5 janvier 2016 - Parution dans LES ECHOS START - Vous voulez en finir avec la procrastination ? Mes conseils de coach

… Alors lisez ce super article des Echos Start qui vous donnera des tonnes de pistes !

Et dans lequel je suis citée 😉

Vous pouvez aussi cliquer sur l’image ci-dessous pour accéder à l’article.

Bon dimanche !

 

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Photo / Pexels

 

 


Votre booster de début d'année !

Hello everyone !

Je vous souhaite une éblouissante année 2016 !!! Qu’elle pétille de rires, déborde de projets et concrétise toutes vos envies :-)

Les envies, justement, on en fait souvent la liste, début Janvier. Enfin les « envies »… je dirais plutôt les « nécessités ». Bah oui, soyons honnêtes, parce que si les « résolutions » de nouvelle année entraient dans le répertoire des envies, il y a longtemps que ce mot aurait disparu du dictionnaire… Bref.

Hier, alors que j’occupais de longues minutes routières post-péage de Saint Arnoult en très bonne compagnie, est venu le sujet des cartes de voeux. En échangeant sur les hilarantes expériences des uns et des autres en la matière, j’ai réalisé à quel point ces petits bouts de papiers pouvaient être le reflet bien plus large d’un certain état d’esprit. Il existe des familles (généralement domiciliées de l’autre côté de l’Atlantique, je vous l’accorde) qui font fièrement état de ce qui a été réalisé par leurs bambins, ou par n’importe quel autre de leurs membres, au cours de l’année passée. Voyages, victoires personnelles, passage d’examens, réussites sportives, actions associatives, challenges professionnels, réalisations familiales, tout y passe.

Nous, les français, on est pour la plupart un peu hermétiques à ce type d’initiatives. D’abord, on aurait franchement le sentiment de fanfaronner en allant faire état de nos bonnes nouvelles auprès des autres, et du même coup de passer pour de grands prétentieux. Ensuite, on aurait l’impression de parler de nous, et ça… mmhhh… c’est pas bien. Et puis en fait, se mettre en valeur, on ne nous a pas vraiment appris à le faire à l’école, si ? Enfin bon, sans rentrer dans un débat sur la source de nos valeurs judéo-chrétiennes, il m’apparaît assez clairement que du côté de chez nous, on passe parfois plus de temps à se soucier de ce qui manque que de ce qui existe déjà. Et que l’amalgame est assez récurrent entre deux notions pourtant opposées : « se vanter » et « se mettre en valeur ». Sachant que le premier implique d’écraser son voisin, alors que le second l’invite à partager lui aussi. Bref.

Sous ses aspects pourtant légers, le sujet des « résolutions » nous renvoie à tout ce qui nous manque, à tout ce que nous ne sommes pas. À tout ce qu’il faudrait que nous fassions pour devenir ce « moi idéal »: le sport, les régimes, le travailler-bien, le manger-sain, les bonnes actions, j’en passe et des meilleurs.

Mais qui est là pour nous féliciter de ce qui a déjà été accompli au cours des 12 derniers mois ? Pour nous inciter à regarder dans le rétroviseur de nos vies, afin d’y apercevoir l’ampleur de ce que nous avons déjà réalisé ? Mmmmh… ça ne se bouscule pas au portillon là. Eh oui : dans la course effrénée au sois-mieux, sois-plus-ceci, sois-moins-cela, on en oublie le chemin déjà parcouru.

Alors pour bien commencer l’année, ce matin j’ai décidé de faire la liste des mes « réalisations 2015 » plutôt que celle de mes « résolutions 2016 ». De me pencher sur ce qui existe déjà, quoi. Et de savourer l’espace d’un instant ce que j’ai semé et récolté en 2015. En mode bien américain. Eh bien croyez-moi, ça fait un bien fou.

Vous aussi, faites la votre, de liste. Mettez-y tout ce que vous avez fait en 2015 et qui vous rend fier. Reprenez votre agenda, votre iCal, vos archives, vos méninges, et listez les :

  • Vos réalisations personnelles
  • Vos succès professionnels
  • Les trucs que vous n’osiez pas faire et que vous avez enfin fait
  • Les voyages que vous avez organisé, les endroits que vous avez visités
  • Les moments que vous avez passé avec vos amis, votre famille, les gens qui comptent pour vous
  • Les choses que vous avez apprises, lues, comprises
  • L’aide, le soutien que vous donné à quelqu’un
  • La contribution que vous avez apporté à un projet
  • Les diplômes que vous avez obtenus, les exams que vous passés
  • Vos réalisations sportives, humanitaires, associatives,
  • Les petits pas que vous avez effectués vers quelque chose qui vous tient à coeur
  • Les peurs que vous avez dépassées
  • Les choses qui ne signifient rien pour les autres mais qui à vos yeux ont été importantes
  • Bref … tout ce qui vous a rendu fier

