L'art de se poser les bonnes questions (pom pom pom)

Oui car c’est tout un art, ne nous y trompons pas…!

« Et surtout… pose toi les bonnes questions ». Combien de fois je l’ai entendue celle-l, dans plein plein plein de contextes diffrents. Une hsitation, une dcision prendre, une orientation, un problme fondamental. A l’heure de ma petite reconversion, je m’aperois que des questions, je m’en suis nooormment pose tout au long de ma vie, mais en fait jamais les bonnes. Gloups. Je sais a fait un peu Mr Bean dit comme a, mais je fais partie de ces gens qui ont la tte qui fourmille en permanence de quinze mille interrogations, qui imaginent tous les scenari potentiels, laborent toutes les hypothses, prparent tout l’avance, tout bien, tout propre, puis se trouvent dcontenancs parce qu’on leur a pos la question de base, la question essentielle, mais c’est la seule, la SEULE laquelle ils n’avaient pas pens. Et dans ces moments-l, on a vraiment l’impression d’avoir une tiquette sur le front avec crit « ridicule » dessus. Si si, je vous assure.

Ironie du sort, j’ai appris rcemment avec mes fameux petits tests que j’avais fait un sport national du fait de tourner autour du pot avant de se lancer. « Vous tes l’coute des autres, peut-tre un peu trop », « vous vous posez beaucoup trop de questions pour avancer ». Hum hum, heinnnn c’est pour aaaa. Ok.

Alors voil, pour ceux qui comme moi, sont, l’insu de leur plein gr, des ayatollahs de la remise en question, je crois pouvoir dire que a se soigne. Ce que je vais dire va paratre compltement vident et sans doute mme un peu simpliste aux yeux de beaucoup d’entre vous, mais j’assume, car je sais que a parlera ceux qui sont comme moi. Et toc.

Alors eux, je dis, je vous ai compris : STOOP. Arrtez de vous poser dix mille questions, d’encombrer votre tte en permanence, de vous laisser influencer dans votre rponses par qui vous voyez, ce que vous observez, les situations dans lesquelles vous vous retrouverez. Si vous faites a, vous serez un derviche tourneur, une girouette, un indcis tout votre vie. Non mais all quoi, qui a envie de a!?

Alors posez-vous seul, le temps qu’il vous est ncessaire, un jour, trois jours, une semaine. Dans un monastre tibtain, une cabane abandonne, un couvent, au fond de votre jardin, o vous vous voulez. Et posez sur une feuille les questions essentielles, celles qui sont vraiment fondamentales, qui vous permettront d’avancer, d’tre en accord avec vous-mme et surtout, d’tre face vous mme et ce que vous ressentez. Ma liste perso comprend celles-ci, mais libre chacun d’laborer la sienne en fonction de son propre « problme »:

  • Qu’est-ce qui me fait plaisir ?
  • De quoi ai-je besoin aujourd’hui ?
  • Quel est mon objectif en allant dans la direction que je vise ?
  • Que vais-je apporter ?
  • Qu’est-ce qui m’empche d’aller dans la direction que je vise aujourd’hui ? (ou qui ?)
  • Comment puis-je y remdier ?

Voil, j’ai test pour vous hier, modestement installe dans mon petit salon parisien et… a m’a fait du BIEN ! Alors allez-y, foncez, vous ne le regretterez pas !

Un grand grand merci Christie et Hortense, qui en abordant le sujet « Se poser les questions qui font avancer » lors de notre dernier petit dj m’ont permis de faire un pas de gant !!

Je vous embrasse tous (ben oui, aujourd’hui j’ai envie tiens).

PS/ L’image du jour (Place d’Espagne, Sville, Septembre 2014) – imaginez votre process de prise de dcision comme un pont, avec l’objectif de passer sur l’autre rive serein, heureux et confort dans votre choix… (whaouuuu, comment elle est trop forte pour trouver des interprtations d’images la mords-moi le nud elle !!??)


Allez hop-a-la-passoire-les-medisances

Non mais qu’eeest-ce que c’est que ce titre là? Oui oui vous avez bien lu, « à la passoire les médisances ». Au filtre, au chinois, à l’écumoire, au passe-thé, au tamis, au pu-ri-fi-ca-teur les mauvaises paroles!!!

