"Foutez-vous la paix !" de Fabrice Midal - le livre anti-perfectionnisme

Perfectionniste, moi ??! Jamais ! Et pourtant…

Il y a quelques semaines de ça, un matin de Février,  je participe au petit déj d’un réseau de créativité que j’affectionne tout particulièrement : « Batterie Nouvelle ». Le thème du jour (même si je n’étais pas venue spécifiquement pour ça) me semble intéressant : le perfectionnisme. J’arrive légère comme une plume. Je me suis mise au yoga l’avant veille et je suis en mode total-namasté. L’intervenante du jour, une paysagiste passionnante et passionnée s’exprime sur son sujet, puis nous passons aux échanges entre les participants. Pour nous donner du grain à moudre, l’animatrice nous demande de réfléchir pendant cinq minutes à la création d’une liste : les 10 choses que je ferais si je ne devais pas les faire parfaitement.

Concentration. Après un bug de trois bonnes minutes, suivi d’un vide intersidéral, mon cerveau se remet en marche. Je trouve 6 choses, et pas des moindres. Ni plus ni moins mes 6 plus gros projets du moments, sur lesquels je gamberge tellement que j’avance au rythme d’un escargot. Zut, j’étais venue pour voir les copines du petit déj, pas pour me prendre la tête sur le thème du jour ! Moi qui pensais m’être sevrée du perfectionnisme… Raaaaa, non mais qu’il me colle celui-là ! Pire que le sparadrap du Capitaine !

 image du sparadrap

Après avoir fait le constat évident que je baigne encore et toujours dans le bain du perfectionnisme, me voilà donc repartie du petit déj bien décidée à lui faire sa peau (une bonne fois pour toutes). Mon arme fatale ? Le dernier opus de Fabrice Midal, Foutez-vous la paix, édité chez Flammarion, chaudement recommandé par l’une des participantes. Philosophe et écrivain, Fabrice Midal est apparemment l’un des principaux enseignants de la méditation en France. Très namasté tout ça. Quelques jours plus tard, je reçois le sésame ! Passée la petite déception du format (je m’attendais à un guide pratique, en fait c’est un essai philosophique – joies d’Amazon !), je me lance, et ça commence plutôt bien. L’intro dit :

« Depuis des années, je suis amené à animer des conférences et des séminaires dans des écoles, des entreprises, des hôpitaux. J’en ressors immanquablement avec le même constat : nous nous torturons à longueur de journée ».

Ha ! Bien dit !

Franchement, j’ai a-do-ré. Ce livre fait un bien fou. J’ai eu l’impression d’être sous Xanax pendant les 48 heures qui ont suivies. C’est libérateur, déculpabilisant, avec juste ce qu’il faut de provoc’. Le livre est construit sous la forme de 15 mini chapitres correspondants à des contre-injonctions / suggestions, du genre :

  • Cessez de vous comparer > soyez vous-même
  • Cessez d’avoir honte de vous > soyez vulnérable
  • Cessez de vous torturer > devenez votre meilleur ami
  • Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries
  • Cessez de rationaliser > laissez faire

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Allez, magnanime, je vous fais un petit résumé de celui qui correspond au perfectionnisme et qui s’intitule : « Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries »

Pour Fabrice Midal, notre quête de la perfection vient d’une origine très simple : nous refusons tout bonnement l’échec. Parce qu’enfants on ne nous a pas appris à le voir positivement, nous cultivons un sentiment de honte mêlé de culpabilité, lorsque nous y sommes confrontés. Et à grande échelle, cela devient donc culturel : « Notre obsession de la perfection nous amène à exercer à l’égard de nous-mêmes un harcèlement moral qui tomberait sous le coup de la loi si nous l’appliquions à l’encontre d’un tiers ! »

A force de nous auto-évaluer, de nous comparer aux autres et de nous auto-vérifier, on surenchérit en permanence car on considère que ce n’est jamais assez bien. Normal, on a créé une échelle au-delà de l’échelle. On peut donc passer beaucoup de temps à essayer de la dépasser puisqu’elle n’a pas de limite ! Et donc s’auto-détruire à petit feu …

perfection

Ce que j’adore, dans son essai, c’est qu’il soulève cette contradiction si forte et si vraie : cette imperfection, que nous détestons pour nous-mêmes, nous l’admirons pourtant chez les autres. Exemple : « Etrangement, nous avons honte de pleurer en public, mais nous sommes néanmoins émus par ceux qui osent exprimer leurs émotions ». Pourquoi ? Parce que la fragilité d’une personne fait partie de sa beauté intérieure, parce qu’elle nous reconnecte à ce qu’il y a de plus vrai et de plus beau chez elle : son humanité. Faisant du même coup sauter tous les verrous de l’apparence et de la superficialité. Alors pourquoi ne pas porter le même regard sur nos propres faiblesses ? Tiens, c’est vrai ça. Je n’y avais pas pensé !

Pour Fabrice Midal, accepter l’imperfection et les intempéries c’est donc se rebrancher à cette source précieuse qu’est notre émotion, c’est embrasser notre fragilité. « C’est quand on est le plus à nu, le plus authentique, quand on ne triche plus, que l’on trouve la possibilité de rencontrer les autres pour de bon. » Et quand on y réfléchit bien, c’est précisément ce qui fait le succès du storytelling en marketing, en communication et en prise de parole en public.

Son conseil se résume donc à cette phrase simple et puissante : « Faites de votre mieux, à partir de ce que vous êtes ». 

Ce qui implique les réjouissances suivantes :

  • Acceptez de vivre, de vous réjouir de la vie et de vous enthousiasmer !
  • Acceptez de sortir de l’angoisse du « faire » pour passer dans le « faire », dans le « vivre »
  • Faites-vous confiance et riez de vous-même !
  • Foutez-vous la paix !

Et vous, sinon, quelles sont les 10 choses que vous feriez si vous ne deviez pas les faire parfaitement ?

Allez, namasté !

Marion

 


Les trucs (concrets) pour booster votre intuition

C’est l’un des thèmes de développement personnel les plus branchés du moment : l’intuition. Tout le monde parle de méditation, de l’importance de vivre le moment présent, de la pleine conscience (pardon, de la mindfulness !), pour développer son troisième oeil, son sixième sens, son flair. Pourtant, pas facile d’identifier concrètement le lien entre toutes ces pratiques (spirituello-ésotériques pour certains) et leurs bénéfices dans la vie quotidienne.

Dans cet article, je vous propose d’aborder concrètement ce phénomène intangible qu’est l’intuition. Et surtout de vous donner des méthodes applicables dans votre vie tous les jours pour booster cette faculté de votre cerveau ! Voilà de quoi réconcilier les cartésiens avec le monde de l’invisible, et conforter ceux qui utilisent déjà la magie de leur intuition.

 

Pour commencer, revenons à la base : l’intuition, c’est quoi ?

Cherchez bien. Vous avez forcément, dans votre bibliothèque intérieure, le souvenir d’une situation ou vous avez pris une décision ou agit de façon totalement spontanée et irréfléchie, avec des résultats qui se sont révélés positifs et bénéfiques. N’allez pas plus loin. Vous avez fait appel à votre intuition.

L’intuition, c’est cette petite voix intérieure, ce ressenti physique, cette impression fugace qui vous traverse face à une situation, un événement, une personne. Les anglo-saxons l’appellent le gut feeling, littéralement « sentiment des tripes ». Parce qu’il vient du cerveau droit : le siège des émotions, du désir, de la passion, des affects. Par opposition au cerveau gauche, siège du rationnel, de la logique, de la raison. C’est une info que vous envoie votre inconscient et qu’il est absolument impossible de justifier par des explications rationnelles.