Avec le recul que vous avez maintenant, vous réaliserez sans doute que sur le coup, certains de ces points n’ont pas été une partie de plaisir pour vous. Eh bien justement ! Vous l’avez fait ! Et je vous en félicite par avance :-)

Cette liste est votre meilleure alliée pour 2016. Parce qu’elle vous donnera un éclairage sur tout ce que vous possédez déjà, sur tout ce dont vous êtes capable et sur toutes vos ressources personnelles. Vous pouvez la garder précieusement pour vous ou la partager avec des personnes qui vous sont chères (et qui auront peut-être envie d’en faire de même avec vous !). Kiffez-là et soyez fiers du chemin que vous avez parcouru en 2015. Ces 365 jours vous ont transformé(e), et font de vous une personne exceptionnelle. Votre année 2016 n’en sera que plus grandiose !

Bonne semaine !

 


L’art de se poser les bonnes questions (pom pom pom)

Oui car c’est tout un art, ne nous y trompons pas…!

« Et surtout… pose toi les bonnes questions ». Combien de fois je l’ai entendue celle-là, dans plein plein plein de contextes différents. Une hésitation, une décision à prendre, une orientation, un problème fondamental. A l’heure de ma petite reconversion, je m’aperçois que des questions, je m’en suis énooormément posée tout au long de ma vie, mais en fait jamais les bonnes. Gloups. Je sais ça fait un peu Mr Bean dit comme ça, mais je fais partie de ces gens qui ont la tête qui fourmille en permanence de quinze mille interrogations, qui imaginent tous les scenari potentiels, élaborent toutes les hypothèses, préparent tout à l’avance, tout bien, tout propre, puis se trouvent décontenancés parce qu’on leur a posé la question de base, la question essentielle, mais c’est la seule, la SEULE à laquelle ils n’avaient pas pensé. Et dans ces moments-là, on a vraiment l’impression d’avoir une étiquette sur le front avec écrit « ridicule » dessus. Si si, je vous assure.

Ironie du sort, j’ai appris récemment avec mes fameux petits tests que j’avais fait un sport national du fait de tourner autour du pot avant de se lancer. « Vous êtes à l’écoute des autres, peut-être un peu trop », « vous vous posez beaucoup trop de questions pour avancer ». Hum hum, heinnnn c’est pour çaaaa. Ok.

Alors voilà, pour ceux qui comme moi, sont, à l’insu de leur plein gré, des ayatollahs de la remise en question, je crois pouvoir dire que ça se soigne. Ce que je vais dire va paraître complètement évident et sans doute même un peu simpliste aux yeux de beaucoup d’entre vous, mais j’assume, car je sais que ça parlera à ceux qui sont comme moi. Et toc.

Alors à eux, je dis, je vous ai compris : STOOP. Arrêtez de vous poser dix mille questions, d’encombrer votre tête en permanence, de vous laisser influencer dans votre réponses par qui vous voyez, ce que vous observez, les situations dans lesquelles vous vous retrouverez. Si vous faites ça, vous serez un derviche tourneur, une girouette, un indécis tout votre vie. Non mais allô quoi, qui a envie de ça!?

Alors posez-vous seul, le temps qu’il vous est nécessaire, un jour, trois jours, une semaine. Dans un monastère tibétain, une cabane abandonnée, un couvent, au fond de votre jardin, où vous vous voulez. Et posez sur une feuille les questions essentielles, celles qui sont vraiment fondamentales, qui vous permettront d’avancer, d’être en accord avec vous-même et surtout, d’être face à vous même et à ce que vous ressentez. Ma liste perso comprend celles-ci, mais libre à chacun d’élaborer la sienne en fonction de son propre « problème »:

  • Qu’est-ce qui me fait plaisir ?
  • De quoi ai-je besoin aujourd’hui ?
  • Quel est mon objectif en allant dans la direction que je vise ?
  • Que vais-je apporter ?
  • Qu’est-ce qui m’empêche d’aller dans la direction que je vise aujourd’hui ? (ou qui ?)
  • Comment puis-je y remédier ?

Voilà, j’ai testé pour vous hier, modestement installée dans mon petit salon parisien et… ça m’a fait du BIEN ! Alors allez-y, foncez, vous ne le regretterez pas !

