Redécouvrir les pépites de son enfance... quand on enquête sur soi

On naît. On est petit, insouciant, créatif, spontané. Auprès des autres, on est un être libre, naturel et authentique. Puis, pour développer un lien social digne de se nom, on s’adapte. On se conforme à des règles, à des codes. Ceux de la famille, de l’école, de notre environnement, puis de l’entreprise. On se met au diapason, on corrige, on se réajuste pour coller au groupe, être accepté, entrer dans la norme. La vie nous invite à faire des choix. On a l’impression de diriger sa barque, jusqu’à au jour où l’on se rend compte que l’on s’est un peu éloigné de nous-mêmes.

On ressent alors une puissante envie de revenir vers soi. Vers ce que l’on est vraiment, en dessous de tous ces costumes que l’on a enfilés un à un pour s’adapter aux différents environnements que l’on a traversés. On revient sur des sentiers que l’on avait oubliés. Pourtant il nous sont familiers, parce qu’ils ne nous ont jamais vraiment quittés. Et c’est grisant, vraiment.

Quand vous étiez petit, vous n’étiez pas grand, et pourtant. Vous étiez « sans filtre » ! Votre personnalité, vos goûts, vos activités de l’époque en disent sûrement long sur ce que vous êtes tout à l’intérieur, sur vos rêves les plus enfouis, sur votre comportement naturel, sur vos préférences.

IMG_7180

Moi, petite, je ne m’ennuyais jamais. Je pouvais passer des heures à m’occuper toute seule. A lire, écrire dans des cahiers, à assembler des colliers de perles, faire des bracelets brésiliens, dessiner, peindre (ahhh le souvenir des kitschissimes « numéros d’art »), jouer à la poupée, collectionner des crayons de toutes les couleurs…. A la maison, j’étais un peu dans mon monde à moi, incarné par l’univers douillet de ma chambre. D’ailleurs ça agaçait prodigieusement mon frère, que je sois en mode auto-suffisant. Bah oui, parce que pour jouer à Starsky & Hutch, c’est quand même mieux d’être deux. Ha ! A l’école j’étais une petite fille sociable. Pas hyper « fifille » d’ailleurs : j’avais des amis aussi bien filles que garçons, et mon « best friend » de l’époque s’appelait Jérôme. Je n’étais pas hyper sportive… comment dire. J’ai redoublé 3 fois la balle jaune au tennis, je n’ai pas franchement accroché avec la danse (trop fifille ?) et mes parents ont préféré que j’arrête de faire du vélo seule dans la rue car comme j’avais tendance à être dans la lune, c’était un peu risqué… Ah si, la seule exception c’était le judo, où j’étais assez pugnace ! (hum). Sur la photo, j’étais probablement en train de me faire un petit trip château de sable sur une plage de Bretagne. D’ailleurs c’est plutôt rare les photos de moi en plein air, car globalement je n’étais pas hyper branchée activités d’extérieur. Au panthéon de mes jeux de société préférés, il y avait , le « Petit Bac », « Qui est-ce ? » et le « Pictionary ». Après que mon frère s’en soit lassé, j’ai gardé toutes ses cartes « Magic » et le dé bizarre qui les accompagnait. Je n’y comprenais strictement rien mais elles avaient un petit côté mystique qui me plaisait déjà :-) Le mercredi après-midi on allait à la bibliothèque, et je revenais avec un sac entier de livres que je dévorais en attendant le mercredi suivant. Les adultes qui m’entouraient disaient de moi que j’étais une enfant sage, facile, câline, patiente (sauf avec mon frère bien sûr…), enjouée, sensible (… et sacrément susceptible), peu influençable … et parfois un peu autoritaire (ah bon ?)

Avec le recul, je réalise que ma reconversion m’a permis de me reconnecter à la petite fille que j’étais. C’est dingue à quel point les choses que l’on aime et que l’on n’aime moins dans notre enfance nous définissent dans nos goûts, nos intérêts, nos attraits d’adulte. Quand je repense aux parties de Monopoly familiales, au cours desquelles je faisais invariablement faillite avec mes 3 pauvres maisons si difficilement acquises (et qui plus est, dans des rues de seconde zone) … effectivement j’y retrouve assez bien mon peu d’intérêt pour tout ce qui touche de près ou de loin aux investissements, ou au triptyque finance-gestion-fiscalité.

Bref, tout ça pour dire, qu’en période de reconversion, l’enfance est un thème majeure à explorer dans le cadre de son introspection ! Alors pour vous permettre d’explorer la votre, voici un petit set de questions exploratoires… Et si ces souvenirs vous semblent bien loins, n’hésitez pas à interroger vos proches, vos amis, pour grappiller des informations !

