les vingtenaires / trentenaires qui aimeraient d’une façon ou d’une autre (re)mettre d’avantage d’eux-même dans leur job, pour s’y sentir (enfin) à leur place.

 

Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre sur la reconversion, destiné à la génération Y ?

C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Certains d’entre vous le savent déjà, je me suis moi-même reconvertie à 28 ans, en passant de l’univers du marketing à celui du coaching. Dit rapidement, comme ça, on a l’impression que ça c’est fait de façon totalement simple et fluide. En fait pas du tout. Ha ! Je vous ai bien eus.

Avant de trouver ce que je voulais « vraiment faire de ma vie » (aider les autres à trouver leur voie), j’ai d’abord raté ma première reconversion. Oops. J’ai quitté un CDI (oui je sais) qui ne me convenait pas, pour monter une boîte de maroquinerie avec une amie. En quittant le monde de l’entreprise pour reprendre ma liberté (n’ayons pas peur des mots), je me suis sentie très whaouh. Très licorne arc-en-ciel (hum ?!), en mode « ouais, moi je suis une néo-entrepreneuse », et toc ! Sauf qu’au bout de huit mois, je me sentais toujours à côté de mes pompes, et pas du tout dans ma « zone d’excellence » (#fail). Alors j’ai gentiment quitté ce projet en expliquant à mon amie que cette aventure n’était pas faite pour moi, et que je devais trouver ma (vraie) mission de vie. Et en licorne arc-en-ciel un peu déchue et claudiquante (et craintive de ce qu’on allait bien pouvoir penser de moi…), je suis rentrée à l’écurie pour faire un point avec moi-même.

J’étais zombie, perdue. J’avais besoin de me recentrer sur qui j’étais vraiment. Le hasard faisant bien les choses, j’ai rencontré une consultante dont le métier était justement d’aider les gens à identifier le job de leurs rêves, grâce à un super test : le STRONG® (oui, celui que je fais moi-même passer à mes clients maintenant, ha !). En attendant fébrilement mes résultats, j’ai entrepris de refaire un point complet sur mon parcours, et de rassembler tout ce que l’on avait bien pu dire de moi, de ma personnalité, de mes qualités : quand j’étais petite par le biais de mes parents, puis à l’école, au collège, au lycée, pendant mes stages, mes colonies de vacances, etc. J’ai repris mes bulletins, mes rapports de stages, mes appréciations. J’ai aussi essayé de comprendre ce qui m’avait plu / déplu dans mes différentes expériences professionnelles et personnelles, en termes de missions, de tâches, d’ambiances, d’univers. Objectif ultime : rassembler toutes les pièces éparpillées de moi-même, comme dans un grand puzzle, pour remettre les facettes ensemble et créer du lien. Et j’ai mis le doigt sur le fait que je n’étais sans doute pas totalement idiote, mais pas complètement faite pour les environnements dans lesquels j’avais évolué jusqu’à présent (sans blague). Ma petite voix me disait que mon truc à moi, finalement c’était peut-être plus le domaine des relations personnelles et de la littérature. Let’s see.

Le matin des résultats Strong, j’enfourche un Vélib’ (chose suffisamment rare pour être soulignée), et je me lance en direction du bureau de la consultante (situé au mois à 3 km). J’avais l’impression de pédaler vers mon destin. Truc de fou. Et là, mes intuitions se sont confirmée : j’étais effectivement faite pour des métiers d’accompagnement, et j’avais un profil bien plus artistique que je ne l’aurais initialement soupçonné. Ce jour-là, j’ai eu l’impression de me retrouver moi-même et de faire la paix avec toutes mes bizzareries. C’était magique. La suite, vous la connaissez, je suis devenue coach bien sûr. Mais le chemin n’a pas été aussi simple. Parce qu’en vrai, une reconversion professionnelle, c’est un parcours de longue haleine, semé de montagnes russes émotionnelles.