Parfois, quand on fait un état des lieux de ce qu’on dit, on réalise à quel point on est tantôt (tiens, « tantôt », on sent que je suis allée voir Mamie y’a pas longtemps moi), oui donc tantôt grossier, plaintif, râleur, critique, difficile, intransigeant, sévère… parfois même on se sent obligé de se plaindre de la météo pour combler les blancs quand on est mal à l’aise, pas vrai? Qu’il lève le doigt celui à qui ça n’est jamais arrivé? Ouf, merci! Bon en bref, on répond à merveille au cliché du français.

Alors voilà, j’ai testé pour vous d’essayer de tenir le plus looooongtemps possible sans un truc négatif qui sorte de ma bouche. Oui oui ça relève de l’apnée, je confirme. Alors je ne dis pas que j’y suis arrivée du premier coup, mais ce que je peux vous dire c’est que ça m’a fait bien fou! Une vrai cure de désintox! (ça y est, on va croire que j’étais accro aux médisances… zuuut!)

By the way – j’avoue qu’on finit vite par se prendre au jeu et qu’après ça devient… Whaouh… Une habitude!!!! Attention, on est en plein dans l’éradication du négatif là, pour ceux qui n’auraient pas suivi le début du programme, c’est par là! Donc, reprenons, voici quelques pistes pour un pseudo mode d’emploi:

  • Parlez en pleine conscience – Oulààà, ça y est elle part dans un délire chamanique la p’tite là. Ta ta ta. Lisez-bien ce qui va suivre… Écoutez-vous parler. Dans la vie, on écoute souvent les autres (encore que, pour certaines personnes ça reste à prouver!), bref, on écoute souvent les autres, mais on s’écoute rarement parler, nous. Eh bien je peux dire que quand on s’écoute un peu plus, on s’entend dire des trucs…. non mais des trucs!!! Ça fait à peu près le même effet que quand on entend sa voix sur un répondeur. Ah ça vous parle plus là hein!  Et avec du recul, on a vraiment pas envie de transmettre cette image là. Ce qui nous amène au deuxième point…
  • Réagissez! – Dès que vous sentez que vous allez dire un truc négatif, réagissez. Bon, pause – je sens qu’à ce stade de la discussion, il faut que trace un peu plus les contours de ce qu’on entend par médisance. Sont retenus à charge: les gros mots, les injures, les jurons, les plaintes, les raz-le-bol, les ragots de la pause café, les radiochiottes trop incriminants, les marmonages stériles, les jugements négatifs, les moqueries, l’auto-critique infondée, les méchancetés gratuites, la culpabilisation inutile, les mots qui vous dérangent et que vous aimeriez bannir de votre vocabulaire … bon, ça fait déjà pas mal! Et ce envers soi même ou envers les autres, en petite voix intérieure ou en mode extériorisé. Pigé? Bon, alors on reprend… Oui donc réagissez à chaque fois que vous allez dire un truc négatif! D’abord, arrêtez vous avant d’avoir commencé? Oui oui ça crée des situations assez improbables… « Oui? Marion? Tu voulais dire quelque chose? », puis réalisez dans quel contexte ça s’est passé, avec qui, sur quoi? Ça vous permettra de mieux comprendre dans quelles situations vous êtes comme ça, et de passer à la passoire avec plus d’efficacité!
  • Tentez l’inverse : le positif! – J’insiste sur le mot « tentez » car selon les situations, ça n’est pas toujours facile! Donc tentez de prendre le contre-pied, d’enfiler vos lunettes roses et de dire ou penser un truc formulé plus positivement que ce qui allait sortir. Eh oui, sachez-le, là où il y a un défaut apparent, il y a forcément une qualité cachée! Exemple: « Olala nous mais elle me saoule Ginette, elle est hyper collante, en plus elle monopolise totalement la conversation! » > « Ginette c’est une nana affectueuse et assez bavarde, bon après il faudrait qu’elle fasse preuve d’un peu plus de discernement car à certains moments c’est un peu too much! ». Bon, vous avez compris! L’idée ce n’est pas de se transformer en Bon Samaritain du jours au lendemain, ce serait hors de portée et irréaliste…! C’est juste d’être un peu moins peau de vache et un peu plus juste dans ses propos.
  • Reprenez de zéro à la première gourde – Ah bah oui sinon ce serait trop facile! Fixez vous un challenge (1 semaine, 1 mois, une vie??!!), et dès que vous dérapez, reprenez de zéro. Il paraît que pour le cerveau, 21 jours ça correspond au temps qu’il lui faut pour intégrer une nouvelle habitude. Donc je vous suggère de partir là-dessus!