Exercice pratique pour vous reconnecter à votre « enfant intérieur » :

  • Que faisiez-vous quand vous aviez du temps libre ?
  • Quels étaient vos jeux / jouets / activités préférés ?
  • Qu’est-ce qui vous plaisait particulièrement dans ces activités ?
  • Aviez-vous des activités extra scolaires ?
  • Qu’est-ce qui vous plaisait dans ces activités ?
  • Que faisiez-vous particulièrement bien, sans effort particulier ?
  • Qu’est-ce qui vous valait les compliments / l’admiration / l’étonnement des adultes ?
  • Quand on vous demandait « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », que répondiez-vous ?
  • Faites la liste de tous les métiers / toutes les choses que vous avez rêvé de faire, enfant.
  • En face de chaque métier, écrivez ce qui vous attirait dans ce job. Est-ce que c’était la notoriété, le prestige, le fait d’aider ou sauver les autres, de voyager, de prendre des risques, de porter un uniforme… ?
  • En dehors des métiers, quel genre de vie rêviez-vous d’avoir ? Où vous imaginiez-vous habiter ?
  • Quand vos parents vous décrivaient à d’autres personnes, quels qualificatifs utilisaient-ils pour le faire ? (calme, rigoureux, créatif, subtil, intrépide, sensible, autoritaire, spontané, leader, réfléchi, hyperactif, casse-cou, rêveur, manuel… ?)
  • A l’école, que disaient vos profs de vous ? Si vous avez gardé vos carnets, vos bulletins de note, plongez-vous dedans, ce sont des pépites !
  • Quelles étaient les matières / activités ou vous performiez ?
  • Quels personnages / personnes admiriez-vous tout particulièrement ? (héros de film ou dessin animé, personnalité, acteur, chanteur, etc. ?
  • Qu’est-ce qui vous plaisait en eux ? Leur talent, leur image, leur courage…?

Tous ces éléments sont autant d’indices qui, mis bout à bout, veulent dire quelque chose de vous. De l’environnement dont vous avez besoin pour vous sentir épanoui. Des domaines qui vous attirent. De vos talents, vos intérêts, vos sensibilités personnelles. Des valeurs que vous avez envie de retrouver dans votre job. Du type de personnes avec qui vous aimez travailler. De l’atmosphère dont vous avez besoin pour être bien.

Pour ce qui concerne les métiers dont vous rêviez enfant, ne cherchez pas à les appliquer directement à votre situation actuelle. Peut-être que vous vous dites : « ok, petite je voulais être chanteuse ou actrice. C’est bien beau tout ça, mais aujourd’hui je ne vais pas devenir Rihanna ! So what ? ». Je vois où vous voulez en venir. Les rêves que l’on a petit, quand on les transpose dans le monde réel ont ce goût de farfelu, d’extravagant et parfois d’irrationnel. Alors pourquoi est-ce important de les sortir du grenier aujourd’hui ? Parce qu’en fait, vos rêves d’enfant parlent de ce qui se cache derrière eux. Le but n’est pas de les prendre au premier degré et de devenir cosmonaute, princesse ou aventurier. Le but est de comprendre ce qui vous attirait là-dedans. D’où la question : « en face de chaque métier, écrivez ce qui vous attirait dans ce job » Eh oui, car dans vos rêves d’enfant se cachent… les bénéfices que vous souhaitiez obtenir en les réalisant. Mmmhhhh c’est bigrement intéressant tout ça.

Jessie, que j’ai interviewée lors de l’écriture de mon livre et qui s’est réinventée dans la naturopathie est un exemple parlant : « Quand j’étais petite, je voulais faire vétérinaire et après j’ai quand même très vite voulu me diriger vers tout ce qui était en lien avec la santé. Comment ça m’est venu ? Par le côté humain je pense. J’ai besoin de donner aux autres, d’aider les autres. »

Vous voyez le lien maintenant ? Ces rêves vous donnent des clés pour traduire vos aspirations profondes. Peut-être qu’en cherchant à devenir actrice ou chanteuse, pour reprendre notre exemple, le rêve parle d’une envie de prestige, d’argent, de succès ? D’un besoin d’être au centre de l’attention ? D’une sensibilité artistique ? Cherchez, vous allez forcément trouver !

Mon conseil :

Menez votre enquête patiemment et savourez-en chaque étape.