Un grand grand merci à Christie et Hortense, qui en abordant le sujet « Se poser les questions qui font avancer » lors de notre dernier petit déj m’ont permis de faire un pas de géant !!

Je vous embrasse tous (ben oui, aujourd’hui j’ai envie tiens).

PS/ L’image du jour (Place d’Espagne, Séville, Septembre 2014) – imaginez votre process de prise de décision comme un pont, avec l’objectif de passer sur l’autre rive serein, heureux et conforté dans votre choix… (whaouuuu, comment elle est trop forte pour trouver des interprétations d’images à la mords-moi le nœud elle !!??)


Et alors, pourquoi ça devrait être une tare d'être sensible?

J’ai des souvenirs très très concrets des périodes récurrentes et assez peu réjouissantes au cours desquelles je cherchais stages, jobs et toutes-opportunités-disponibles-pourvu-que j’ai-un-truc-cet-été (chuuut ça faut pas le dire). Bon encore heureux, car elle n’est malgré tout pas si lointaine.

Je me souviens que l’une de mes proches amies m’avait envoyé un genre de présentation Marketing d’elle même. Une arme de destruction massive qu’elle utilisait à chaque entretien, synthétisant en gros son elevator speach, une présentation succincte de ses compétences, un argumentaire du style « pourquoi je suis là, pourquoi vous devez m’embaucher moi et pas une autre, qu’est-ce que je vais vous apporter de miraculeux » et ses 3 qualités / défauts (au cas où la question tombe). Son document m’avait considérablement aidé. Elle avait sans doute dû comprendre avant moi que je me posais toujours beaucoup de questions, mais jamais celles qui tombent! (pour ceux qui n’auraient pas suivi, voir ici). Bref, c’était top. D’ailleurs, pour ceux que ça intéresse, j’ai toujours ma version!

Bon je disgresse là. Tout ça pour en venir au point des 3 qualités / 3 défauts. Que celui à qui on n’a jamais posé cette question à un entretien lève le doigt. Bon, voilà. Bah moi, mon plus gros défaut quand j’étais étudiante, c’était ma sensibilité, mon émotivité. C’était un vrai, bon gros défaut, bien fat, bien là, et il fallait vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas le voir. Mais figurez-vous qu’en entretien ça ne se dit pas. C’est signe de faiblesse, de mollesse, de poltronnerie, d’incapacité à affronter le stress, enfin bref de tout ce qu’on veut y associer. C’est comme Voldemort dans Harry Potter, c’est le truc-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom. « Hein?? Elle est sensible? Olàlàààà mais c’est terrible ça!!! » Du coup, qu’est-ce que je faisais? Bah au lieu de déballer mon bon gros défaut, puisque loin de moi l’idée d’outrepasser les respectables règles d’usage, j’en déballais 3 tout miteux. Vous savez les fameux « faux-défauts ». Alors euuh « ben je suis très perfectionniste, parfois un peu trop impliquée, et parfois un peu trop organisée ». Super. Merci. Suivant! Et voilà comment on se ment à soi-même, aux autres, à tout le monde!! Bravo!! Le prix de l’interprétation revient à … Marion!!

Mais venons-en au fait. Sérieusement, est-ce vraiment une si grosse tare d’être sensible? Bon, en l’occurrence, dans le secteur du Luxe que je ciblais à l’époque, et qui est ni plus ni moins une énoooorme arène de fauves… oui, non, effectivement ça n’aide pas.

Ce que j’ai mis du temps à comprendre en fait, c’est que ce qui peut être perçu comme une énorme tare chez les uns peut être une vraie potion magique, un truc fantastique, un sésame qui ouvre des milliers de portes chez les autres. LA clef d’entrée dans un secteur différent, un métier différent.

Bon maintenant j’ai compris, c’est bien pour ça que je me reconvertis!

Allez, bon weekend les loustics!

Photo / JR, Women are Heroes (Huffington post, Vanderlei Almeida)


Vivre

Depuis Vendredi soir, mes mots ont pris la poudre d’escampette. Ils craignaient d’être maladroits, déplacés, excessifs ou justement trop faibles.

Et puis j’ai lu, j’ai vu, j’ai écouté. Les témoignages poignants, les messages d’amour, les soubresauts d’espoir, la dignité des familles touchées. Un petit garçon aux côtés de son papa, qui a répété que les fleurs et les bougies, c’était fait pour nous protéger. Une mamie extra qui a dit « aimez-vous les uns les autres, et zut aux barbares ». Un jeune musulman qui a ouvert ses bras aux passants, contre l’islamophobie, le temps d’un câlin. J’ai vu dans mon pays que je chéris tant, une onde de tolérance, de paix, de pudeur et d’unité.