Brain-and-Gut-Feeling

Brain vs. gut feeling

 

En sommes nous tous dotés ?

Affirmatif. Maiiiiis… nous ne la développons pas tous ! L’intuition n’est pas le privilège d’une poignée de chanceux. C’est un muscle de votre cerveau (le droit, donc), donc nous en sommes tous équipés. Néanmoins, comme tous les muscles du corps, il ne tient qu’à vous de le mobiliser ! Tout comme vous pouvez faire la démarche de vous inscrire à la salle de sport pour prendre des abdos ou des pecs’, vous pouvez décider de vous mettre à l’écoute de votre cerveau droit pour booster votre intuition. D’ailleurs, dans les deux cas vous en ressortirez plus confiants ! Blague à part, muscler votre intuition va vous permettre plein de nouvelles choses dans votre vie : prendre des décisions qui vous conviennent, faire des choses qui vous ressemblent vraiment, vous sentir plus libre, faire davantage confiance à la vie (et donc à vous !) et, résultat de ce cercle vertueux : devenir optimiste, positif et … attirer la chance à vous ! (je reviendrai sur ce thème de la chance dans un prochain post !).

 

Alors concrètement, comment cultiver votre intuition ?

  • Faites le vide dans votre tête

Vous vous souvenez des boules à neige de quand vous étiez petit ? Bien. En temps normal, dans la vie de tous les jours, l’intérieur de votre tête ressemble à une boule à neige que l’on vient de secouer. Il est rempli de pensées, de projets, de listes de trucs à ne pas oublier, des images que vous venez de regarder sur les réseaux sociaux, de ce que vous entendez, du stress, des parasites, du bruit, j’en passe et des meilleurs. Tout cela agit comme un brouhaha qui vous empêche d’entendre une petite voix pourtant très importante : votre intuition. Pour vous connecter à votre intériorité, le luxe suprême c’est donc de jouer au roi du silence. De faire retomber toutes les petits flocons de neige au fond de la boule, pour faire le vide. Chut. Vous voyez comme c’est calme à présent ? Et en plus vous avez vu ? Vous avez ENFIN de la visibilité sur l’image ! On y voit quand même plus clair là non ?!

boule-a-neige-bambi

Pour faire retomber la neige, vous devez mettre votre mental en mode « off » : arrêter de réfléchir, intellectualiser, décortiquer les informations que vous recevez de l’extérieur, interpréter, faire des suppositions, des hypothèses, des plans sur la comète, etc. Comment ? Par le sport, la méditation, la sophrologie, le yoga, le qi gong, une promenade en forêt, ou toute autre technique de bien-être qui vous parle et vous permet d’atteindre cet état de présence à vous-même et de lâcher prise sur le reste. Pour en revenir à la méditation, j’entends beaucoup de personnes dire que c’est un truc impensable pour elles. Personnellement, j’ai essayé et j’ai un peu de mal je galère totalement pour ne penser à rien si je me retrouve dans le silence le plus total, en mode moine tibétain. Clairement, j’en demande trop à mon mental en lui demandant de passer de 100% à 0%. Déjà que la posture n’est pas simple, alors bon. Du coup j’utilise des fonds musicaux zen pour m’aider à décrocher. Si vous êtes dans le même cas que moi, alors je ne peux que vous recommander la musique pour l’âme d’Arnaud Riou ! (malheureusement pas dispo sur YouTube). Vous serez tellement bercés que vous en redemanderez au plus vite :)

 

  • Mettez-vous à l’écoute de votre corps

A votre avis, pourquoi avez-vous une boule au ventre quand quelque chose vous contrarie ? Ou mal dans le haut du dos quand vous êtes stressés ? Parce que votre corps a un cerveau, lui aussi, et qu’il est directement connecté à ce que vous vivez quotidiennement. Simplement, quand votre mental est trop présent (votre tête est trop pleine de neige), le seul canal qu’il reste à disposition de votre intuition pour s’exprimer et vous faire passer des messages, c’est d’appuyer quelque part sur vos organes pour enclencher la sonnette d’alarme et vous dire : « Hey oh ! Ça va pas du tout là haut ! » 

Vous est-il déjà arrivée d’accepter une situation qui vous déplaisait et de vous retrouver avec des noeuds au corps de partout ? Dans le ventre, ou dans la gorge ou ailleurs ? C’est votre intuition qui vous parlait. Pour l’écouter, vous pouvez être plus sensible à ce qu’il se passe en vous et apprendre à décrypter le langage de votre corps.

L’année dernière, je me suis engagée dans un projet qui ne me convenait pas vis-à-vis de quelqu’un. Au fond de moi, je ne le sentais pas. Mais toutes les raisons « logiques » me forçaient à y aller, parce que rationnellement cela faisait sens. Au mois de mars, je me suis fêlé un petit morceau de clavicule en skiant. Dans le langage du corps, une douleur à la clavicule signifie « ma colère en regard des responsabilités que l’on me donne et face auxquelles je peux vivre un sentiment de soumission et d’obligation ». Deux semaines plus tard, je me suis retrouvée avec une douleur à l’aine bizzaroïde. Un truc que je n’avais jamais eu avant. Traduction dans le langage du corps : « Désir de rompre avec une personne qui nous est désagréable, mais avec laquelle on se sent engagé ou qu’on est obligé de côtoyer. On aimerait sortir, s’extirper de cette situation ». Le message était clair. Et vous ? Vous soupçonnez que votre intuition essaie de vous parler par le biais de votre corps ? Pour décrypter vos petits et grands bobos, les explications sont par ici.

Enfin bon, pas non plus besoin d’aller chercher midi à quatorze heures. Car le corps physique n’est atteint que lorsque vous n’avez pas su capter les premiers signaux : ceux des émotions (ce qui était mon cas puisque je vous avais dit que je ne le « sentais pas » !). Si je devais faire une métaphore pompiériste, je dirais que l’émotion est le gyrophare, et la douleur physique est la sirène. Vous saisissez ? Donc commencez déjà par écouter vos émotions, ce qu’il se passe dans votre corps, sans qu’il n’y ait nécessaire bobo, maladie ou fracture. Votre intuition vous parle au travers de vos émotions : une attirance inexpliquée, un trouble, une sensation fugace, un désir, un « feeling » positif ou négatif, un malaise ou un réaction de rejet sont autant de signes qui ne trompent pas. D’ailleurs, en parlant de signes…

 

  •  Soyez réceptif aux signes venant de l’extérieur

Dans la vie, il y a des coïncidences qui arrivent parfois d’une manière un peu trop troublante pour qu’elles correspondent réellement à du hasard. Avez-vous déjà entendu parler des synchronocités ? Ce concept inventé par psychiatre Carl Jung n’existe pas dans le dictionnaire. Il correspond à « l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit » (Wikipédia).

Exemples typiques : vous décidez de changer de trajet et tombez sur LA boutique qui répond à votre besoin du moment … vous rencontrez dans la rue un copain que vous n’avez pas vu depuis des lustres, et qui se révèle être LA personne en mesure de débloquer une situation dans laquelle vous vous trouvez … vous faites tomber un livre à la FNAC qui ne correspond pas à ce que vous cherchiez mais qui s’avère être une alternative que vous n’aviez pas considérée à l’un de vos besoins, etc.

En gros, le signe venant de l’extérieur n’est compréhensible que par vous, car il vous permet de créer un lien avec votre contexte personnel. D’où l’importance d’y être réceptif, car les autres ne peuvent pas nécessairement le voir à votre place !

