L’indispensable légèreté de l’être!

« La gaieté est un bon génie, qui entretient la santé du cœur » (Henri-Frédéric Amiel)

Ma grand-mère me disait pas plus tard que la semaine dernière « Ma petite chérie, qu’est-ce que j’aimerais me prendre un bon fou rire, tu sais le fou rire que tu ne peux plus arrêter, à t’en décrocher les zygomatiques!? »

Eh bien Mamie a raison, car vous le savez sans doute déjà, mais il a été prouvé le que le rire booste le système immunitaire, réduit le taux de sucre dans le sang, augmente l’espérance de vie, participe à une relaxation de meilleure qualité, à un meilleur sommeil et réduit les risques cardio-vasculaires. Tout ça à la fois, un vrai cocktail vitaminé quoi!

Et pour les anti-sportifs, réjouissez-vous! Le Dr. William Fry de l’université de Stanford a prouvé qu’une minute de rire équivaut à dix minutes d’aviron. Ah bah ça, ça va vous faire reconsidérer votre abonnement au Club Med Gym, n’est-ce pas?

Le rire est également un anti déprime, un anti stress, il existe même des thérapies par le rire! Les hôpitaux l’ont bien compris, leur équipes de clowns animent les couloirs des services pédiatriques depuis quelques années maintenant.

Enfin bon, comme dirait Raymond Devos, « le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter ». D’ailleurs, mon amie belge Anne de Kerchove a animé par le passé des Conférences très sérieuses sur le Rire, notamment dans des banques (ils en ont bien besoin les pauvres!). Si vous voulez y jeter un œil c’est par ici: https://www.youtube.com/watch?v=xUBQWLjppgE, elle a même écrit un bouquin sur le sujet, « Que le fête continue… ». Anne fait partie de ces personnes dont on a l’impression qu’elles ont été envoyées sur Terre par le Dieu de la Joie et de la Bonne Humeur, pour égayer d’un large rayon de soleil la grisaille de nos quotidiens (en l’occurrence pour elle, il y a de quoi faire avec le ciel bruxellois), mais vous en connaissez sans doute aussi des comme ça non?

Capture d’écran 2014-10-13 à 11.01.53

Rire et travail, pas si antinomique que cela

Eh oui, car figurez-vous que le rire au travail permet aux employés d’être plus productifs! On se demande pourquoi, mais dans beaucoup de boîtes, on a l’impression que plus les gens feront la gueule, plus ils seront guindés, plus ils auront l’impression d’être pris au sérieux. Alors que franchement, qui, dans un contexte professionnel, n’a jamais été ébloui et enchanté de trouver un peu de naturel et une bonne dose d’humour à des moments où il ne s’y attendait pas du tout? (prise de parole d’un grand patron, séminaire des plus sérieux, etc.). Le rire déroute, il prend le contrepied et il est d’autant plus appréciable quand il est là où on ne l’attend pas.

Le rire permet d’être plus créatif, plus inventif et rend les gens plus apte à résoudre les problèmes. Un recherche a été menée aux États-Unis (encore eux!!), au cours de laquelle deux groupes séparés étaient amenés à résoudre un problème délicat. Le premier groupe, en introduction à la réunion, a visionné une vidéo sur « la résolution de problèmes efficace », tandis que le second a visionné « une vidéo de clips extraits de spectacles humoristiques ». Le second groupe a énormément ri, et le fait de s’être relaxé au préalable et de s’être amusé ensemble leur a permis de résoudre plus rapidement le problème, car leur cerveau est automatiquement passé en mode créatif.Le rire rend également l’intégration de nouveaux éléments (jargon pour le petit nouveau) plus aisée au sein d’un groupe, car il crée de la connivence.