Bon, que les choses, soient claires, on est tous humains, personne n’est parfait, on fait tous des erreurs, alors ça prendra peut-être un peu de temps (olalaaa non mais comment elle se dédouane pour ses futures médisances elle!!). Non mais sérieusement, on ne peut pas être l’incarnation de la bonté sur Terre tout le temps, ce serait trop facile difficile. Et puis on va pas se le cacher, un bon radiochiottes de temps à autre ça fait du bien! Mais l’important c’est de comprendre les mécanismes, d’acquérir le discernement nécessaire, de prendre du recul, d’apporter chaque jour sa pierre à l’édifice et le temps aidant, tout cela finira par se mettre en place le plus naturellement du monde et surtout, vous vous sentirez MIEUX!!

Et à la fin on ressemblera à ça (oui bon, pour les hommes je demande un soupçon d’imagination): une nana naturelle, souriante, positive, enjouée, ravie, pédalant en tout légèreté avec une bouteille de Champ’ dans son panier. Elle est pas belle la vie?

PS/ Pour l’image de présentation de ce post (pas le poulette sur son vélo, mais le tas de coques de noix de coco), vous pouvez y voir votre tas de médisances passé à la passoire! Non mais en fait ça m’arrangerait, car comme avec ce thème de blog je dois trouver des photos de qualité méga-haute, je suis obligée de piocher dans mes albums de vacances, alors je pense que dans l’absolu pour les futurs posts, ça restera assez imagé!

Photo 1  / Polynésie, Mai 2014 – Photo 2 / Dessin de Kanako


L’indispensable légèreté de l’être!

« La gaieté est un bon génie, qui entretient la santé du cœur » (Henri-Frédéric Amiel)

Ma grand-mère me disait pas plus tard que la semaine dernière « Ma petite chérie, qu’est-ce que j’aimerais me prendre un bon fou rire, tu sais le fou rire que tu ne peux plus arrêter, à t’en décrocher les zygomatiques!? »

Eh bien Mamie a raison, car vous le savez sans doute déjà, mais il a été prouvé le que le rire booste le système immunitaire, réduit le taux de sucre dans le sang, augmente l’espérance de vie, participe à une relaxation de meilleure qualité, à un meilleur sommeil et réduit les risques cardio-vasculaires. Tout ça à la fois, un vrai cocktail vitaminé quoi!

Et pour les anti-sportifs, réjouissez-vous! Le Dr. William Fry de l’université de Stanford a prouvé qu’une minute de rire équivaut à dix minutes d’aviron. Ah bah ça, ça va vous faire reconsidérer votre abonnement au Club Med Gym, n’est-ce pas?

Le rire est également un anti déprime, un anti stress, il existe même des thérapies par le rire! Les hôpitaux l’ont bien compris, leur équipes de clowns animent les couloirs des services pédiatriques depuis quelques années maintenant.

Enfin bon, comme dirait Raymond Devos, « le rire est une chose sérieuse avec laquelle il ne faut pas plaisanter ». D’ailleurs, mon amie belge Anne de Kerchove a animé par le passé des Conférences très sérieuses sur le Rire, notamment dans des banques (ils en ont bien besoin les pauvres!). Si vous voulez y jeter un œil c’est par ici: https://www.youtube.com/watch?v=xUBQWLjppgE, elle a même écrit un bouquin sur le sujet, « Que le fête continue… ». Anne fait partie de ces personnes dont on a l’impression qu’elles ont été envoyées sur Terre par le Dieu de la Joie et de la Bonne Humeur, pour égayer d’un large rayon de soleil la grisaille de nos quotidiens (en l’occurrence pour elle, il y a de quoi faire avec le ciel bruxellois), mais vous en connaissez sans doute aussi des comme ça non?

Capture d’écran 2014-10-13 à 11.01.53

Rire et travail, pas si antinomique que cela

Eh oui, car figurez-vous que le rire au travail permet aux employés d’être plus productifs! On se demande pourquoi, mais dans beaucoup de boîtes, on a l’impression que plus les gens feront la gueule, plus ils seront guindés, plus ils auront l’impression d’être pris au sérieux. Alors que franchement, qui, dans un contexte professionnel, n’a jamais été ébloui et enchanté de trouver un peu de naturel et une bonne dose d’humour à des moments où il ne s’y attendait pas du tout? (prise de parole d’un grand patron, séminaire des plus sérieux, etc.). Le rire déroute, il prend le contrepied et il est d’autant plus appréciable quand il est là où on ne l’attend pas.