Et ça ressemble un peu à ça :

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Alors… que fait une nana qui aime bien les livres de développement personnel (oui, c’était déjà le cas avant !) quand elle se retrouve confrontée à la grande traversée du désert du néo-reconverti ? Elle va à la FNAC, pardi ! Sauf que là, je ne peux pas dire que j’ai été complètement satisfaite de ce que j’ai trouvé… Grosso modo, soit je tombais sur des livres destinés à quarantenaires / cinquantenaires, qui choisissent de se reconvertir après avoir eu une « vraie » première vie professionnelle (malheureusement pas mon cas, trop tôt !). Soit je tombais sur des ouvrages destinés à des lycéens qui cherchent vers quelles études s’orienter (euhhh trop tard !). Franchement, j’avais vraiment l’impression d’être un cas isolé avec ma problématique de « trentenaire qui se pose des questions sur son job alors qu’elle vient à peine de commencer » !
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Et pourtant… en partageant ma décision de reconversion autour de moi, avec des proches, des amis, des gens de mon âge en soirée, j’ai réalisé que j’étais loin d’être la seule à ne pas me sentir à ma place et à chercher davantage de sens. Des personnes dont j’étais peeeeersudée qu’elles étaient hyper épanouies dans leur job ont commencé à me demandé : « ah bon ? Tu as trouvé ce pour quoi tu étais vraiment faite ? Mais comment t’as fait ? T’as passé un test ? » Comme si leur faisait l’effet d’une révélation pour elles-mêmes.
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Chelou. En fait, mes confessions intimes (n’ayons pas peur des mots) généraient un effet « miroir » : j’avais l’impression que mon histoire réveillait des envies enfouies chez les autres, qui se demandaient à leur tour s’ils n’allaient pas tout envoyer valdinguer. Comme j’étais en plein dans mes études de coaching (#étudianteànouveau) et que je devais rendre un mémoire pour valider mon diplôme, j’ai eu envie de me pencher sur ce phénomène dont j’étais à la fois actrice et spectatrice : les « reconversions précoces ». J’ai adoré enquêter sur ce sujet, en comprendre les tenants et les aboutissants. Et surtout, découvrir comment le coaching peut aider des personnes de la génération Y qui choisissent de se reconvertir du jour au lendemain ! Mon mémoire a été très bien accueilli par le jury, alors j’ai eu envie d’aller plus loin. De partager les résultats de mes recherches, mais aussi mes méthodes de coaching, d’introspection, de reconversion, avec les gens de ma génération, parce qu’ils étaient les premiers concernés par le sujet ! La suite vous la connaissez : j’ai mis à profit mon expérience de reconvertie et de coach pour écrire ce livre. Je me suis basée sur mes recherches de mémoire, certes, mais j’ai écrit le bouquin en repartant de zéro, car le contexte et la cible n’étaient pas du tout les mêmes. J’y ai intégré mon histoire personnelle. J’ai également interrogé de vrais vingtenaires et trentenaires reconvertis pour comprendre leur parcours. J’ai parsemé le livre de leurs témoignages, leurs exemples, leurs fragments de vie. Parce que plus il y a d’histoires différentes, mieux on se projette. J’y ai inséré tous les exercices qui m’ont moi-même aidée à trouver mon chemin, et que j’utilise au quotidien avec mes clients. Et surtout, surtout, j’ai saupoudré mon livre d’humour, de dessins rigolos. Parce que c’est quand même plus sympa, non ? 😉
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Bref, ce livre, c’est un peu celui que j’aurais voulu trouver à la FNAC quand je me suis reconvertie à 28 ans… et j’espère sincèrement qu’il pourra vous aider, si vous êtes de près ou de loin concerné par ce thème ! Yes you can !
Je vous embrasse chaleureusement :)

 

 


"Foutez-vous la paix !" de Fabrice Midal - le livre anti-perfectionnisme

Perfectionniste, moi ??! Jamais ! Et pourtant…

Il y a quelques semaines de ça, un matin de Février,  je participe au petit déj d’un réseau de créativité que j’affectionne tout particulièrement : « Batterie Nouvelle ». Le thème du jour (même si je n’étais pas venue spécifiquement pour ça) me semble intéressant : le perfectionnisme. J’arrive légère comme une plume. Je me suis mise au yoga l’avant veille et je suis en mode total-namasté. L’intervenante du jour, une paysagiste passionnante et passionnée s’exprime sur son sujet, puis nous passons aux échanges entre les participants. Pour nous donner du grain à moudre, l’animatrice nous demande de réfléchir pendant cinq minutes à la création d’une liste : les 10 choses que je ferais si je ne devais pas les faire parfaitement.