Pur produit de la génération Facebook, j’ai été scotchée aux réseaux sociaux depuis Vendredi. Non-stop. En temps réel, j’ai suivi avec angoisse les avis de recherche lancés par les proches. J’ai vu défiler les visages de dizaines de jeunes. Des « comme moi », des « comme nous ». Des jeunes géniaux, qui avaient des projets plein la tête, des voyages en perspective et des rêves à réaliser. Des filles et des garçons brillants, passionnés, inventifs, épanouis. Coupés net dans leur élan.

La fugacité. La fugacité de la vie, la fugacité des choses, c’est le premier sentiment qui m’est venu. La vie qui ne tient qu’à un fil. La vulnérabilité de chacun. Cette amie qui était au Bataclan, la veille. Cette autre amie qui habite à deux pas de la rue de Charonne.

Alors les mots sont revenus. Confucius disait « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une ». Tristement, ce sont des événements comme celui-là qui nous le rappellent. Quelques siècles plus tard, Steve Jobs prononçait les mots suivants lors de son discours à Stanford : « Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur ».

Aussi crus qu’ils puissent paraître, ces mots nous raccrochent à la vie. A ce que nous sommes. A la responsabilité que nous avons de notre propre bonheur. La vie ce n’est pas demain, ni après-demain. La vie c’est aujourd’hui.

Aujourd’hui justement, c’est un pays entier qui se raccroche à la vie. A sa culture, à sa joie de vivre, à tout ce qui le compose. Parce que la liberté coule dans notre sang, la seule réponse qui me vient aux infamies qui ont été commises, c’est de VIVRE. Vivre encore plus. Vivre follement. Par loyauté envers les victimes. Pour prouver à ces barbares qu’ils ne nous auront pas. Et pour nous. Pour faire de nos vies ce dont nous rêvons qu’elles soient.

Accrochons-nous à la vie, à nos vies. Accrochons-nous à nos rêves, à nos projets, à nos envies. Vibrons, débordons d’énergie, dévorons l’existence. Si vous l’acceptez, je vous propose un premier pas. Prenez :

  • 1 papier
  • 1 stylo
  • 3 minutes

Et listez toutes les choses que vous voudriez absolument faire avant de mourir. « Things I’d like to do before I die ». L’intitulé n’est pas très réjouissant, je vous l’accorde. Mais l’effet est invariable. Vous pouvez lister 10, 20, 30 ou 50 choses que vous voulez faire avant de mourir, peu importe. Notez tout ce qui vous vient. Notez uniquement des choses qui dépendent de vous. Des trucs les plus petits, les plus accessibles, aux rêves les plus grandioses. Et commencez à honorer vos idées, vos délires, vos ambitions. Un par un, une par une.

Gardez précieusement votre liste. Soyez fidèles à vos envies, à vos rêves. Commencez dès aujourd’hui à les réaliser. Voyagez, planifiez, créez, entreprenez, osez, construisez. Demain n’attend pas. Life is now. VIVEZ.

Avec tout mon amour,

Marion

Photo / Pexels

 

 


L’entreprise peut-elle vraiment ignorer les individualités qui la composent ?!

Faites entrer l’accusé !! Bon, ça ne m’arrive pas souvent de faire des billets-coup-de-gueule, mais là je dois reconnaître que c’est nécessaire ! Que je vous raconte… Tout a commencé ce matin avec un atelier organisé par le service du Développement Économique d’une ville voisine de la mienne. Ateliers que j’affectionne tout particulièrement d’ailleurs, au point de m’y rendre chaque mois. Le thème du jour laissait présager d’un article bien sympathique sur ce blog : « Comprendre et répondre aux besoins de reconnaissance professionnelle ». La reconnaissance, c’est un vrai sujet, n’est-ce pas ? Mais du coup tant pis, ça fera l’objet d’un prochain post. Ben oui, parce que la séance a tourné au débat en mode cage aux lions autour d’un thème crucial : l’entreprise est-elle là uniquement pour faire du résultat ou également pour considérer ses employés en tant qu’individus à part entière ?

C’est parti en vrille au moment où la conférencière à enchaîné un certain nombre de préceptes sur la reconnaissance des managers. Souhaitant (j’imagine) défendre l’idée d’une séparation des domaines pro et perso, nous avons eu droit à un somptueux : « dans l’entreprise, on est pas une personne, on est une fonction »…(!!) Immédiatement illustré d’un argument totalement hors-contexte : « vous savez, moi je connais des grands patrons qui une fois rentrés chez eux se comportent comme des petits garçons devant leur femme ».