Votre quotidien est truffé de synchronicités, surtout lorsque vous êtes en période de changement, de transition, de travail sur vous-même. Ces signes peuvent aussi bien concerner des petites choses de la vie, des coïncidences amusantes, que vous mettre sur la voie pour trouver des solutions à vos questions existentielles. Le signe distinctif des synchronicités c’est qu’elles ont cette dimension un peu magique et déclenchent un amusement certain, teinté d’étonnement : « Non mais attends… c’est trop beau pour être vrai ! ». Nous prêtant parfois à penser que nous sommes guidés par quelque chose de plus grand dans notre vie de tous les jours. Comme un clin d’oeil de l’univers…

Plus vous serez ouvert à l’idée des synchronicités, plus vous aurez de chances d’en capter et de booster votre intuition. Et si vous êtes également attentifs à vos rêves, vous pourrez peut être y trouver des indices sur les questions que vous vous posez !

 

  • Fiez-vous à votre première intuition

Combien de fois vous êtes vous déjà dit « Pfff, j’aurais dû me fier à ma première impression ». Voilà voilà. Je ne suis pas sûre d’avoir à beaucoup développer ce point, au vu de ce que je vous ai dit avant. Ce que vous ressentez la première fois que vous allez quelque part, la première fois que vous rencontrez quelqu’un est une suggestion de votre intuition. Votre sentiment général est dicté par votre cerveau droit : il a le feeling ou il ne l’a pas. Ça ne s’explique pas, c’est l’intuition. Après, il y a le cerveau gauche qui rationalise et qui analyse, mais ça c’est une autre histoire :)

 

Vous avez maintenant des pistes concrètes pour vous connecter à votre intuition, et pour comprendre les bénéfice de vivre l’instant présent. D’ailleurs, je vais vous laisser sur ce proverbe chinois plein de bon sens : « Hier est derrière, demain est un mystère et aujourd’hui est un cadeau. C’est pour cela qu’on l’appelle le présent ».

Bonne semaine !

 


8 novembre 2016 - Parution dans MADAME FIGARO - Les clés pour se valoriser au travail sans en avoir l'air

Qui n’a jamais fait l’expérience de ce moment où l’on se retrouve seul(e) avec son boss dans l’ascenseur, sans trouver le début d’un truc intelligent à dire ? Et où l’on finit par faire le bulletin météo du jour … à défaut de mieux !

Pour éviter ce genre de situations, c’est pas mal d’avoir des billes en poche.

Voici quelques idées qui pourront vous aider :

http://madame.lefigaro.fr/business/les-cles-pour-se-valoriser-au-travail-sans-en-avoir-lair-081116-117675

Bon weekend !

Marion

 

 

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La super nouveauté de la rentrée : le MBTI !

Hello tout le monde !

J’espère que vos vacances ont été ressourçantes, et que votre rentrée se passe bien ! :)

Côté coaching, la super nouveauté de la rentrée, c’est que je vous propose maintenant le bilan de personnalité MBTI !

Le MBTI, c’est un outil absolument extra qui vous permet de faire le point sur vous et de :

  • Mieux vous connaître, identifier vos forces / axes de progrès
  • Vous reconnecter à vos aspirations, à ce qui fait sens pour vous (utile en période de réinvention / évolution professionnelle)
  • Améliorer votre communication interpersonnelle
  • Apprendre à gérer votre stress et à résoudre les conflits
  • Vous présenter positivement en capitalisant sur vos atouts
  • Identifier votre style de travail préféré
  • Augmenter votre leadership
  • Faciliter votre travail en équipe
  • Comprendre votre attitude face au changement et à la prise de décision

Rien que ça ! C’est un outil très enrichissant pour tous les aspects de votre vie : personnels et professionnels. Personnellement, je l’ai passé quand j’étais en période de reconversion et il m’a fait l’effet d’une révélation. Il m’a permis d’accéder à mon monde intérieur, d’assumer des facettes de moi-même, de mieux comprendre la façon dont j’étais perçue par les autres et ainsi de vivre plus en harmonie avec ma personnalité. A mes yeux, le MBTI c’est un peu le mode d’emploi de soi-même que l’on devrait tous avoir pour être plus épanouis et plus clairvoyants sur notre fonctionnement.

Alors, concrètement, comment fonctionne le MBTI ?

D’abord, vous devez savoir que cet outil s’appuie sur les théories du grand Carl Jung.

Carl, c’est l’un des pères fondateurs de la psychologie moderne, en gros c’est LE concurrent de Freud. En éminent psychiatre, il avait mis au point au début du siècle dernier une théorie des types de personnalités. Mais bon, comme c’était un homme de concepts, sa pépite prenait un peu la poussière, jusqu’à ce que deux américaines (une mère et sa fille), passionnées par ses idées, décident de les rendre accessibles au grand public. C’est ainsi qu’est né l’inventaire de personnalité MBTI.

En fait, l’outil s’appuie sur la notion de « préférence ». Vous l’avez sans doute déjà remarqué à titre personnel et professionnel : nos avons tous des comportements très différents les uns des autres ! En fait ces attitudes ne sont pas le fruit du hasard, mais la conséquence de nos préférences naturelles :

  • Notre façon la plus spontanée de nous ressourcer et de trouver de l’énergie
  • La manière dont nous recueillons l’information
  • Les critères qui motivent nos prises de décision
  • Le style de vie qui nous est naturel en terme d’organisation

L’association de ces 4 préférences aboutit à la définition de votre profil en 4 lettres (ex : ESTP, INFJ, ENTJ, etc). Il existe en tout 16 types de personnalité différents.

Alors, peut-être que certains d’entre vous se disent : ah bon mais alors s’il y a 16 types de personnalité, ça veut dire que l’on me met dans une case ?

Ceci n’est PAS un test

Réponse : non, car le MBTI  n’est pas un test, donc il ne met pas les gens dans des petites boîtes ! Il ne « mesure » pas vos « compétences », il ne « quantifie » pas votre personnalité, il ne dit pas « vous êtes très introverti et peu sociable ». Non non non. En fait, la notion de préférence en elle-même indique qu’à la base, nous savons tous utiliser toute la palette de nos attitudes, simplement certains comportements nous sont plus naturels que d’autres : ce sont nos comportements préférés. Donc le MBTI ne vous met dans des cases, il agit comme une porte d’entrée pour élargir votre horizon et améliorer votre qualité de vie.

Voilà ! Si vous voulez en savoir plus sur les modalités de passation, sur le coût du test, n’hésitez pas à consulter mon site internet : http://marionlfd-coaching.com/atelier/. Et si vous avez des questions dont les réponses ne figurent pas sur ce post ou sur le site, alors n’hésitez pas à m’envoyer un mail ou à m’appeler !

Le MBTI, c’est la Rolls des bilans, le couteau-suisse de votre quotidien, le must-have de votre développement personnel !

Et c’est surtout un avantage énorme pour commencer cette nouvelle année du bon pied 😉

Bon weekend !

Marion


Comment le storytelling peut changer votre façon de communiquer

Vous avez sans doute rencontré des milliers de personnes dans votre vie. A l’occasion de soirées, d’événements, de networkings, etc. Vous avez probablement assisté à des centaines de prises de parole en public. Des talks, présentations professionnelles, discours de mariages, etc. Et pourtant, certaines personnes ont davantage marqué votre esprit que d’autres. Vous vous souvenez d’elles de façon très précise.  D’après vous, pourquoi ?

Parce qu’il y avait quelque chose de magique dans leur intervention. Ce petit supplément d’âme qui crée immédiatement une connivence, un lien subtil et particulier. Les américains l’ont baptisé le storytelling. Repensez aux personnes qui vous ont marqué : n’y a t-il pas une anecdote, une petite histoire qu’elles vous ont raconté et qui a résonné en vous, tant et si bien que vous reliez l’anecdote à la personne en question ?