Concentration. Après un bug de trois bonnes minutes, suivi d’un vide intersidéral, mon cerveau se remet en marche. Je trouve 6 choses, et pas des moindres. Ni plus ni moins mes 6 plus gros projets du moments, sur lesquels je gamberge tellement que j’avance au rythme d’un escargot. Zut, j’étais venue pour voir les copines du petit déj, pas pour me prendre la tête sur le thème du jour ! Moi qui pensais m’être sevrée du perfectionnisme… Raaaaa, non mais qu’il me colle celui-là ! Pire que le sparadrap du Capitaine !

 image du sparadrap

Après avoir fait le constat évident que je baigne encore et toujours dans le bain du perfectionnisme, me voilà donc repartie du petit déj bien décidée à lui faire sa peau (une bonne fois pour toutes). Mon arme fatale ? Le dernier opus de Fabrice Midal, Foutez-vous la paix, édité chez Flammarion, chaudement recommandé par l’une des participantes. Philosophe et écrivain, Fabrice Midal est apparemment l’un des principaux enseignants de la méditation en France. Très namasté tout ça. Quelques jours plus tard, je reçois le sésame ! Passée la petite déception du format (je m’attendais à un guide pratique, en fait c’est un essai philosophique – joies d’Amazon !), je me lance, et ça commence plutôt bien. L’intro dit :

« Depuis des années, je suis amené à animer des conférences et des séminaires dans des écoles, des entreprises, des hôpitaux. J’en ressors immanquablement avec le même constat : nous nous torturons à longueur de journée ».

Ha ! Bien dit !

Franchement, j’ai a-do-ré. Ce livre fait un bien fou. J’ai eu l’impression d’être sous Xanax pendant les 48 heures qui ont suivies. C’est libérateur, déculpabilisant, avec juste ce qu’il faut de provoc’. Le livre est construit sous la forme de 15 mini chapitres correspondants à des contre-injonctions / suggestions, du genre :

  • Cessez de vous comparer > soyez vous-même
  • Cessez d’avoir honte de vous > soyez vulnérable
  • Cessez de vous torturer > devenez votre meilleur ami
  • Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries
  • Cessez de rationaliser > laissez faire

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Allez, magnanime, je vous fais un petit résumé de celui qui correspond au perfectionnisme et qui s’intitule : « Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries »

Pour Fabrice Midal, notre quête de la perfection vient d’une origine très simple : nous refusons tout bonnement l’échec. Parce qu’enfants on ne nous a pas appris à le voir positivement, nous cultivons un sentiment de honte mêlé de culpabilité, lorsque nous y sommes confrontés. Et à grande échelle, cela devient donc culturel : « Notre obsession de la perfection nous amène à exercer à l’égard de nous-mêmes un harcèlement moral qui tomberait sous le coup de la loi si nous l’appliquions à l’encontre d’un tiers ! »

A force de nous auto-évaluer, de nous comparer aux autres et de nous auto-vérifier, on surenchérit en permanence car on considère que ce n’est jamais assez bien. Normal, on a créé une échelle au-delà de l’échelle. On peut donc passer beaucoup de temps à essayer de la dépasser puisqu’elle n’a pas de limite ! Et donc s’auto-détruire à petit feu …

perfection

Ce que j’adore, dans son essai, c’est qu’il soulève cette contradiction si forte et si vraie : cette imperfection, que nous détestons pour nous-mêmes, nous l’admirons pourtant chez les autres. Exemple : « Etrangement, nous avons honte de pleurer en public, mais nous sommes néanmoins émus par ceux qui osent exprimer leurs émotions ». Pourquoi ? Parce que la fragilité d’une personne fait partie de sa beauté intérieure, parce qu’elle nous reconnecte à ce qu’il y a de plus vrai et de plus beau chez elle : son humanité. Faisant du même coup sauter tous les verrous de l’apparence et de la superficialité. Alors pourquoi ne pas porter le même regard sur nos propres faiblesses ? Tiens, c’est vrai ça. Je n’y avais pas pensé !

Pour Fabrice Midal, accepter l’imperfection et les intempéries c’est donc se rebrancher à cette source précieuse qu’est notre émotion, c’est embrasser notre fragilité. « C’est quand on est le plus à nu, le plus authentique, quand on ne triche plus, que l’on trouve la possibilité de rencontrer les autres pour de bon. » Et quand on y réfléchit bien, c’est précisément ce qui fait le succès du storytelling en marketing, en communication et en prise de parole en public.

Son conseil se résume donc à cette phrase simple et puissante : « Faites de votre mieux, à partir de ce que vous êtes ». 