Puis, devant les oh et les ah de certains participants lui reprochant un discours quelque peu dépassé, et peu aligné sur l’orientation des nouvelles générations, voilà notre intervenante qui s’enfonce : « oh vous savez, la génération Y, elle n’a pas de scrupules, elle est sans pitié dans l’entreprise »… (soupir). Bon ok… par où je commence ?

Il semblerait qu’il existe encore des personnes pensant que le seul et unique objectif d’une entreprise soit de créer du résultat. Ne prenant pas un seul instant en compte ses salariés en tant qu’individus, ayant une vie pro ET perso. Ah c’est sûr qu’à les écouter, on avait l’impression d’être une bande de joyeux drilles mi-soixante huitards / mi-bisounours, en quête d’un idéal philanthropique. Mais franchement, il est où le juste milieu là-dedans ?

Bien sûr qu’une entreprise est là pour faire du résultat. Mais qui est-ce qui le fait, ce résultat ? Ce sont les Hommes, avec un grand H. Alors il faut bien mettre les hommes au service du résultat, non ? Des collaborateurs épanouis, heureux, trouvant du sens à leur travail, ne sont-ils pas plus bénéfiques à l’entreprise que des petits soldats mettant de côté toute leur humanité pour qu’elle ne dérange personne ? Allô…?? Les temps modernes sont révolus !!

J’ose croire qu’aujourd’hui les dirigeants considèrent leurs collaborateurs comme des personnes à part entière, et pas simplement comme des « fonctions ». Chacun de nous est unique. Chacun de nous a une personnalité, des passions, des talents qui font sa richesse. Et c’est bel et bien la prise en compte de cette singularité qui permettra aux entreprises de tirer le meilleur parti de leurs ressources humaines. Au service … de leur résultat.

Et vous, vous en pensez quoi ?

Photo / Lafauteauxjouets.fr


Parfois, quelques mots valent mieux qu’un long discours

« Oser, c’est perdre pied momentanément. Ne pas oser, c’est se perdre soi-même. »

Søren Kierkegaard


Coaching by Marion : now open !

Mes lecteurs adorés :) Après une année intensive d’immersion dans l’univers du développement personnel, j’ai l’immense joie de vous annoncer que je suis aujourd’hui Coach Professionnelle Certifiée !! \ (^_^) // ** danse du soleil **

Je profite de ce post pour vous expliquer le principe de mon travail. En fait, le coaching consiste à vous permettre d’atteindre un objectif que vous vous êtes vous-même fixé. Par exemple « je voudrais m’affirmer davantage, apprendre à dire non … je voudrais lancer ma boîte … je voudrais être moins stressé(e) ». En tant que coach je vous accompagne pour :

  • Dépasser vos barrières psychologiques, les freins, les blocages, les saboteurs qui vous empêchent d’avancer. Vous savez, toutes ces petites voix qui vous disent : « pfff, nan mais de toutes façons je suis trop nul(le), je suis incapable de faire ça »… « franchement, c’est complètement ridicule comme idée, je ferais mieux de me taire »…
  • Vous permettre d’utiliser des ressources dont vous ne soupçonniez même pas l’existence, vous recentrer sur vos talents, vos forces, vos atouts, ce qui vous rend unique, ce qui fait de vous une wonderwoman / un super héro … Et utiliser tout ça pour vous dépasser et atteindre votre objectif !

Le coaching peut ainsi vous permettre de :

  • Développer votre confiance en vous
  • Mieux vous affirmer / Poser des limites
  • Développer votre leadership
  • Détecter vos talents
  • Mieux gérer vos émotions
  • Améliorer votre relation aux autres
  • Clarifier / Gérer votre projet professionnel
  • Créer / Développer votre entreprise
  • Changer de job / Trouver un job
  • Opérer une reconversion professionnelle

Et plein d’autres choses encore… Car le secret du coaching, c’est que vous obtenez bien plus que l’atteinte de votre objectif : vous bénéficiez de tous les effets secondaires !! J’ai nommé : mieux se connaître, donc mieux fonctionner avec soi-même et avec les autres, connaître ses propres schémas de réussite, etc.

En ce qui me concerne, j’ai acquis une expertise sur le coaching des profils de type « génération Y », à savoir les personnes entre 20 et 35 ans. De nombreuses recherches, lectures, analyses m’ont permis de bien comprendre cette population d’un autre genre 😉 Je suis donc bien placée pour accompagner les Y dans leur quête d’un épanouissement professionnel et / ou personnel.