 

Il y a quelques jours, j’ai participé à des jurys d’entrée en école de commerce. Tous les candidats que j’ai vu défiler étaient sympas, touchants, uniques chacun à leur manière. L’épreuve orale commence pour eux avec le commentaire d’une citation ou d’un dessin, qu’ils ont préalablement préparé en salle. Ce jour-là, j’ai été sciée par ce que j’ai vu, même si dans le fond je ne m’attendais pas à autre chose. Les premières minutes de chacun des entretiens ont été absolument similaires sur la forme :  introduction / problématique / partie 1 / partie 2 / conclusion / question d’ouverture. Aucun des candidats vus ce matin là n’a dérogé à la règle. A ce moment précis, j’ai eu l’occasion de me souvenir à quel point notre système éducatif crée des profils rigoureux, structurés … à tel point que les élèves perdent peu à peu de leur relief pour coller au cadre auquel ils doivent se conformer.

L’enseignement que nous avons reçu à l’école sollicite à 100% notre cerveau gauche. Siège du rationnel,  de l’analytique, de la pensée carrée et organisée. C’est une excellente base pour apprendre à structurer ses idées. Malheureusement, elle ne se suffit pas à elle-même. Dans un contexte de communication, de prise de parole, d’explication de qui nous sommes, de ce que nous faisons, de ce que ce que nous souhaitons démontrer, elle doit être soutenue par le cerveau droit. Celui des émotions, de la prise de décision, du feeling.

« Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. »

Maya Angelou

C.Q.F.D.

Voilà pourquoi certaines personnes sont si douées pour communiquer : elles ont appris à capter l’attention de leurs interlocuteurs en leur faisant ressentir quelque chose au fond d’eux. Elles laissent une trace sur leur passage grâce au cerveau droit. Parce qu’elles savent pertinemment que les histoires créent des connections émotionnelles entre les gens. C’est tout l’art du storytelling.

Souvenez-vous du discours de Steve Jobs à Stanford. Tous les ingrédients du storytelling y sont : anecdotes personnelles, partage de prises de conscience personnelles, succès, échecs, leçons de vie, etc. Pourquoi ce discours a t-il tant marqué les esprits ? Parce que chacun de nous peut s’y reconnaître à différents stades, et parce qu’il nous touche en tant qu’êtres humains. On se souvient toujours des histoires personnelles, parce qu’elles nous font ressentir quelque chose de spécial.

 

En quoi le storytelling peut-il vous aider à mieux communiquer ?

Vous avez sans doute déjà entendu le mot storytelling dans un contexte marketing, beaucoup de marques s’en servent pour se créer un univers qui leur est propre. Ce qui m’intéresse ici, c’est de vous montrer comment vous pouvez utiliser cette technique à votre échelle, pour mieux communiquer.

Comme je vous l’ai expliqué plus haut, le storytelling fait appel au cerveau droit, celui des émotions, du feeling. C’est ce cerveau qui décide si vous « sentez » une situation, une personne, ou pas. C’est le siège de votre intuition, de vos émotions. Autant vous dire que cette information a son importance, car c’est en sollicitant chez votre interlocuteur son cerveau droit que vous allez créer avec lui un lien particulier.

Vous avez vu le film Vice-Versa ? C’est un dessin animé sur les émotions. Je vous le recommande vivement ! Si vous l’avez vu, alors sans doute vous souvenez-vous que tous nos souvenirs ont une « coloration émotive », plus ou moins forte. Ils sont liés à de la joie, de la peur, de la surprise, de l’anxiété, de la colère, de la tristesse, du dégoût, etc. Ce que nous retenons le mieux en terme d’informations, c’est ce qui touche nos émotions d’une façon ou d’une autre. Autrement dit, si l’on ne réveille pas nos émotions, nous ne créons pas de souvenir dans notre banque personnelle de mémoire.

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. »

Benjamin Franklin

L’être humain a besoin de se sentir impliqué pour retenir et apprendre. En utilisant le storytelling, vous vous donnez donc la possibilité de vous différencier des autres, d’inscrire un message inoubliable dans l’esprit de vos interlocuteurs, et d’humaniser votre communication.

 

Quand utiliser le storytelling dans votre vie ?

A peu près tout le temps, aussi bien dans votre vie pro que perso. Le storytelling peut vous aider à vendre un produit, un service, par exemple en racontant une anecdote sur une situation vécue que le client va reconnaître, et qui créera une connivence entre vous.

Il peut vous aider lors de vos prises de parole (présentation professionnelle, formation, discours, etc.) pour capter l’attention de votre auditoire, briser la glace, faire passer votre message de façon impactante.

Il est aussi très puissant pour votre personal branding : pour vous présenter à une ou plusieurs personnes (j’ai écrit un billet sur le Golden Circle de Simon Sinek à ce sujet).

 

Le storytelling : c’est quoi le mode d’emploi ?

Les techniques de storytelling que vous pouvez utiliser son infinies … sky is the limit baby !

Voici quelques possibilités qui vous permettront de solliciter l’imagination, les émotions, le rêve chez vos interlocuteurs :

  • Anecdotes / histoires personnelles – C’est la technique la plus courante. Un seul mot d’ordre : soyez sincère et authentique ! L’anecdote personnelle est une méthode efficace pour créer un effet brise glace, faire baisser la tension du début avec votre public, les mettre à l’aise et vous aussi. Dans les exemples courants on peut trouver le partage d’impressions personnelles. Dans un contexte de communication avec un large public, c’est inhabituel d’entendre les personnes s’exprimer sur leurs ressentis. Comme c’est osé, ça touche forcément : « Je vous avoue que … tati tata » …. « Voilà ce que je me suis dit … » En partageant ce qui se passe dans votre tête, vous créez une connexion avec votre audience, une complicité. Vous les faites entrer dans les coulisses de votre vie, vous rendez vos pensées accessibles. Dans un sens, vous ne jouez plus un rôle, vous êtes vous même. Et du coup, crédible.
  • Métaphores / comparaisons / contes – Ce n’est pas un hasard, si on raconte de belles histoires aux enfants. C’est pour leur permettre de comprendre un message subtil au travers d’une image accessible. Lorsqu’il s’agit d’expliquer des concepts pointus, utiliser une métaphore ou un conte est une alternative optimale. Si vous travaillez dans un secteur technique et que vous trouvez difficile d’expliquer ce que vous faites à des néophytes, cette technique vous évitera de vous noyer dans des explications sans fin. Récemment, une spécialiste des montres à complication a tenté de m’expliquer la construction d’un « mouvement ». J’ai compris au moment où il a utilisé l’image d’un hamburger avec ses différentes couches pour faire une comparaison avec le système en question :) Sachez connaître votre public pour utiliser des images qui sauront résonner par rapport à leur univers.
  • Films courts / récits illustrés – De la même façon, la vidéo est un outil super pour faire passer vos idées. Beaucoup de managers s’en servent pour motiver leurs troupes lors de séminaires ou grands meetings. Cette vidéo (un peu kitch, je vous l’accorde) « Qui a piqué mon fromage ? »  illustre parfaitement les difficultés auxquelles peut se confronter un entrepreneur : comment porter un regard positif sur les défis et obstacles qui se présentent à lui ? Pourquoi est-il important de se remettre sans cesse en question ? Pourquoi est-il important d’avoir des plans B ? Comment surmonter ses peurs et apprendre de ses échecs ? Etc. Il en existe plein d’autres sur Youtube, que vous pouvez utiliser pour faire passer vos idées.
  • Citations / proverbes / adages – Ils sont extrêmement puissants pour marquer les esprits. Le web en regorge, ainsi que les réseaux sociaux. Pour chacun, ils résonnent différemment selon notre histoire personnelle, nos expériences. Vous pouvez vous amuser faire deviner leur auteur. Toujours dans l’esprit entrepreneurs… savez-vous qui a dit cela ? « J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté.  J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai réussi. » … Michael Jordan !