Et surtout, surtout, n’hésitez pas à vous réapproprier en tant qu’adulte, les activités qui vous plaisaient tant dans votre enfance. Vous verrez, c’est savoureux. Les crocodiles en perles que j’ai méticuleusement assemblés durant ma transition pourront en témoigner. Plus sérieusement, ce blog est le premier pas concret que j’ai fait pour renouer avec ma sensibilité littéraire quand je me suis reconvertie, et il m’a menée bien plus loin dans mes envies d’écriture que je ne l’aurais imaginé… 😉  A bon entendeur !


Mais au fait, pourquoi ce livre ?

Épars. Oui, voilà, comment je qualifierais la présence de billets sur ce blog depuis quelques mois. Sporadique, disséminée, dispersée. Et pour cause mes petits chéris … pendant tout ce temps, j’en ai écrit des lignes. Mais pas ici. Parce que je vous ai préparé une surprise de taille…. (roulement de tambours)…. un LIVRE !

Voilà pratiquement deux ans que ce projet a émergé dans un coin de ma tête. D’abord je l’ai imaginé. Cette envie d’écrire, je la porte au fond de moi depuis que je suis petite, comme un rêve. Mais bon, il m’a fallu une bonne dose d’audace pour m’autoriser à me sentir légitime sur ce projet d’auteur. Une fois passée cette étape, j’ai enquêté, approfondi mon sujet, bûché pour donner forme au manuscrit (ça n’a pas toujours été facile !). J’ai pris du recul pour mieux le regarder, puis je suis retournée le modeler, l’affiner, l’enrichir pour qu’il colle exactement à mes attentes. Je l’ai couvé en attendant qu’il trouve son éditeur. J’ai sauté de joie quand j’ai appris qu’il serait publié par la maison dont je rêvais. Et petit à petit, je l’ai laissé passer entre d’autres mains que les miennes… se faire beau pour mieux vous rencontrer. Et je suis très fière de vous annoncer qu’il sortira dans quelques jours et que vous pouvez d’ores et déjà le pré-commander en ligne ! Il s’appelle « Réinventer sa vie professionnelle… quand on vient de la commencer ». Il sortira le 7 décembre, aux éditions Eyrolles. Je l’ai écrit et illustré. Je suis remplie de sentiments contraires à l’idée de le voir naître : impatiente, un peu gênée (j’y ai mis tout mon coeur et je l’ai écrit avec mes tripes), mais surtout très excitée :)  Tadaaaam :

mockuplivre_marionlfd

De quoi parle t-il ? Voici un extrait de la quatrième de couverture …

Suis-je vraiment à ma place dans ce que je fais ?
Le job de mon boss ne me fait pas rêver… c est normal ?
Si je ne fais rien, est-ce que je vais passer à côté de moi-même ?
Si ces questions vous parlent, rassurez-vous, vous n êtes pas un cas isolé ! À l heure où tout le monde rêve de trouver du sens, la génération Y a elle aussi envie d accéder au kif professionnel. Pourtant repartir de zéro relève parfois du défi : tout plaquer, certes, mais pour faire quoi ? Avec quel argent ? Comment braver ses peurs et sauter le pas ? Parsemé de témoignages de vrais reconvertis, de conseils concrets, de tests ludiques et d exercices… ce livre vous accompagnera à chaque étape de votre reconversion.
Yes you can !

Vous l’aurez compris… c’est un guide de développement personnel ! Et il s’adresse à tous les vingtenaires / trentenaires qui aimeraient d’une façon ou d’une autre (re)mettre d’avantage d’eux-même dans leur job, pour s’y sentir (enfin) à leur place.

 

Pourquoi avoir choisi d’écrire un livre sur la reconversion, destiné à la génération Y ?

C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Certains d’entre vous le savent déjà, je me suis moi-même reconvertie à 28 ans, en passant de l’univers du marketing à celui du coaching. Dit rapidement, comme ça, on a l’impression que ça c’est fait de façon totalement simple et fluide. En fait pas du tout. Ha ! Je vous ai bien eus.

Avant de trouver ce que je voulais « vraiment faire de ma vie » (aider les autres à trouver leur voie), j’ai d’abord raté ma première reconversion. Oops. J’ai quitté un CDI (oui je sais) qui ne me convenait pas, pour monter une boîte de maroquinerie avec une amie. En quittant le monde de l’entreprise pour reprendre ma liberté (n’ayons pas peur des mots), je me suis sentie très whaouh. Très licorne arc-en-ciel (hum ?!), en mode « ouais, moi je suis une néo-entrepreneuse », et toc ! Sauf qu’au bout de huit mois, je me sentais toujours à côté de mes pompes, et pas du tout dans ma « zone d’excellence » (#fail). Alors j’ai gentiment quitté ce projet en expliquant à mon amie que cette aventure n’était pas faite pour moi, et que je devais trouver ma (vraie) mission de vie. Et en licorne arc-en-ciel un peu déchue et claudiquante (et craintive de ce qu’on allait bien pouvoir penser de moi…), je suis rentrée à l’écurie pour faire un point avec moi-même.