« Génial! », me direz-vous! « Comment je fais pour mettre ça en pratique dans mon open space guindé? » Heureusement pour vous, la revue américaine Inc.com a buché sur le sujet, et vous offre des clés pour introduire une routine rigolote au travail:

  • Donnez l’exemple – Ne vous prenez pas trop au sérieux tout le temps. Quand vous faites des petites erreurs, ayez le sens de l’auto dérision. Si vos employés sont sous pression tout le temps, cela réduira leur concentration et leur performance
  • Introduisez le rire dans les réunions – Commencez votre réunion hebdomadaire par une vidéo rigolote, ou une citation drôle. Désignez un employé du mois pour la trouver!
  • Créez un environnement propice à la créativité – Installez une grand tableau noir et encouragez le gribouillage, le partage de citations rigolotes ou de photos dessus. Le gribouillage augmente la créativité, alors utilisez un mur qui soit accessible durant les réunions! Une alternative, si vous n’avez pas de murs (!) est de distribuer post-its et stylos à chaque réunion. Ces petits éléments régressifs dévoileront forcément la facette rigolote de chacun.
  • Félicitez vos employés avec (de l’) humour – Promouvoir l’humour dans les activités extra-professionnelles sera bénéfique à vos employés. Achetez des billets de théâtre ou de cinéma en reconnaissance de leur travail. Si vous n’avez pas de tickets, vous pouvez aussi leur donner une carte sur laquelle vous aurez dessiné vous même l’illustration de cadeau!
  • Apportez de la joie au travail – Pourquoi ne pas profitez du déjeuner du Vendredi pour se regarder tous ensemble un film sympa? Rire en groupe crée du lien et de la camaraderie. Si cela prend un peu plus de temps qu’une pose déjeuner normale, rassurez-vous vous en sortirez gagnant, car vos employés s’en trouveront plus créatifs, plus engagés et plus productifs.

Bon évidemment, tous ces conseils s’appliquent surtout aux patrons (ahhh les américains et le leadership, que voulez-vous!), mais ça marche aussi sous forme de suggestion à votre boss si vous êtes l’employé. Et puis bien sûr, le premier conseil est valable pour tout le monde et est sans doute déjà le meilleur ingrédient de base!

Même dans les métiers les plus coincés c’est possible, la preuve avec Inès de La Fressange qui s’exprime sur le secteur du Luxe (en l’occurrence Chanel) : « On peut avoir de l’humour, du charme, on peut sourire sans que cela ne s’oppose à une image de luxe très parisienne »… »cela m’amusait d’être toujours là où l’on ne m’attendait pas ».. Et toc!

Alors ne craignez pas d’amuser la galerie, d’être mort de rire (ou pété de rire), de rire à gorge déployée ou même à vous en décrocher la mâchoire, votre image n’en pâtira pas, bien au contraire! Car comme le disent nos amis les chinois, « on est n’est jamais puni pour avoir fait mourir de rire ».

Photo / Bourvil et Louis de Funès, Le corniaud.© DR


Parfois, quelques mots valent mieux qu'un long discours

« The first step to getting what you want is having the courage to get rid of what you don’t »


Ces fichues croyances limitantes

Mais c’est quoi une croyance limitante?

Une croyance limitante, c’est ce qui nous empêche d’aller au bout de nos rêves. Ce sont les pensées réductrices, critiques, destructrices, méchantes… hum, limitantes, qui envahissent notre esprit lorsque l’on amorce le commencement du début d’une idée qui pourrait nous tenter. Tiens, prenons par exemple, Ken et Barbie (quoi?). Ken dit à Barbie: « ohhh regarde, il y a un programme hypeeer intéressant de Physique Quantité avec spécialisation sur les Particules Elémentaires qui vient de s’ouvrir à la fac, tu pourrais postuler chérie!!? ». Et Barbie de s’enthousiasmer: « Ah ouaiiiis trop intéressant!!! J’adore!! » avant de se démonter subitement « Ah non mais nooon..ça va pas être possible amour ». Ken de s’étonner: « Bah pourquoi? ». Barbie: « Bah parce que tout le monde sait bien que je n’ai qu’une seule neurone ». Et voilà Barbie qui abandonne son rêve brillant par ce qu’elle pense qu’elle n’en est pas capable. Alors que franchement.. hein? Pourquoi pas après tout?

Donc les croyances limitantes ce sont toutes ces pensées négatives que notre subconscient (ce foutu censeur) vient présenter à notre esprit conscient (nous), pour l’empêcher de poursuivre ses envies.