 

Quelques clés avant de terminer …

Pour que votre storytelling soit efficace, demandez-vous toujours :

  • Est-ce que mon histoire a du sens par rapport au message que je veux transmettre ?
  • Quel est mon objectif en la partageant ?
  • Est-ce que l’histoire que j’ai choisie va résonner chez cette personne / ce public ?

Une fois que vous avez validé votre histoire, alors osez, amusez-vous, c’est la meilleur façon de laisser une empreinte chez vos interlocuteurs. Intriguez, accrochez, créez une interaction !

Les candidats que j’ai vus lors de ces jurys sont jeunes. Ils vont passer le bac dans quelques mois et se servir de leur cerveau gauche pour réussir leurs épreuves. J’ai bien conscience qu’ils n’ont pas encore le recul nécessaire pour oser sortir des sentiers battus. Heureusement, ils auront tout le loisir de reprendre leur « forme » initiale dans leurs premières années d’études supérieures. Après cela, je leur souhaite sincèrement de se risquer à être originaux, surprenants dans leurs présentations, de tenter de nouveaux chemins, d’oser être authentiques et d’en faire de belles histoires qui créeront à coup sûr une connexion avec leur public.

Si vous voulez apprendre d’autres trucs pour parler en public, n’hésitez pas à rejoindre mon atelier afterwork du 23 Juin !

Belle soirée,

Marion

 


Vos mots sont-ils plutôt "freins" ou "moteurs" ?

Le poids des mots, le choc des photos… Vous avez déjà sans doute croisé cette baseline mythique de Paris Match ! Et bien justement, aujourd’hui on va parler du poids des mots ! Avis à ceux qui n’aiment pas écrire : il s’agit aussi des mots prononcés à l’oral, vous pouvez donc continuer à lire :)

Lors du dernier Atelier que j’ai organisé au mois de Janvier, j’ai appris à mes participants la technique permettant de formuler un feedback efficace – de faire un retour d’expérience à son interlocuteur, quoi. L’un des points qui les a le plus marqués, et que j’aimerais partager avec vous, c’est le fait de bien choisir ses mots. Car oui, l’un des facteurs clés de succès pour un feedback bien formulé (et donc agréablement reçu) consiste à utiliser les bons mots. Evidemment, là il s’agissait d’une technique bien particulière, mais à vrai dire, quelles que soient les situations que l’on rencontre dans la vie, force est de constater que : les mots influencent notre perception du monde.

Pourquoi ? Parce qu’ils sont chargés d’émotion. Chaque petit mot qui se balade dans vos conversations personnelles, dans vos présentations professionnelles, dans vos messages est connoté de l’une des 6 émotions de base : joie, tristesse, peur, colère, surprise, dégoût. Autant dire qu’ils influencent sacrément notre vision des choses !

Exemple typique, rapporté par l’une de mes clientes l’autre jour en coaching : son collaborateur avait écrit dans son Power Point de prévisions de ventes l’expression « chiffre d’affaires espéré ». Jugeant la tournure un tantinet déprimante, elle lui demande : « Et vous pensez l’atteindre, ce chiffre d’affaires ? » … « Ben… oui, bien sûr ! » … « Très bien, alors marquez plutôt : chiffre d’affaires ciblé ! »

Vous voyez la nuance ? Le mot « espéré » positionne dans une logique de « Je vais essayer, mais je ne suis pas sûr d’y arriver » (ce qui en plus n’est pas le cas !). Je ne sais pas comment vous-même, le percevez ? En ce qui me concerne, il est connoté un chouillat looser, et empreint des émotions peur et tristesse.  Tandis que le mot « ciblé » positionne dans une logique de « Allez les gars ! On y va ! ». A mes oreilles, il résonne avec action, dynamisme, certitude, confiance, engouement. Et pour vous ?

Bref, vous l’aurez compris, il existe 2 catégories de mots : les mots « freins » et les mots « moteurs ». Les premiers gèlent la situation, ils donnent le sentiment de tourner en rond voire même de régresser, ils enfoncent le couteau dans la plaie, ils enferment dans l’espace problème, freinent, bloquent, parfois même détruisent. Ils appellent à la passivité. La seconde catégorie, c’est comme une clé magique qui ouvre des portes sur un espace solution, qui encourage à l’action, donne envie, fait naître une intention, permet de rendre réel quelque chose qui n’existe pas encore. Ces mots-là appellent à la motivation !

Françoise Kourilsky, la grande dame de la psychologie qui a travaillé sur ce concept écrit que « Les mots, selon la signification que nous leur attribuons, peuvent limiter comme élargir nos façons de penser et nos possibilités d’agir (…) Les mots sont à la fois des remèdes et des poisons prêts à intoxiquer comme à guérir celui qui les prononce et celui qui les écoute. Ils forment à la fois les barrières que nous élevons consciemment ou inconsciemment contre nous-mêmes ou contre les autres, et les passerelles qui permettent de nous relier aux autres ».

Tout est dit : les mots expriment une pensée et ils impriment une direction.

Alors suivant votre intention, vous pourrez utilisez ceux qui figurent ci-dessous à bon escient !

Excellente soirée à tous :)

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Photo / Pexels

 


5 janvier 2016 - Parution dans LES ECHOS START - Vous voulez en finir avec la procrastination ? Mes conseils de coach

… Alors lisez ce super article des Echos Start qui vous donnera des tonnes de pistes !

Et dans lequel je suis citée 😉

Vous pouvez aussi cliquer sur l’image ci-dessous pour accéder à l’article.

Bon dimanche !

 

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Photo / Pexels

 

 


Votre booster de début d'année !

Hello everyone !

Je vous souhaite une éblouissante année 2016 !!! Qu’elle pétille de rires, déborde de projets et concrétise toutes vos envies :-)

Les envies, justement, on en fait souvent la liste, début Janvier. Enfin les « envies »… je dirais plutôt les « nécessités ». Bah oui, soyons honnêtes, parce que si les « résolutions » de nouvelle année entraient dans le répertoire des envies, il y a longtemps que ce mot aurait disparu du dictionnaire… Bref.

Hier, alors que j’occupais de longues minutes routières post-péage de Saint Arnoult en très bonne compagnie, est venu le sujet des cartes de voeux. En échangeant sur les hilarantes expériences des uns et des autres en la matière, j’ai réalisé à quel point ces petits bouts de papiers pouvaient être le reflet bien plus large d’un certain état d’esprit. Il existe des familles (généralement domiciliées de l’autre côté de l’Atlantique, je vous l’accorde) qui font fièrement état de ce qui a été réalisé par leurs bambins, ou par n’importe quel autre de leurs membres, au cours de l’année passée. Voyages, victoires personnelles, passage d’examens, réussites sportives, actions associatives, challenges professionnels, réalisations familiales, tout y passe.

Nous, les français, on est pour la plupart un peu hermétiques à ce type d’initiatives. D’abord, on aurait franchement le sentiment de fanfaronner en allant faire état de nos bonnes nouvelles auprès des autres, et du même coup de passer pour de grands prétentieux. Ensuite, on aurait l’impression de parler de nous, et ça… mmhhh… c’est pas bien. Et puis en fait, se mettre en valeur, on ne nous a pas vraiment appris à le faire à l’école, si ? Enfin bon, sans rentrer dans un débat sur la source de nos valeurs judéo-chrétiennes, il m’apparaît assez clairement que du côté de chez nous, on passe parfois plus de temps à se soucier de ce qui manque que de ce qui existe déjà. Et que l’amalgame est assez récurrent entre deux notions pourtant opposées : « se vanter » et « se mettre en valeur ». Sachant que le premier implique d’écraser son voisin, alors que le second l’invite à partager lui aussi. Bref.