J’étais zombie, perdue. J’avais besoin de me recentrer sur qui j’étais vraiment. Le hasard faisant bien les choses, j’ai rencontré une consultante dont le métier était justement d’aider les gens à identifier le job de leurs rêves, grâce à un super test : le STRONG® (oui, celui que je fais moi-même passer à mes clients maintenant, ha !). En attendant fébrilement mes résultats, j’ai entrepris de refaire un point complet sur mon parcours, et de rassembler tout ce que l’on avait bien pu dire de moi, de ma personnalité, de mes qualités : quand j’étais petite par le biais de mes parents, puis à l’école, au collège, au lycée, pendant mes stages, mes colonies de vacances, etc. J’ai repris mes bulletins, mes rapports de stages, mes appréciations. J’ai aussi essayé de comprendre ce qui m’avait plu / déplu dans mes différentes expériences professionnelles et personnelles, en termes de missions, de tâches, d’ambiances, d’univers. Objectif ultime : rassembler toutes les pièces éparpillées de moi-même, comme dans un grand puzzle, pour remettre les facettes ensemble et créer du lien. Et j’ai mis le doigt sur le fait que je n’étais sans doute pas totalement idiote, mais pas complètement faite pour les environnements dans lesquels j’avais évolué jusqu’à présent (sans blague). Ma petite voix me disait que mon truc à moi, finalement c’était peut-être plus le domaine des relations personnelles et de la littérature. Let’s see.

Le matin des résultats Strong, j’enfourche un Vélib’ (chose suffisamment rare pour être soulignée), et je me lance en direction du bureau de la consultante (situé au mois à 3 km). J’avais l’impression de pédaler vers mon destin. Truc de fou. Et là, mes intuitions se sont confirmée : j’étais effectivement faite pour des métiers d’accompagnement, et j’avais un profil bien plus artistique que je ne l’aurais initialement soupçonné. Ce jour-là, j’ai eu l’impression de me retrouver moi-même et de faire la paix avec toutes mes bizzareries. C’était magique. La suite, vous la connaissez, je suis devenue coach bien sûr. Mais le chemin n’a pas été aussi simple. Parce qu’en vrai, une reconversion professionnelle, c’est un parcours de longue haleine, semé de montagnes russes émotionnelles.

Et ça ressemble un peu à ça :

Capture d’écran 2017-01-06 à 15.57.04

 

Alors… que fait une nana qui aime bien les livres de développement personnel (oui, c’était déjà le cas avant !) quand elle se retrouve confrontée à la grande traversée du désert du néo-reconverti ? Elle va à la FNAC, pardi ! Sauf que là, je ne peux pas dire que j’ai été complètement satisfaite de ce que j’ai trouvé… Grosso modo, soit je tombais sur des livres destinés à quarantenaires / cinquantenaires, qui choisissent de se reconvertir après avoir eu une « vraie » première vie professionnelle (malheureusement pas mon cas, trop tôt !). Soit je tombais sur des ouvrages destinés à des lycéens qui cherchent vers quelles études s’orienter (euhhh trop tard !). Franchement, j’avais vraiment l’impression d’être un cas isolé avec ma problématique de « trentenaire qui se pose des questions sur son job alors qu’elle vient à peine de commencer » !
.
Et pourtant… en partageant ma décision de reconversion autour de moi, avec des proches, des amis, des gens de mon âge en soirée, j’ai réalisé que j’étais loin d’être la seule à ne pas me sentir à ma place et à chercher davantage de sens. Des personnes dont j’étais peeeeersudée qu’elles étaient hyper épanouies dans leur job ont commencé à me demandé : « ah bon ? Tu as trouvé ce pour quoi tu étais vraiment faite ? Mais comment t’as fait ? T’as passé un test ? » Comme si leur faisait l’effet d’une révélation pour elles-mêmes.
 .
giphy
 .
Chelou. En fait, mes confessions intimes (n’ayons pas peur des mots) généraient un effet « miroir » : j’avais l’impression que mon histoire réveillait des envies enfouies chez les autres, qui se demandaient à leur tour s’ils n’allaient pas tout envoyer valdinguer. Comme j’étais en plein dans mes études de coaching (#étudianteànouveau) et que je devais rendre un mémoire pour valider mon diplôme, j’ai eu envie de me pencher sur ce phénomène dont j’étais à la fois actrice et spectatrice : les « reconversions précoces ». J’ai adoré enquêter sur ce sujet, en comprendre les tenants et les aboutissants. Et surtout, découvrir comment le coaching peut aider des personnes de la génération Y qui choisissent de se reconvertir du jour au lendemain ! Mon mémoire a été très bien accueilli par le jury, alors j’ai eu envie d’aller plus loin. De partager les résultats de mes recherches, mais aussi mes méthodes de coaching, d’introspection, de reconversion, avec les gens de ma génération, parce qu’ils étaient les premiers concernés par le sujet ! La suite vous la connaissez : j’ai mis à profit mon expérience de reconvertie et de coach pour écrire ce livre. Je me suis basée sur mes recherches de mémoire, certes, mais j’ai écrit le bouquin en repartant de zéro, car le contexte et la cible n’étaient pas du tout les mêmes. J’y ai intégré mon histoire personnelle. J’ai également interrogé de vrais vingtenaires et trentenaires reconvertis pour comprendre leur parcours. J’ai parsemé le livre de leurs témoignages, leurs exemples, leurs fragments de vie. Parce que plus il y a d’histoires différentes, mieux on se projette. J’y ai inséré tous les exercices qui m’ont moi-même aidée à trouver mon chemin, et que j’utilise au quotidien avec mes clients. Et surtout, surtout, j’ai saupoudré mon livre d’humour, de dessins rigolos. Parce que c’est quand même plus sympa, non ? 😉
 .
Bref, ce livre, c’est un peu celui que j’aurais voulu trouver à la FNAC quand je me suis reconvertie à 28 ans… et j’espère sincèrement qu’il pourra vous aider, si vous êtes de près ou de loin concerné par ce thème ! Yes you can !
Je vous embrasse chaleureusement :)