Le rire permet d’être plus créatif, plus inventif et rend les gens plus apte à résoudre les problèmes. Un recherche a été menée aux États-Unis (encore eux!!), au cours de laquelle deux groupes séparés étaient amenés à résoudre un problème délicat. Le premier groupe, en introduction à la réunion, a visionné une vidéo sur « la résolution de problèmes efficace », tandis que le second a visionné « une vidéo de clips extraits de spectacles humoristiques ». Le second groupe a énormément ri, et le fait de s’être relaxé au préalable et de s’être amusé ensemble leur a permis de résoudre plus rapidement le problème, car leur cerveau est automatiquement passé en mode créatif.Le rire rend également l’intégration de nouveaux éléments (jargon pour le petit nouveau) plus aisée au sein d’un groupe, car il crée de la connivence.

« Génial! », me direz-vous! « Comment je fais pour mettre ça en pratique dans mon open space guindé? » Heureusement pour vous, la revue américaine Inc.com a buché sur le sujet, et vous offre des clés pour introduire une routine rigolote au travail:

  • Donnez l’exemple – Ne vous prenez pas trop au sérieux tout le temps. Quand vous faites des petites erreurs, ayez le sens de l’auto dérision. Si vos employés sont sous pression tout le temps, cela réduira leur concentration et leur performance
  • Introduisez le rire dans les réunions – Commencez votre réunion hebdomadaire par une vidéo rigolote, ou une citation drôle. Désignez un employé du mois pour la trouver!
  • Créez un environnement propice à la créativité – Installez une grand tableau noir et encouragez le gribouillage, le partage de citations rigolotes ou de photos dessus. Le gribouillage augmente la créativité, alors utilisez un mur qui soit accessible durant les réunions! Une alternative, si vous n’avez pas de murs (!) est de distribuer post-its et stylos à chaque réunion. Ces petits éléments régressifs dévoileront forcément la facette rigolote de chacun.
  • Félicitez vos employés avec (de l’) humour – Promouvoir l’humour dans les activités extra-professionnelles sera bénéfique à vos employés. Achetez des billets de théâtre ou de cinéma en reconnaissance de leur travail. Si vous n’avez pas de tickets, vous pouvez aussi leur donner une carte sur laquelle vous aurez dessiné vous même l’illustration de cadeau!
  • Apportez de la joie au travail – Pourquoi ne pas profitez du déjeuner du Vendredi pour se regarder tous ensemble un film sympa? Rire en groupe crée du lien et de la camaraderie. Si cela prend un peu plus de temps qu’une pose déjeuner normale, rassurez-vous vous en sortirez gagnant, car vos employés s’en trouveront plus créatifs, plus engagés et plus productifs.

Bon évidemment, tous ces conseils s’appliquent surtout aux patrons (ahhh les américains et le leadership, que voulez-vous!), mais ça marche aussi sous forme de suggestion à votre boss si vous êtes l’employé. Et puis bien sûr, le premier conseil est valable pour tout le monde et est sans doute déjà le meilleur ingrédient de base!

Même dans les métiers les plus coincés c’est possible, la preuve avec Inès de La Fressange qui s’exprime sur le secteur du Luxe (en l’occurrence Chanel) : « On peut avoir de l’humour, du charme, on peut sourire sans que cela ne s’oppose à une image de luxe très parisienne »… »cela m’amusait d’être toujours là où l’on ne m’attendait pas ».. Et toc!

Alors ne craignez pas d’amuser la galerie, d’être mort de rire (ou pété de rire), de rire à gorge déployée ou même à vous en décrocher la mâchoire, votre image n’en pâtira pas, bien au contraire! Car comme le disent nos amis les chinois, « on est n’est jamais puni pour avoir fait mourir de rire ».

Photo / Bourvil et Louis de Funès, Le corniaud.© DR


Parfois, quelques mots valent mieux qu'un long discours

« The first step to getting what you want is having the courage to get rid of what you don’t »


Ces fichues croyances limitantes

Mais c’est quoi une croyance limitante?