Sous ses aspects pourtant légers, le sujet des « résolutions » nous renvoie à tout ce qui nous manque, à tout ce que nous ne sommes pas. À tout ce qu’il faudrait que nous fassions pour devenir ce « moi idéal »: le sport, les régimes, le travailler-bien, le manger-sain, les bonnes actions, j’en passe et des meilleurs.

Mais qui est là pour nous féliciter de ce qui a déjà été accompli au cours des 12 derniers mois ? Pour nous inciter à regarder dans le rétroviseur de nos vies, afin d’y apercevoir l’ampleur de ce que nous avons déjà réalisé ? Mmmmh… ça ne se bouscule pas au portillon là. Eh oui : dans la course effrénée au sois-mieux, sois-plus-ceci, sois-moins-cela, on en oublie le chemin déjà parcouru.

Alors pour bien commencer l’année, ce matin j’ai décidé de faire la liste des mes « réalisations 2015 » plutôt que celle de mes « résolutions 2016 ». De me pencher sur ce qui existe déjà, quoi. Et de savourer l’espace d’un instant ce que j’ai semé et récolté en 2015. En mode bien américain. Eh bien croyez-moi, ça fait un bien fou.

Vous aussi, faites la votre, de liste. Mettez-y tout ce que vous avez fait en 2015 et qui vous rend fier. Reprenez votre agenda, votre iCal, vos archives, vos méninges, et listez les :

  • Vos réalisations personnelles
  • Vos succès professionnels
  • Les trucs que vous n’osiez pas faire et que vous avez enfin fait
  • Les voyages que vous avez organisé, les endroits que vous avez visités
  • Les moments que vous avez passé avec vos amis, votre famille, les gens qui comptent pour vous
  • Les choses que vous avez apprises, lues, comprises
  • L’aide, le soutien que vous donné à quelqu’un
  • La contribution que vous avez apporté à un projet
  • Les diplômes que vous avez obtenus, les exams que vous passés
  • Vos réalisations sportives, humanitaires, associatives,
  • Les petits pas que vous avez effectués vers quelque chose qui vous tient à coeur
  • Les peurs que vous avez dépassées
  • Les choses qui ne signifient rien pour les autres mais qui à vos yeux ont été importantes
  • Bref … tout ce qui vous a rendu fier

Avec le recul que vous avez maintenant, vous réaliserez sans doute que sur le coup, certains de ces points n’ont pas été une partie de plaisir pour vous. Eh bien justement ! Vous l’avez fait ! Et je vous en félicite par avance :-)

Cette liste est votre meilleure alliée pour 2016. Parce qu’elle vous donnera un éclairage sur tout ce que vous possédez déjà, sur tout ce dont vous êtes capable et sur toutes vos ressources personnelles. Vous pouvez la garder précieusement pour vous ou la partager avec des personnes qui vous sont chères (et qui auront peut-être envie d’en faire de même avec vous !). Kiffez-là et soyez fiers du chemin que vous avez parcouru en 2015. Ces 365 jours vous ont transformé(e), et font de vous une personne exceptionnelle. Votre année 2016 n’en sera que plus grandiose !

Bonne semaine !

 


"Et toi, tu fais quoi dans la vie ?"

On est tous d’accord, c’est dans 90% des cas la question number 2 quand on rencontre une nouvelle personne, après l’essentiel : « tu t’appelles comment ? »

Et dans 90% des cas aussi, on répond au choix (selon ce qu’on a envie de dire ou de ne pas dire) :

  • par son métier (« je suis journaliste », « je suis avocat »)
  • par son secteur (« je suis dans la com' », « je bosse dans la finance »)
  • par le nom de sa boîte (« je travaille chez Duchmole »)

S’ensuit généralement une vague description du poste, avec la volonté non camouflée de simplifier au maximum la job description pour atteindre tous les publics (« En gros, je m’occupe de … pour que … « ). Et en options, en fonction des cas, une mise en avant des compétences acquises pour ce faire (« j’ai une formation de … ») et de l’expérience passée.

Alors voilà, aujourd’hui je vous parle de ça parce que j’ai visionné la géniale conférence Ted de Simon Sinek, « Comment les grands leaders inspirent l’action ». Et mon objectif c’est de vous expliquer comment on peut être inspirant en répondant à la question « et toi, tu fais quoi dans la vie ? » :)

En fait, lorsque l’on répond selon le schéma (hautement caricatural) que j’ai décrit plus haut, on poursuit une explication qui, dans l’idée, part de l’extérieur de soi pour aller vers l’intérieur de soi. Je m’explique : l’extérieur c’est ce que tout le monde peut voir, votre job title. L’intérieur, c’est ce qui vous a mené à faire ça (vos formations, patati patata). Donc on commence par décrire le WHAT (ce qu’on fait) pour ensuite parler du HOW (comment on le fait).

Et c’est là qu’intervient toute la magie de Simon Sinek et de son (très modestement baptisé) « Golden circle ».

Illustration :

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Vous l’aurez compris, le principe de Simon c’est de faire l’inverse, de partir de l’intérieur vers l’extérieur, et surtout, surtout, de parler d’un truc donc on ne parle jamais en temps normal : le WHY.

Donc dans l’ordre de parler de :

  1. Why : Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Quel est l’objectif ? = Quelles sont vos convictions ?
  2. How : Comment faites-vous cela ? = A quels talents, compétences faites vous appel ?
  3. What : Que faites-vous ?

Simon est parti du constat que tout le monde sait ce qu’il fait, la plupart des personnes savent comment elles le font, mais peu d’individus savent pourquoi ils font ce qu’ils font. C’est valable aussi bien pour les personnes que pour les entités. C’est ce qui explique entre autres le succès de Apple et l’insuccès de ses concurrents. Parce qu’Apple a une vraie vision : thinking differently and challenging the statu quo.

Qu’en est-il de nous lorsque nous nous présentons ? Nous avons tous une histoire de vie, des anecdotes, une raison pour faire ce que nous faisons aujourd’hui. Parce que la vie est un parcours et que nous ne sommes pas arrivés là par hasard. Et au fond, ce que les autres ont envie d’entendre, lorsqu’ils nous posent cette fameuse question, ce n’est pas « qu’est-ce que tu fais ? », c’est « qu’est-ce qui t’a mené là ? quelle est ton histoire ? quel est le sens de ce que tu fais pour toi ?  »

« People don’t buy what you do, they buy why you do it »

(Simon Sinek)

Que l’on soit dans une dimension de business ou pas, peu importe, le but n’est pas de découvrir ce que vous faites mais pourquoi vous le faites, en quoi est-ce que vous croyez.

Et vous savez pourquoi en suivant ce schéma vous toucherez beaucoup plus votre interlocuteur ? Parce que c’est biologique. Notre cerveau d’homo sapiens est composé du cerveau limbique et du néocortex. Le néocortex est le siège du rationnel, de l’analytique, du WHAT. Le cerveau limbique, lui, est le siège des émotions et de la prise de décision, c’est le cerveau du WHY. Lorsqu’un individu prend une décision, c’est son limbique qui décide s’il le sent bien, et son néocortex qui rationalise la décision. C’est la raison pour laquelle il nous arrive parfois d’avoir envie de prendre une décision qui paraît rationnelle, et en même de se dire « je ne le sens pas ». Votre cerveau limbique n’est pas d’accord, et comme c’est lui qui a le mot de la fin, ça vous laisse un peu perplexe.