Ce qui implique les réjouissances suivantes :

  • Acceptez de vivre, de vous réjouir de la vie et de vous enthousiasmer !
  • Acceptez de sortir de l’angoisse du « faire » pour passer dans le « faire », dans le « vivre »
  • Faites-vous confiance et riez de vous-même !
  • Foutez-vous la paix !

Et vous, sinon, quelles sont les 10 choses que vous feriez si vous ne deviez pas les faire parfaitement ?

Allez, namasté !

Marion

 


Books // Décodage des « love dialects »

Mais non mais non, je ne suis pas tombée dans le Cupidon-coaching 😉

En fait, cela faisait plusieurs fois que j’entendais parler de l’ouvrage de Gary Chapman, « The 5 languages of love », alors je l’ai lu et je voudrais partager avec vous les clés principales de cette lecture très enrichissante ! Cet article est long, mais sachez que ce livre a changé la vie de nombreux couples… (teasing)

Allez, c’est parti !

Gary Chapman est un auteur, conseiller conjugal, pasteur et conférencier américain spécialiste du mariage et de la famille. Tout ça à la fois…! Il prodigue donc des conseils pour réussir son mariage, sa vie de couple, l’éducation de ses enfants, etc. Il a été rendu célèbre par le best-seller dont vous allez avoir la chance d’avoir un résumé et qui a (tout de même) été vendu à 5 millions d’exemplaires à travers le monde. Vaste programme !

En fait, Gary (ce sera plus simple de l’appeler par son prénom) part du postulat que « si nous voulons communiquer efficacement avec des personnes d’autres cultures, nous devons apprendre leur langue. Il en va de même dans le domaine de l’amour. Le langage de votre amour sentimental et celui de votre conjoint peuvent être aussi différents que le chinois l’est du français. »

A travers ses recherches, Gary a trouvé une sorte de grille de lecture et décelé 5 moyens d’expression principaux par lesquels chacun peut manifester son amour. Il a également constaté qu’il est rare dans un couple que 2 personnes s’expriment par le même moyen… bah oui, sinon ce ne serait pas drôle voyons ! Car ce qui procure le sentiment d’être aimé pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

Avant d’expliquer chacun de ces langages, il faut comprendre la métaphore de « réservoir émotionnel » utilisée par Gary. En gros, en chacun de nous se trouve un réservoir émotionnel qui ne demande qu’à être rempli d’amour. « Le besoin de se sentir aimé de son conjoint est au centre des désirs conjugaux. » Lorsque l’on se sent aimé, on se développe au top de nos capacités, mais lorsque notre réservoir affectif est vide, nous sommes meurtris. L’état du réservoir serait donc la clé de la santé du couple. Si nous trouvons le langage adapté à notre conjoint, nous trouvons le moyen de remplir son réservoir émotionnel.

Voici les 5 langages qui permettent de faire le plein !

1. Les paroles valorisantes – ce sont les compliments verbaux, les mots d’appréciation, les encouragements, les paroles qui font du bien et qui contribuent à ce que votre conjoint ait une bonne estime de lui-même. Exemple simplissime néanmoins efficace : « Comme tu es belle / beau ! » Pour les personnes sensibles à ce langage, recevoir des paroles valorisantes est un booster d’énergie, cela les mettra dans de belles dispositions. Pareil pour leurs qualités, leur potentiel : certaines personnes ont besoin d’être rassurées sur leurs ressources et n’attendent qu’un tout petit mot d’encouragement pour déplacer des montagnes.

A ce niveau, il me semble essentiel de partager une précision apportée par Gary : « Comprenez moi bien. Ne faites pas pression sur votre conjoint pour qu’il se lance dans ce que vous désirez. Il s’agit de l’encourager à concrétiser un désir qu’il possède déjà. Ainsi, certains hommes poussent leur femme à perdre du poids. Ils disent « je l’encourage », mais l’épouse l’interprète comme une condamnation. Ce n’est que lorsqu’elle désire vraiment perdre du poids que vous pouvez l’encourager. Tant qu’elle n’éprouve pas cette envie, vos paroles résonnent plutôt comme un jugement destiné à faire naître ou à accentuer la culpabilité. Elles expriment le rejet, et non l’amour. » Arf, ben oui, la précision avait sa petite importance !