Une croyance limitante, c’est ce qui nous empêche d’aller au bout de nos rêves. Ce sont les pensées réductrices, critiques, destructrices, méchantes… hum, limitantes, qui envahissent notre esprit lorsque l’on amorce le commencement du début d’une idée qui pourrait nous tenter. Tiens, prenons par exemple, Ken et Barbie (quoi?). Ken dit à Barbie: « ohhh regarde, il y a un programme hypeeer intéressant de Physique Quantité avec spécialisation sur les Particules Elémentaires qui vient de s’ouvrir à la fac, tu pourrais postuler chérie!!? ». Et Barbie de s’enthousiasmer: « Ah ouaiiiis trop intéressant!!! J’adore!! » avant de se démonter subitement « Ah non mais nooon..ça va pas être possible amour ». Ken de s’étonner: « Bah pourquoi? ». Barbie: « Bah parce que tout le monde sait bien que je n’ai qu’une seule neurone ». Et voilà Barbie qui abandonne son rêve brillant par ce qu’elle pense qu’elle n’en est pas capable. Alors que franchement.. hein? Pourquoi pas après tout?

Donc les croyances limitantes ce sont toutes ces pensées négatives que notre subconscient (ce foutu censeur) vient présenter à notre esprit conscient (nous), pour l’empêcher de poursuivre ses envies.

Ça prend la forme de cette petite voix intérieure qui se fout ouvertement de nous : « Mais nooon t’es trop nul en maths, attends! Tu as cru une seule seconde que tu réussirais à calculer le montant soldé de cette jupe? Mouahaha laisse moi rire!!! »). Elle nous renvoie à des blocages complètement ancrés en nous et que l’on se plaît à entretenir – « Non mais de toute façon je n’ai jamais été bon en orthographe », ou même parfois à des jugements que l’on attribue aux autres alors qu’en fait… bah c’est nous qui nous en sommes persuadés – « Non non mais de toutes façons, untel et untel m’ont dit que ça n’était pas fait pour moi ».

Rassurez-vous, il y a des solutions (« ah bon, ouf alors! » dit Barbie)

Cette espèce de petite voix rabat-joie qui vous dit en permanence que vous êtes nul, que vous êtes ridicule, que de toutes façons vous n’y arriverez jamais, on aimerait bien l’éradiquer pour de bon. On ne peut pas la faire disparaître à tout jamais, mais on peut faire en sorte qu’elle occupe de moins en moins d’espace dans notre esprit, ce qui nous permettra de prendre beaucoup plus de recul sur ce qu’elle dit. De cette façon, on accueillera dans tout cet espace redevenu disponible (comme un disque dur) la voix positive, encourageante, celle qui a confiance en nous et qui y croit aussi, celle qui est bienveillante. Ça s’appelle reprogrammer notre subconscient.

Mais comment faire?

On commence par identifier toutes nos croyances limitantes, savamment entretenues par Madame Rabat-Joie. Oui oui, vous pouvez aussi lui donner un petit nom, ça vous aidera à la renvoyer dans ses buts, cette pimbêche.

Faites la liste de toutes vos croyances limitantes, toutes, toutes, toutes. Je vous donne deux exemples pour que vous soyez inspirés:

  1. Je ne suis pas assez légitime pour exercer le job que j’ambitionne
  2. Je n’ai pas le temps de tout gérer: ma vie de femme, de mère, de salariée, du coup je fais tout mal

Et maintenant, à l’attaque, reprenez votre liste, et inscrivez en face le contraire exact de ce que vous venez de dire. Attention, il ne faut pas le faire n’importe comment. Il faut que vous affirmation soit écrite au présent, sans négation (ou de mots à connotation négative), à la première personne du singulier, et qu’elle soit positive et claire. Voici le résultat pour nos petites phrases:

  1. Je suis capable de faire ce job bien, car j’en ai la conviction au plus profond de moi
  2. J’organise mes priorités, je fais de mon mieux et je satisfais les personnes qui m’entourent

Youhou!!! A force de se le répéter tous les jours, matin, midi et soir, si possible à des moments où l’on est pas stressé, on arrive à re-programmer son subconscient, et à contrôler ses pensées négatives. Si vous avez des moments cools, où vous vous sentez bien, le top du top est de visualiser votre vie lorsque toute votre liste d’affirmations positives sera réalisée. Et à force, elle se réalisera.

Et si vous vous trouvez faux, hypocrite avec vous même en ayant ces pensées positives, alors vous savez quoi? FAKE IT TILL YOU MAKE IT (dixit Pilar), vous verrez ça viendra tout seul!

THINK POSITIVE!

PS/ Alors que franchement, elle a pas un regarde ultra décidé Barbie? Hein?


L'infaillible technique de Daniel Porot

Quand on cherche sa voie et que l’on ne sait pas par où commencer, il est souvent recommandé de rencontrer plein de personnes, d’échanger, de confronter, de questionner, dans l’optique de mieux comprendre ce qui vous intéresse, ou pas, ou absooolument pas.