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Voilà, c’est prouvé scientifiquement.

La théorie de Simon Sinek explique pourquoi les grands leaders de ce monde se sont détachés du lot : parce qu’ils avaient une conviction, une vision et qu’ils ont inspiré les autres. Il y en avait sans doute beaucoup d’autres à côté qui faisaient la même chose, mais qui n’étaient pas centrés sur leur motivation profonde et qui du coup n’ont pas déclenché le même enthousiasme. Ça explique aussi pourquoi un recruteur sera beaucoup plus séduit par un candidat qui partage ses convictions. Et ça explique enfin ce qui nous donne envie de parler des heures avec quelqu’un qui est passionné par son job et qui a de vraies choses à raconter sur la raison pour laquelle il le fait.

« If you talk about what you believe, you will attract those who believe what you believe »

(Simon Sinek)

D’un point de vue business, il est indéniable qu’en pitchant de cette façon, vous serez beaucoup plus inspirant et vous déplacerez des montagnes. On cherche toujours à rentrer dans les détails, à expliquer ce qu’on fait, comme ça se passe, mais tout cela n’est qu’un moyen au service d’une cause : le WHY.

« What you do simply proves what you believe in »

(Simon Sinek)

Votre WHY, c’est ce qui vous rend unique, parce qu’il n’y a pas deux histoires similaires. Deux plombiers peuvent exercer un même métier avec une passion commune, mais il le feront tous deux pour des raisons différentes. L’un sera plombier parce qu’il est passionné par l’ingénierie du système, l’autre peut-être parce que s’est inscrit dans ses gênes de se rendre utile aux autres. Bref, notre WHY c’est notre ADN, notre empreinte, notre marque de fabrique.

Allez, pour finir un exemple parlant pour illustrer tout cela, en mode sans / avec le Golden Circle. Imaginons un ostéopathe qui se présente lors d’un atelier organisé dans sa ville :

« Bonjour, je m’appelle Trucmuche, je suis ostéopathe. Cela fait 5 ans que j’ai mon cabinet basé à Pétaouchnoke. Je suis spécialisée pour les personnes qui ont des problèmes de dos. J’ai toujours été très intéressée par les médecines douces et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de me former à ce métier il y a maintenant 8 ans. »

Et avec le ★★★ Golden Circle ★★★ :

« Bonjour, je m’appelle Trucmuche. Il y a 8 ans, j’étais encore au lycée, et j’avais d’énormes problèmes de dos. Je suis allée voir un ostéopathe qui m’a miraculeusement soignée en l’espace de 3 séances, alors que ça faisait des années que je me trainais ce problème. J’ai découvert tous les bienfaits de l’ostéopathie, alors j’ai choisi de me former à ce métier parce que j’étais intéressée par les médecines douces et que celles-ci m’avaient sauvée de mes douleurs. Aujourd’hui je suis ostéopathe, je travaille dans mon cabinet de Pétaouchnoke, et je suis spécialisée dans les problèmes de dos ».

Évidemment, je vous vois déjà me dire « oui enfin quand même, je vais pas raconter ma vie », et je suis d’accord avec vous, tout cela sonne beaucoup plus adapté au marché américain qu’à notre marché français. MAIS, j’ai évidemment grossis le trait dans mon exemple, et vous pouvez trouver votre manière d’exprimer votre WHY d’une manière qui vous ressemble et avec laquelle vous êtes à l’aise. A la rigueur, testez-en différentes versions avec des personnes que vous êtes certain(e) de ne pas revoir ! So what, au pire vous ne pourrez qu’améliorer votre performance :) Fake it until you make it !

Allez, la prochaine fois que l’on vous demande « et toi, tu fais quoi dans la vie? », repensez au Golden Circle de Simon et vous verrez la différence !

Bonne semaine à tous !

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Imposteur ! Anatomie d'un syndrome

Le fameux syndrome de l’imposteur… Il toucherait pas moins de 60 à 70% des personnes à un moment ou à un autre de leur vie, et plus particulièrement au cours de leur carrière professionnelle. C’est énorme.

En quoi est-ce que ça consiste ? Selon Wikipédia, « les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. »

Les symptômes ? Avoir le sentiment d’avoir volé sa position à quelqu’un d’autre, de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir mérité ce que l’on a, de ne pas être à sa place, s’identifier comme « incompétent » et surtout, surtout, craindre qu’un jour les autres ne s’en aperçoivent . Et ce, même si l’on sacrément cravaché pour y arriver.

Vous l’aurez compris, le syndrome de l’imposteur est étroitement lié à l’anxiété sociale (le regard des autres), et il est une manifestation d’une faible estime de soi. Bien heureusement, on en guérit ! Alors avant de comprendre comment, essayons de faire le tour de la question.

Chez qui ?

Il se manifesterait davantage sur une population de femmes, même si les hommes n’en sont pas à l’abri. Il toucherait plus particulièrement les personnes dites « surdouées » (qui attribuent leur réussite à leur « haut potentiel), les autodidactes (le complexe du diplôme) et les personnes ayant bénéficié de discrimination positive.

Pourquoi chez les femmes plus particulièrement ? Cela s’expliquerait (j’insiste sur l’emploi du conditionnel…!) par la difficulté pour les femmes à s’affirmer en tant que leaders sur certains marchés surinvestis par les hommes. Sheryl Sandberg, n°2 de Facebook et 5ème femme la plus puissante au monde selon le magazine Forbes, cite dans son livre En avant toutes, des exemples de réunions ou de conférences au cours desquelles les femmes se font plus discrètes que les hommes, lèvent moins la main, posent moins de questions et n’osent pas défendre leur point de vue. Elle affirme ainsi que « les femmes souffrent du syndrome de l’imposteur, d’un fossé dans l’ambition du leadership« .

Pour quelles raisons ?

On trouve plusieurs raisons au syndrome de l’imposteur. La première au palmarès étant celle de ne pas reconnaître son talent, c’est-à-dire d’attribuer les mérites de la réussite à tout sauf à ses capacités personnelles. Ma promotion ? Oh tu sais, c’est un coup de bol. Ma mention à l’examen ? Arf, les sujets étaient fastoches. La négo remportée avec ce client ? Oh, il était super gentil.

On a aussi la peur d’échouer (de toutes façon je suis trop stupide pour y arriver … non mais je ne suis pas assez -ceci- pour faire -cela-) et la peur de réussir. Oui, parce que réussir c’est prendre le risque d’avoir encore plus de responsabilités, de monter d’un cran, et d’avoir encore moins les épaules pour. C’est aussi l’angoisse d’un avenir qu’on ne maîtrise pas et qui fait donc perdre en sécurité.

Il y a aussi le perfectionnisme, qui conduit à avoir un parcours sans fautes et à ne s’orienter que vers ce que l’on maîtrise et que l’on est certain de réussir.

Enfin, les raisons peuvent trouver leur origine dans le contexte culturel ou familial. Être écrasé par un modèle parental (et ne pas réussi à s’en affranchir),  venir d’un milieu modeste, réussir brillamment sa carrière (et avoir le sentiment de trahir ses origines), avoir grandi en tant que fille dans une famille où l’on ne valorisait que les garçons – ou l’inverse (et douter de ses capacités).

Comment « l’imposteur » s’y prend-il ?

Celui-qui-s’imagine-incapable met en place des stratégies poussées (conscientes ou inconscientes) pour masquer l’escroquerie dont il se sent coupable. Ah oui, parce qu’on est d’accord que la culpabilité c’est clairement ce qui différencie un faux-imposteur d’un vrai-imposteur. N’est-ce pas Léo ? (référence à Attrape moi si tu peux, pour ceux qui auraient hiberné en 2002).