Les personnes dont le langage est constitué par les paroles valorisantes seront particulièrement sensibles à la manière dont vous leur parlez. « La phrase « Je serais ravi de faire la vaisselle ce soir » lancée sur un ton railleur ne sera certainement pas reçue comme un message d’amour », précise Gary. Elles seront également heureuses de se savoir valorisées, de savoir que l’on dit du bien d’elles. Si le langage d’amour de votre conjoint est celui-là, Gary vous préconise donc de ne pas hésiter à le mettre en valeur en société, en sa présence ou en son absence. Cela lui reviendra toujours par une tierce personne, pour son plus grand bonheur.

2. Les moments de qualité – il s’agit là du temps passé ensemble dans une optique de partage, d’échange, dans des activités appréciées par au moins l’un des deux conjoints, avec une attention totale à l’autre. Clarifions tout de suite la question qui nous brûle les lèvres grâce à Gary : « Ce n’est pas s’asseoir à côté de lui pour regarder la télé. Car dans ce cas, c’est le programme télé qui capte votre attention, pas le conjoint. Rester assis sur le divan, pourquoi pas, mais la télé éteinte pour pouvoir se regarder et se parler en s’accordant mutuellement une profonde attention. » Beaucoup plus clair. Les personnes dont c’est le langage principal réclament donc de l’attention de la part de leur conjoint, et le partage de moments ensemble. On peut être physiquement proches lorsque l’on vit sous le même toit, mais cela ne signifie pas pour autant que l’on est sur la même longueur d’ondes, affectivement proches.

Les personnes sensibles à ce langage ont besoin de renforcer leur sentiment de complicité avec leur conjoint, de sentir qu’ils prennent soin l’un de l’autre et aiment particulièrement être ensemble. Peu importe l’activité : aller au resto, partir en rando, aller voir un spectacle, faire un pique nique, une promenade, aller au marché, faire les antiquaires, etc.

Le dialecte principal des moments de qualité, c’est le dialogue. Donc si votre conjoint est sensible au dialogue, il attendra de votre part une oreille attentive, une écoute bienveillante, il appréciera que vous lui posiez des questions afin de mieux comprendre ses pensées et ses sentiments. Il attendra moins des solutions ou des conseils qu’une attention profonde et sincère.

Voici 3 éléments essentiels pour qu’un moment accède au label qualité :

  • « l’un des deux au moins désire l’entreprendre,
  • l’autre accepte de s’y associer,
  • les deux savent pourquoi ils la font : s’exprimer mutuellement leur amour en étant ensemble »

3. Les cadeaux – Qu’ils soient des objets achetés ou des créations personnelles home-made, les cadeaux sont des symboles d’amour visibles. Gary précise : « Un cadeau est quelque chose que vous pouvez tenir dans votre main en vous disant : « Regarde, il a pensé à moi » ou « Elle s’est souvenue de moi » (…) Le cadeau n’en est que le symbole. Sa valeur marchande n’a aucune espèce d’importance. Ce qui compte, c’est qu’on ait pensé à vous. »

Le langage des cadeaux implique forcément une dimension financière… A ce titre, Gary précise : « Si vous êtes plutôt d’un tempérament dépensier, vous n’aurez pas de difficulté à faire des cadeaux à votre conjoint. En revanche, si vous êtes économe, vous devrez surmonter quelques résistances émotionnelles lorsque vous voudrez lui acheter un présent (…) Par votre façon de gérer l’argent, vos répondez à vos besoins émotionnels. Vous ne répondez pas à ceux de votre conjoint. Lorsque vous aurez compris qu’il est particulièrement sensible au langage des cadeaux, vous saurez qu’en lui en achetant, vous faites le meilleur investissement qui soit. Vous utilisez votre argent à l’amélioration et à l’approfondissement de votre relation sentimentale en remplissant le réservoir émotionnel de votre partenaire. » Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais me faire des copines rien qu’avec ce paragraphe moi :-)

Dans la catégorie des cadeaux, nous avons également le « don de soi », qui consiste à être présent dans les moments où votre conjoint en a besoin, et qui selon Gary constitue le plus inestimable des cadeaux. « Dans les moments de crise, la présence physique est le cadeau le plus efficace que vous puissiez donner si votre conjoint est sensible au langage des cadeaux. »