Ça prend la forme de cette petite voix intérieure qui se fout ouvertement de nous : « Mais nooon t’es trop nul en maths, attends! Tu as cru une seule seconde que tu réussirais à calculer le montant soldé de cette jupe? Mouahaha laisse moi rire!!! »). Elle nous renvoie à des blocages complètement ancrés en nous et que l’on se plaît à entretenir – « Non mais de toute façon je n’ai jamais été bon en orthographe », ou même parfois à des jugements que l’on attribue aux autres alors qu’en fait… bah c’est nous qui nous en sommes persuadés – « Non non mais de toutes façons, untel et untel m’ont dit que ça n’était pas fait pour moi ».

Rassurez-vous, il y a des solutions (« ah bon, ouf alors! » dit Barbie)

Cette espèce de petite voix rabat-joie qui vous dit en permanence que vous êtes nul, que vous êtes ridicule, que de toutes façons vous n’y arriverez jamais, on aimerait bien l’éradiquer pour de bon. On ne peut pas la faire disparaître à tout jamais, mais on peut faire en sorte qu’elle occupe de moins en moins d’espace dans notre esprit, ce qui nous permettra de prendre beaucoup plus de recul sur ce qu’elle dit. De cette façon, on accueillera dans tout cet espace redevenu disponible (comme un disque dur) la voix positive, encourageante, celle qui a confiance en nous et qui y croit aussi, celle qui est bienveillante. Ça s’appelle reprogrammer notre subconscient.

Mais comment faire?

On commence par identifier toutes nos croyances limitantes, savamment entretenues par Madame Rabat-Joie. Oui oui, vous pouvez aussi lui donner un petit nom, ça vous aidera à la renvoyer dans ses buts, cette pimbêche.

Faites la liste de toutes vos croyances limitantes, toutes, toutes, toutes. Je vous donne deux exemples pour que vous soyez inspirés:

  1. Je ne suis pas assez légitime pour exercer le job que j’ambitionne
  2. Je n’ai pas le temps de tout gérer: ma vie de femme, de mère, de salariée, du coup je fais tout mal

Et maintenant, à l’attaque, reprenez votre liste, et inscrivez en face le contraire exact de ce que vous venez de dire. Attention, il ne faut pas le faire n’importe comment. Il faut que vous affirmation soit écrite au présent, sans négation (ou de mots à connotation négative), à la première personne du singulier, et qu’elle soit positive et claire. Voici le résultat pour nos petites phrases:

  1. Je suis capable de faire ce job bien, car j’en ai la conviction au plus profond de moi
  2. J’organise mes priorités, je fais de mon mieux et je satisfais les personnes qui m’entourent

Youhou!!! A force de se le répéter tous les jours, matin, midi et soir, si possible à des moments où l’on est pas stressé, on arrive à re-programmer son subconscient, et à contrôler ses pensées négatives. Si vous avez des moments cools, où vous vous sentez bien, le top du top est de visualiser votre vie lorsque toute votre liste d’affirmations positives sera réalisée. Et à force, elle se réalisera.

Et si vous vous trouvez faux, hypocrite avec vous même en ayant ces pensées positives, alors vous savez quoi? FAKE IT TILL YOU MAKE IT (dixit Pilar), vous verrez ça viendra tout seul!

THINK POSITIVE!

PS/ Alors que franchement, elle a pas un regarde ultra décidé Barbie? Hein?


L'infaillible technique de Daniel Porot

Quand on cherche sa voie et que l’on ne sait pas par où commencer, il est souvent recommandé de rencontrer plein de personnes, d’échanger, de confronter, de questionner, dans l’optique de mieux comprendre ce qui vous intéresse, ou pas, ou absooolument pas.