Je disais donc… que le soit-disant-imposteur met en place des stratégies d’entourloupe pour masquer sa soit-disant-escroquerie. Il y en a deux :

  • La stratégie d’overdoing, qui consiste à investir une énergie bien supérieure à celle nécessaire pour accomplir une tâche, afin d’augmenter sa probabilité de succès. Cela permet à la personne d’attribuer sa réussite à cette grosse quantité de travail plutôt qu’à sa propre valeur et à son potentiel.
  • La stratégie d’underdoing, qui consiste à se préparer trop tard et trop peu par rapport à la tâche à accomplir, et de pouvoir ainsi se protéger en cas d’échec (elle pourra de dire qu’elle aurait pu réussir si elle avait travaillé davantage). En cas de succès, cela lui permettra d’attribuer sa réussite à la chance.

Dans les deux cas, le soit-disant-imposteur entre dans un cercle vicieux d’angoisse, puisqu’il envisagera l’avenir avec inquiétude et incertitude, n’étant pas sûr de pouvoir reproduire aussi bien ses succès (puisqu’il les pense indépendants de sa valeur).

Comment cela se manifeste t-il auprès des autres ?

Le Huffington Post résume en 5 points les « indices vous permettant d’identifier le syndrome d’imposture chez vous ou au sein de votre équipe de travail :

1. Renie le succès car elle ne se sent pas à la hauteur des compétences qui lui sont reconnues. Croit qu’on ne mérite pas la promotion, les félicitations, le succès, à la suite d’un bon coup ou lors d’une progression professionnelle rapide. Attribue plutôt son succès à la chance, au hasard et se persuade qu’on va découvrir combien on s’est trompé à son sujet.

2. Doute de ses compétences au moment d’une promotion vers un poste de direction, lors de l’attribution de nouvelles responsabilités ou lorsque la personne doit superviser des gens qui ont des niveaux de scolarité supérieurs au sien.

3. Remet à plus tard des décisions importantes non pas à cause d’indécision ou d’incompétence face à la tâche, mais plutôt parce que la personne a le sentiment que ses décisions peuvent la mettre en situation d’être démasquée ou que l’on puisse voir au grand jour combien elle n’est pas à la hauteur.

4. Prend la fuite au moment de rendre des comptes, de prendre la parole en public ou de se retrouver devant les feux de la rampe, la personne s’esquive, trouve un prétexte, nomme un remplaçant, annule, reporte ou prend congé. Elle a véritablement le sentiment qu’en réalisant la tâche qui la mettra en valeur, on verra bien qu’elle est un imposteur.

5. Travaille de façon excessive devient exigeante face à elle-même, perfectionniste et travaille davantage, sans qu’on lui ait demandé de le faire. Ou bien cumule une variété de formations, parfois même sans transférer ses acquis dans son milieu, toujours sous la croyance qu’elle n’a pas assez de compétences. »

Comment s’en affranchir ?

Avant toute chose, il faut quand même rappeler que le doute est sain. L’incertitude c’est aussi ce qui nous permet d’avancer dans la vie, d’avoir un recul introspectif pour mieux repartir, même si ce n’est pas très confortable. Sans un peu de doute, on serait tous des individus arrogants en puissance, non ? Bref, tout ça pour dire que douter ne signifie pas pour autant avoir le syndrome de l’imposteur.

Bon alors, pour s’affranchir du syndrome de l’imposteur… D’abord, il faut se faire à l’idée que s’en débarrasser c’est changer le regard que l’on se porte à soi-même. Comme l’explique Bruno Lefebvre, psychologue clinicien : « Ceux qui souffrent du syndrome de l’imposteur, tout comme les perfectionnistes, courent souvent après LA réussite ultime qui les délivrera enfin de ce sentiment d’usurpation. C’est une illusion à laquelle il faut renoncer pour guérir. Renoncer aux signes de reconnaissance externes pour se construire sa propre opinion sur soi. Ce n’est pas la réussite qui soigne, mais bien le changement de regard que l’on apprend à porter sur soi. »

Pour ce faire, il faut commencer par arriver à différencier 3 choses :

  • Ce que les autres pensent de moi (= ce qu’ils disent vraiment de moi)
  • Ce que je m’imagine que les autres pensent de moi (= le fruit de mon imagination négative)
  • Ce que je pense de moi

Vous imaginez bien que dans le lot c’est clairement le n°2 qui pose problème et qui pollue le n°3.

Mais reprenons du n°1 : ce que les autres pensent de moi. Il s’agit donc là de ce qu’ils me disent (félicitations, reconnaissance d’un travail effectué, etc.). Bon, soyons concrets, s’ils me le disent, c’est qu’ils savent ce qu’ils font. Ils sont clairvoyants, il connaissent la valeur des personnes, et ils savent reconnaître la mienne. Ils ne sont pas incompétents ! Chose difficile mais foncièrement utile : il faut donc arriver à leur faire confiance.

Ensuite, ce que je m’imagine que les autres pensent de moi… WARNING ! Là on entre dans la catégorie des pensées dévalorisantes. C’est à dire que les paroles des personnes autour de moi sont passées au filtre du « oui mais ils ne savent pas que je suis incompétent ». On est d’accord, ce sont ces pensées-là qu’il faut arriver à éradiquer. Allez houste ! Non sans rire, il faut vraiment les identifier pour les reconnaître (salut toi) et les laisser passer (allez, ciao). L’objectif ? Ne pas leur donner raison. Pensez au ratio avantage/inconvénient à laisser ces pensées vous envahir. Est-ce que ça vous aide pour avancer dans la vie, de les écouter ? Non. Alors alors.

Last but not least : ce que je pense de moi. Là on est dans le dur, puisqu’on touche à la confiance et à l’estime de soi. Comment arriver à rendre ces pensées-là postives ? D’abord, en se reconnaissant en tant qu’être humain, c’est-à-dire avec ses potentiels et ses limites, ses qualités et ses défauts. En arrêtant de vouloir jouer le rôle du 100% parfait dans sa vie. Tiens, Bruno Lefebvre porpose un truc pour ça. Pensez à quelqu’un que vous admirez profondément. N’a t-il/elle pas lui/elle aussi ses limites ? Et pourtant, ça ne vous empêche pas de l’estimer au plus haut point ! Alors pourquoi ne vous accorderiez-vous pas la même bienveillance?
C’est important, vraiment. Le Huffington Post confirme : « Le complexe d’imposture nous apprend combien la reconnaissance extérieure peut s’avérer sans valeur aucune, lorsqu’on ne se reconnait pas soi-même d’abord. »

Pour d’autres, faire grandir sa confiance en soi c’est aussi accepter de prendre des risques. Sheryl Sandberg (la n°2 de Facebook), rapporte dans son livre ce que Virginia Rometty (première femme CEO d’IBM) a compris  : « Très tôt dans sa carrière, elle s’est vue proposer un « super job ». Inquiète sur son manque d’expérience elle indique au recruteur qu’il lui faudrait un peu de temps pour y réfléchir. Cette nuit-là, elle discute avec son mari qui lui fit cette réflexion « Penses-tu que c’est de cette façon-là qu’un homme aurait répondu » ? «  Ce qui m’apparaît, c’est qu’il faut que tu sois très confiante. Même si tu doutes énormément au fond de toi à propos de ce que tu sais ou ne sais pas. Et ça, pour moi, nous amène à la notion de savoir prendre des risques ».

Bon, au final, il se jeter dans le grand bain, quoi :)

Voilà ce que je pouvais vous raconter sur le syndrome de l’imposteur les amis.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine !

Photo 1 – Muse.ca / Photo 2 – Carnets2psycho.net