4. Les services rendus – Comme l’indique leur nom, ils désignent tous les services qu’un conjoint peut effectuer dans l’objectif d’améliorer le quotidien de l’autre : laver la voiture, faire la vaisselle, tondre le gazon, faire les courses, promener le chien, e tutti quanti. Pas glamour, me direz-vous. En fait, exprimer son amour via les services rendus consiste à décharger l’autre en faisant certaines choses pour lui, avec l’intention de lui montrer qu’on l’aime. Selon Gary, « ils exigent tous de la réflexion, de l’organisation, du temps, de l’effort et de l’énergie. »

Sur ce langage, Gary nous met en garde contre les stéréotypes… hum hum. « Pour apprendre le langage d’amour des services rendus, certains auront besoin de revoir et corriger les clichés sur les rôles spécifiques de l’homme et de la femme (…) A cause des mutations sociologiques des trente dernières années, il n’existe quasiment plus de stéréotypes masculins ou féminins dans la société occidentale. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’en existe plus aucun (…) Quelle que soit votre perception des choses, il est fort probable que votre conjoint conçoive les rôles respectifs du mari et de la femme différemment de vous. Il faut donc être prêt à examiner et, si nécessaire, à changer de modèles pour mieux pouvoir exprimer l’amour. Un conjoint n’a aucun mérite à s’accrocher à un stéréotype, mais il a tout à gagner à savoir répondre plus précisément aux besoins affectifs de son partenaire. »

Voilà voilà. Je n’ajouterai rien à cela, je suis pour la paix des ménages !

5. Le contact physique« Le toucher est un puissant moyen pour communiquer son amour. L’étreinte des mains, les baisers, les enlacements, les relations sexuelles sont autant de façons de faire ressentir au conjoint qu’il est aimé. Pour certaines personnes, le toucher est le langage de l’amour qu’elles comprennent le mieux. Si elles bénéficient de ce toucher, leur réservoir émotionnel est plein, et elles se sentent en sécurité (…) A contrario, sans ce contact, elles ne se sentent pas aimées. »

Dans nos sociétés, le contact physique est vecteur d’émotions. Lorsqu’une personne refuse de serrer la main d’une autre, elle lui fait comprendre qu’il y a un obstacle à la relation. Dans les moments difficiles, nous ressentons le besoin de nous enlacer, de nous embrasser, c’est un témoignage d’amour. A ce titre, si votre conjoint est sensible au toucher, il est particulièrement important de le prendre dans vos bras lors de moments de peine, car il se sentira aimé, sécurisé. Ces gestes-là auront plus d’importance que tous les mots que vous pourrez utiliser pour le / la réconforter.

Une dernière considération concerne le toucher à connotation négative. Les personnes dont le contact physique est le principal langage seront très sensibles à des gestes déplacés, même ceux qui peuvent paraître les plus insignifiants. En leur présence, il est donc préférable de maîtriser ces mouvements, par exemple éviter de repousser la personne physiquement.

Mais alors… comment découvrir son langage de l’amour ?

A la lecture de ce post, vous vous êtes peut-être reconnu(e) dans certains langages, ou peut-être même avez-vous identifié les traits de caractères de votre conjoint(e) dans les différentes descriptions. Ou peut-être que vous n’en avez pas la moindre idée !

Pour vous faciliter le boulot, voici la façon la plus simple d’identifier le langage de votre conjoint(e) :

« Les reproches que mon conjoint me fait à propos de mon comportement me fournissent l’indice le plus clair sur le langage auquel il est le plus sensible (…) C’est [sa] façon – inefficace – de réclamer de l’amour. Si nous comprenons ce principe, il peut nous aider à considérer les reproches et les critiques sous un jour plus positif et plus utile. »

Pour ce qui est de votre langage de l’amour, dans le cas où ça intéresse votre conjoint(e) – je blague, voici 3 moyens de le découvrir :

  1. « Dans ce que votre conjoint fait ou omet de faire, qu’est-ce qui vous blesse le plus ? L’inverse correspond vraisemblablement au langage d’amour le plus expressif pour vous.
  2. Qu’avez-vous le plus souvent réclamé de votre conjoint ? C’est probablement ce qui vous donne le mieux le sentiment d’être aimé.
  3. Comment exprimez-vous généralement votre amour à votre conjoint ? Ce moyen est celui qui, en retour, vous donne le sentiment d’être aimé »

Et voilà pour cette page un peu spéciale, j’espère que cette démystification des langages de l’amour vous a plu :-)

Allez, tournez ménages !

Photo / Joaquinmayayo.com/2013/03/un-reportaje-de-boda-con-solo-dos-clicks/