Dans le domaine, il y a un grand grand spécialiste qui s’appelle Daniel Porot. En gros, il est considéré comme le pionnier de la gestion de carrière et de recherche d’emploi en Europe, rien que ça. Lorsque j’étais sur les bancs de mon Mastère à HEC, j’ai eu la chance d’avoir un séminaire d’un ou deux jours avec lui. Évidemment à l’époque je ne me rendais pas compte de la pertinence de ses propos, on se rend toujours compte trop tard de ces choses là..! Installé sur l’estrade, il n’avait pas de slides Power Point, mais il était assis à sa petite table, avec sonn iPad (ou une tablette quelconque) et son petit stylet. That’s it. Et non seulement il était passionnant à écouter, mais en plus il illustrait tous ses propos par des petits dessins réalisés en live sur sa tablette, et retransmis sur l’écran de l’amphi. C’est comme si on avait eu Plantu en direct. J’ai adoré. Comme quoi, les présentations originales dans leur forme restent toujours gravées dans la mémoire de leur public.

Bref, Daniel Porot nous avait alors parlé du marché « caché » et du marché « ouvert ». Entendez par là, les offres dont on entend jamais parler et qui restent dans les réseaux d’initiés, et les petites annonces accessibles à tout un chacun. Évidemment, le marché « caché » regorge d’opportunités bien plus intéressantes et bien moins accessibles à Monsieur Toutlemonde que les sites lambdas d’annonces d’emploi.

Et pour aborder le marché « caché » et devenir nous aussi des initiés, Daniel Porot nous a appris sa fameuse technique, qui se résume à un jeu de chaîne, vous permettant de vous créer un super réseau de ouf. L’idée, c’est qu’on demande un petit rendez-vous informel à une personne dont le domaine d’activité nous intéresse (toc toc), on papote, on sirote, on rigole, puis à la fin de l’entretien on la remercie 1.000 fois pour son retour d’expérience, et on lui demande si par le plus grand des hasards il ou elle n’aurait pas des personnes à nous recommander, avec qui on pourrait aller re-papoter, re-siroter et re-rigoler pour approfondir notre connaissance de la question. Selon Daniel Porot, pour que ce soit efficace il faut repartir avec minimum 3 noms!! Et là, magie du cerveau humain, la personne est tellement contente d’avoir pu vous aider, elle s’est sentie tellement utile et valorisée dans son petit quotidien tout gris, qu’elle serait prête à tout pour vous faire encore plus plaisir. Bon évidemment, on part du principe que l’on a affaire à quelqu’un de sympa et normalement constitué..!!

En ce qui me concerne, je pense qu’à l’époque où j’ai assisté à ce séminaire, j’étais bien trop polie, intimidée et surtout effrayée-par-l’éventualité-que-l’on-puisse-penser-que-je puisse-être-intéressée-dans-ma-démarche pour tenter n’importe quel truc de ce genre. Mais bon, l’expérience aidant, je me suis retrouvée à le faire à l’insu de mon plein gré. Oui, car inutile de dire que la méthode est valable pour tout: que l’on soit en recherche de job (réellement), en process de création d’entreprise, en reconversion professionnelle, whatever. Et les effets ne peuvent être que positifs : se construire un super réseau, autrement dit la clef de tout.

J’émettrais juste une petite remarque personnelle à cela. Si l’on est de nature sensible et que l’on a tendance à être pendu à l’opinion des autres, et pour peu que le rendez-vous ait lieu à un moment où l’on est en grande perdition personnelle, alors le risque est de se laisser influencer d’une mauvaise manière par le discours de la personnes rencontrée, et de prendre tout au pied de la lettre, sans distinguo. La clef de la méthode est donc aussi de savoir garder son discernement personnel, et de remettre les paroles « reçues » dans le contexte de celui qui les a données (âge, environnement professionnel et personnel, caractère, type psychologique, mood du jour, etc.).

Mais une fois que l’on a compris ce dernier point, ce n’est QUE DU BONHEUR!!! Alors ENJOY!!

PS/ Ah oui, et Daniel Porot, dans sa génialitude, a mis au point le « Beep Beep Book », qui « vous apporte une réponse immédiate à un problème brûlant » pour tout ce qui se rapporte à l’emploi au global. J’adore! http://www.porot.com/beepbeepbooks/fr

Photo / Espace 798, Pékin, Novembre 2012 (Edouard Picard)