Je vais organiser des Ateliers en format soirée dans les mois qui viennent, sur des outils pratiques de développement personnel. Ils vous donneront des clés et des méthodes efficaces pour être au top … donc STAY TUNED !

Belle semaine à tous !

Photo / Samadhicoaching.com


Leadership au féminin : 4 conseils pour sortir du « labyrinthe »

Vous avez peut-être déjà entendu parler du « plafond de verre »… Vous savez, cette métaphore utilisée pour désigner la difficulté pour certaines catégories de personnes (notamment les femmes) à accéder aux niveaux supérieurs dans une structure hiérarchique ? Ça y est, vous y êtes…

Bon, bah vous pouvez la jeter à la poubelle :) Eh oui, parce que cette expression date des années 80. Et n’en déplaise aux aficionados de cette époque par ailleurs magique, aujourd’hui on ne parle plus de « plafond de verre » mais de « labyrinthe ». En fait c’est surtout vrai depuis la publication d’un article relatif à ce sujet par la Harvard Business Review en 2007. Linda L. Carli, la professeur de psychologie qui s’est penchée sur la question a notamment conclu que: « Ce n’est pas le plafond de verre qui empêche les femmes d’arriver dans les comités de direction, c’est l’accumulation des obstacles qui se dressent sur leur chemin ». D’où, le labyrinthe…

Identifiés par des recherches universitaires et gouvernementales, ces obstacles seraient les suivants :

  • Le préjudice fait aux femmes : les hommes sont promus plus rapidement qu’elles, avec des qualifications équivalentes.
  • La résistance au leadership des femmes : les femmes managers qui réussissent sont perçues comme plus agressives et plus égoïstes que les hommes managers : le syndrome de la Reine des abeilles !
  • Leur difficulté à trouver un style de leadership : beaucoup de femmes leaders ont du mal à réconcilier les qualités que l’on apprécie chez les femmes (compassion pour les autres, sens de la collectivité) avec les qualités que l’on pense nécessaires aux leaders (affirmation de soi et contrôle).
  • Les exigences familiales : ce sont les femmes qui s’occupent le plus de leur famille. Débordées, elles manquent de temps pour s’engager dans les réseaux, pourtant essentiels à leur avancement.

Désamorçons d’emblée la critique, cet article n’a rien d’un pamphlet féministe. Les constats énoncés ci-dessus proviennent d’études très rigoureuses, ils ne font donc qu’éclairer une réalité. Et puis finalement je trouve ça plutôt positif de pouvoir comprendre les raisons objectives qui font qu’à un certain moment les femmes se sentent ralentir dans leur carrière. Ça permet de trouver des solutions !

Et c’est ce à quoi se sont attachées trois professeurs spécialistes des questions de diversité et de gestion des ressources humaines à Audencia Nantes Ecole de Management : Christine Naschberger, Camilla Quental et Céline Legrand. Ce qu’elles préconisent ne relève pas de la magie : il faut agir, se prendre en main, et provoquer les situations. Eh oui, car comme le dit un vieux dicton : la seule façon de le faire… c’est de le faire. Bref, voici leurs 4 conseils aux femmes qui veulent sortir du labyrinthe inconscient, issus de l’article du CIO :

Conseil 1 : Négociez davantage et tout au long de votre carrière
Les hommes ont tendance à demander les choses qu’ils veulent et prennent l’initiative de négocier deux à trois fois plus que les femmes. Vous devez donc négocier davantage et il ne s’agit pas seulement de parler de votre rémunération à l’arrivée dans l’entreprise ou dans un poste, mais de négocier des augmentations de salaire et des promotions tout au long de votre carrière.

Conseil 2 : Trouvez des appuis interpersonnels à l’interne et à l’externe
Il est essentiel d’avoir un parrain qui pourra vous aider à naviguer dans les politiques d’entreprise et vous protégera dans vos contacts avec votre hiérarchie. Si votre entreprise ne propose pas formellement des mentors ou des parrains, allez les chercher de manière informelle au sein de l’entreprise et à l’extérieur de celle-ci.

Conseil 3 : Créez et entretenez vos propres réseaux mixtes et non mixtes
Les possibilités de carrière (et une meilleure rémunération) se multiplient en adhérant à des réseaux professionnels. Néanmoins, les femmes semblent avoir moins tendance à se mettre en réseau que les hommes pour diverses raisons, surtout parce qu’elles donnent la priorité aux aspects liés à la vie personnelle et familiale. Il est donc important de créer et d’entretenir des réseaux d’hommes et de femmes cadres. Plus que la quantité des relations, c’est leur qualité qui prime.