Dans le domaine, il y a un grand grand spécialiste qui s’appelle Daniel Porot. En gros, il est considéré comme le pionnier de la gestion de carrière et de recherche d’emploi en Europe, rien que ça. Lorsque j’étais sur les bancs de mon Mastère à HEC, j’ai eu la chance d’avoir un séminaire d’un ou deux jours avec lui. Évidemment à l’époque je ne me rendais pas compte de la pertinence de ses propos, on se rend toujours compte trop tard de ces choses là..! Installé sur l’estrade, il n’avait pas de slides Power Point, mais il était assis à sa petite table, avec sonn iPad (ou une tablette quelconque) et son petit stylet. That’s it. Et non seulement il était passionnant à écouter, mais en plus il illustrait tous ses propos par des petits dessins réalisés en live sur sa tablette, et retransmis sur l’écran de l’amphi. C’est comme si on avait eu Plantu en direct. J’ai adoré. Comme quoi, les présentations originales dans leur forme restent toujours gravées dans la mémoire de leur public.

Bref, Daniel Porot nous avait alors parlé du marché « caché » et du marché « ouvert ». Entendez par là, les offres dont on entend jamais parler et qui restent dans les réseaux d’initiés, et les petites annonces accessibles à tout un chacun. Évidemment, le marché « caché » regorge d’opportunités bien plus intéressantes et bien moins accessibles à Monsieur Toutlemonde que les sites lambdas d’annonces d’emploi.

Et pour aborder le marché « caché » et devenir nous aussi des initiés, Daniel Porot nous a appris sa fameuse technique, qui se résume à un jeu de chaîne, vous permettant de vous créer un super réseau de ouf. L’idée, c’est qu’on demande un petit rendez-vous informel à une personne dont le domaine d’activité nous intéresse (toc toc), on papote, on sirote, on rigole, puis à la fin de l’entretien on la remercie 1.000 fois pour son retour d’expérience, et on lui demande si par le plus grand des hasards il ou elle n’aurait pas des personnes à nous recommander, avec qui on pourrait aller re-papoter, re-siroter et re-rigoler pour approfondir notre connaissance de la question. Selon Daniel Porot, pour que ce soit efficace il faut repartir avec minimum 3 noms!! Et là, magie du cerveau humain, la personne est tellement contente d’avoir pu vous aider, elle s’est sentie tellement utile et valorisée dans son petit quotidien tout gris, qu’elle serait prête à tout pour vous faire encore plus plaisir. Bon évidemment, on part du principe que l’on a affaire à quelqu’un de sympa et normalement constitué..!!

En ce qui me concerne, je pense qu’à l’époque où j’ai assisté à ce séminaire, j’étais bien trop polie, intimidée et surtout effrayée-par-l’éventualité-que-l’on-puisse-penser-que-je puisse-être-intéressée-dans-ma-démarche pour tenter n’importe quel truc de ce genre. Mais bon, l’expérience aidant, je me suis retrouvée à le faire à l’insu de mon plein gré. Oui, car inutile de dire que la méthode est valable pour tout: que l’on soit en recherche de job (réellement), en process de création d’entreprise, en reconversion professionnelle, whatever. Et les effets ne peuvent être que positifs : se construire un super réseau, autrement dit la clef de tout.

J’émettrais juste une petite remarque personnelle à cela. Si l’on est de nature sensible et que l’on a tendance à être pendu à l’opinion des autres, et pour peu que le rendez-vous ait lieu à un moment où l’on est en grande perdition personnelle, alors le risque est de se laisser influencer d’une mauvaise manière par le discours de la personnes rencontrée, et de prendre tout au pied de la lettre, sans distinguo. La clef de la méthode est donc aussi de savoir garder son discernement personnel, et de remettre les paroles « reçues » dans le contexte de celui qui les a données (âge, environnement professionnel et personnel, caractère, type psychologique, mood du jour, etc.).

Mais une fois que l’on a compris ce dernier point, ce n’est QUE DU BONHEUR!!! Alors ENJOY!!

PS/ Ah oui, et Daniel Porot, dans sa génialitude, a mis au point le « Beep Beep Book », qui « vous apporte une réponse immédiate à un problème brûlant » pour tout ce qui se rapporte à l’emploi au global. J’adore! http://www.porot.com/beepbeepbooks/fr

Photo / Espace 798, Pékin, Novembre 2012 (Edouard Picard)