Conseil 4 : Décodez les règles de l’avancement dans l’organisation et mettez-vous en avant
Créés en grande partie par et pour les hommes, les systèmes organisationnels ont tendance à privilégier les pratiques de travail, les structures et les normes, les valeurs masculines, tout en dévaluant ou en ignorant ceux attribués ou qui pourraient convenir davantage aux femmes. Vous devrez donc décoder les règles non écrites de l’avancement dans votre entreprise. Par exemple, est-il mal vu de quitter le travail à 17 heures pour aller chercher un enfant à l’école? De même, vous devez vous mettre en avant, faire votre auto promotion, qui constitue un aspect-clé de la progression de la carrière.

A mon sens, s’il n’y avait qu’un seul point à retenir, ce serait cette dernière phrase. Se mettre en avant, faire son auto promotion. En y allant raisonnablement, par petits pas, c’est un moyen accessible d’amorcer tout le reste.

En espérant que cet article ait pu vous offrir des pistes de réflexions, je vous souhaite un merveilleux weekend !

Photo / Astucesdefilles.com


"Et toi, tu fais quoi dans la vie ?"

On est tous d’accord, c’est dans 90% des cas la question number 2 quand on rencontre une nouvelle personne, après l’essentiel : « tu t’appelles comment ? »

Et dans 90% des cas aussi, on répond au choix (selon ce qu’on a envie de dire ou de ne pas dire) :

  • par son métier (« je suis journaliste », « je suis avocat »)
  • par son secteur (« je suis dans la com' », « je bosse dans la finance »)
  • par le nom de sa boîte (« je travaille chez Duchmole »)

S’ensuit généralement une vague description du poste, avec la volonté non camouflée de simplifier au maximum la job description pour atteindre tous les publics (« En gros, je m’occupe de … pour que … « ). Et en options, en fonction des cas, une mise en avant des compétences acquises pour ce faire (« j’ai une formation de … ») et de l’expérience passée.

Alors voilà, aujourd’hui je vous parle de ça parce que j’ai visionné la géniale conférence Ted de Simon Sinek, « Comment les grands leaders inspirent l’action ». Et mon objectif c’est de vous expliquer comment on peut être inspirant en répondant à la question « et toi, tu fais quoi dans la vie ? » :)

En fait, lorsque l’on répond selon le schéma (hautement caricatural) que j’ai décrit plus haut, on poursuit une explication qui, dans l’idée, part de l’extérieur de soi pour aller vers l’intérieur de soi. Je m’explique : l’extérieur c’est ce que tout le monde peut voir, votre job title. L’intérieur, c’est ce qui vous a mené à faire ça (vos formations, patati patata). Donc on commence par décrire le WHAT (ce qu’on fait) pour ensuite parler du HOW (comment on le fait).

Et c’est là qu’intervient toute la magie de Simon Sinek et de son (très modestement baptisé) « Golden circle ».

Illustration :

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Vous l’aurez compris, le principe de Simon c’est de faire l’inverse, de partir de l’intérieur vers l’extérieur, et surtout, surtout, de parler d’un truc donc on ne parle jamais en temps normal : le WHY.

Donc dans l’ordre de parler de :

  1. Why : Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Quel est l’objectif ? = Quelles sont vos convictions ?
  2. How : Comment faites-vous cela ? = A quels talents, compétences faites vous appel ?
  3. What : Que faites-vous ?

Simon est parti du constat que tout le monde sait ce qu’il fait, la plupart des personnes savent comment elles le font, mais peu d’individus savent pourquoi ils font ce qu’ils font. C’est valable aussi bien pour les personnes que pour les entités. C’est ce qui explique entre autres le succès de Apple et l’insuccès de ses concurrents. Parce qu’Apple a une vraie vision : thinking differently and challenging the statu quo.

Qu’en est-il de nous lorsque nous nous présentons ? Nous avons tous une histoire de vie, des anecdotes, une raison pour faire ce que nous faisons aujourd’hui. Parce que la vie est un parcours et que nous ne sommes pas arrivés là par hasard. Et au fond, ce que les autres ont envie d’entendre, lorsqu’ils nous posent cette fameuse question, ce n’est pas « qu’est-ce que tu fais ? », c’est « qu’est-ce qui t’a mené là ? quelle est ton histoire ? quel est le sens de ce que tu fais pour toi ?  »

« People don’t buy what you do, they buy why you do it »

(Simon Sinek)

Que l’on soit dans une dimension de business ou pas, peu importe, le but n’est pas de découvrir ce que vous faites mais pourquoi vous le faites, en quoi est-ce que vous croyez.

Et vous savez pourquoi en suivant ce schéma vous toucherez beaucoup plus votre interlocuteur ? Parce que c’est biologique. Notre cerveau d’homo sapiens est composé du cerveau limbique et du néocortex. Le néocortex est le siège du rationnel, de l’analytique, du WHAT. Le cerveau limbique, lui, est le siège des émotions et de la prise de décision, c’est le cerveau du WHY. Lorsqu’un individu prend une décision, c’est son limbique qui décide s’il le sent bien, et son néocortex qui rationalise la décision. C’est la raison pour laquelle il nous arrive parfois d’avoir envie de prendre une décision qui paraît rationnelle, et en même de se dire « je ne le sens pas ». Votre cerveau limbique n’est pas d’accord, et comme c’est lui qui a le mot de la fin, ça vous laisse un peu perplexe.

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Voilà, c’est prouvé scientifiquement.

La théorie de Simon Sinek explique pourquoi les grands leaders de ce monde se sont détachés du lot : parce qu’ils avaient une conviction, une vision et qu’ils ont inspiré les autres. Il y en avait sans doute beaucoup d’autres à côté qui faisaient la même chose, mais qui n’étaient pas centrés sur leur motivation profonde et qui du coup n’ont pas déclenché le même enthousiasme. Ça explique aussi pourquoi un recruteur sera beaucoup plus séduit par un candidat qui partage ses convictions. Et ça explique enfin ce qui nous donne envie de parler des heures avec quelqu’un qui est passionné par son job et qui a de vraies choses à raconter sur la raison pour laquelle il le fait.

« If you talk about what you believe, you will attract those who believe what you believe »

(Simon Sinek)

D’un point de vue business, il est indéniable qu’en pitchant de cette façon, vous serez beaucoup plus inspirant et vous déplacerez des montagnes. On cherche toujours à rentrer dans les détails, à expliquer ce qu’on fait, comme ça se passe, mais tout cela n’est qu’un moyen au service d’une cause : le WHY.

« What you do simply proves what you believe in »

(Simon Sinek)

Votre WHY, c’est ce qui vous rend unique, parce qu’il n’y a pas deux histoires similaires. Deux plombiers peuvent exercer un même métier avec une passion commune, mais il le feront tous deux pour des raisons différentes. L’un sera plombier parce qu’il est passionné par l’ingénierie du système, l’autre peut-être parce que s’est inscrit dans ses gênes de se rendre utile aux autres. Bref, notre WHY c’est notre ADN, notre empreinte, notre marque de fabrique.

Allez, pour finir un exemple parlant pour illustrer tout cela, en mode sans / avec le Golden Circle. Imaginons un ostéopathe qui se présente lors d’un atelier organisé dans sa ville :

« Bonjour, je m’appelle Trucmuche, je suis ostéopathe. Cela fait 5 ans que j’ai mon cabinet basé à Pétaouchnoke. Je suis spécialisée pour les personnes qui ont des problèmes de dos. J’ai toujours été très intéressée par les médecines douces et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de me former à ce métier il y a maintenant 8 ans. »

Et avec le ★★★ Golden Circle ★★★ :

« Bonjour, je m’appelle Trucmuche. Il y a 8 ans, j’étais encore au lycée, et j’avais d’énormes problèmes de dos. Je suis allée voir un ostéopathe qui m’a miraculeusement soignée en l’espace de 3 séances, alors que ça faisait des années que je me trainais ce problème. J’ai découvert tous les bienfaits de l’ostéopathie, alors j’ai choisi de me former à ce métier parce que j’étais intéressée par les médecines douces et que celles-ci m’avaient sauvée de mes douleurs. Aujourd’hui je suis ostéopathe, je travaille dans mon cabinet de Pétaouchnoke, et je suis spécialisée dans les problèmes de dos ».

Évidemment, je vous vois déjà me dire « oui enfin quand même, je vais pas raconter ma vie », et je suis d’accord avec vous, tout cela sonne beaucoup plus adapté au marché américain qu’à notre marché français. MAIS, j’ai évidemment grossis le trait dans mon exemple, et vous pouvez trouver votre manière d’exprimer votre WHY d’une manière qui vous ressemble et avec laquelle vous êtes à l’aise. A la rigueur, testez-en différentes versions avec des personnes que vous êtes certain(e) de ne pas revoir ! So what, au pire vous ne pourrez qu’améliorer votre performance :) Fake it until you make it !

Allez, la prochaine fois que l’on vous demande « et toi, tu fais quoi dans la vie? », repensez au Golden Circle de Simon et vous verrez la différence !

Bonne semaine à tous !

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