 

 


"Foutez-vous la paix !" de Fabrice Midal - le livre anti-perfectionnisme

Perfectionniste, moi ??! Jamais ! Et pourtant…

Il y a quelques semaines de ça, un matin de Février,  je participe au petit déj d’un réseau de créativité que j’affectionne tout particulièrement : « Batterie Nouvelle ». Le thème du jour (même si je n’étais pas venue spécifiquement pour ça) me semble intéressant : le perfectionnisme. J’arrive légère comme une plume. Je me suis mise au yoga l’avant veille et je suis en mode total-namasté. L’intervenante du jour, une paysagiste passionnante et passionnée s’exprime sur son sujet, puis nous passons aux échanges entre les participants. Pour nous donner du grain à moudre, l’animatrice nous demande de réfléchir pendant cinq minutes à la création d’une liste : les 10 choses que je ferais si je ne devais pas les faire parfaitement.

Concentration. Après un bug de trois bonnes minutes, suivi d’un vide intersidéral, mon cerveau se remet en marche. Je trouve 6 choses, et pas des moindres. Ni plus ni moins mes 6 plus gros projets du moments, sur lesquels je gamberge tellement que j’avance au rythme d’un escargot. Zut, j’étais venue pour voir les copines du petit déj, pas pour me prendre la tête sur le thème du jour ! Moi qui pensais m’être sevrée du perfectionnisme… Raaaaa, non mais qu’il me colle celui-là ! Pire que le sparadrap du Capitaine !

 image du sparadrap

Après avoir fait le constat évident que je baigne encore et toujours dans le bain du perfectionnisme, me voilà donc repartie du petit déj bien décidée à lui faire sa peau (une bonne fois pour toutes). Mon arme fatale ? Le dernier opus de Fabrice Midal, Foutez-vous la paix, édité chez Flammarion, chaudement recommandé par l’une des participantes. Philosophe et écrivain, Fabrice Midal est apparemment l’un des principaux enseignants de la méditation en France. Très namasté tout ça. Quelques jours plus tard, je reçois le sésame ! Passée la petite déception du format (je m’attendais à un guide pratique, en fait c’est un essai philosophique – joies d’Amazon !), je me lance, et ça commence plutôt bien. L’intro dit :

« Depuis des années, je suis amené à animer des conférences et des séminaires dans des écoles, des entreprises, des hôpitaux. J’en ressors immanquablement avec le même constat : nous nous torturons à longueur de journée ».

Ha ! Bien dit !

Franchement, j’ai a-do-ré. Ce livre fait un bien fou. J’ai eu l’impression d’être sous Xanax pendant les 48 heures qui ont suivies. C’est libérateur, déculpabilisant, avec juste ce qu’il faut de provoc’. Le livre est construit sous la forme de 15 mini chapitres correspondants à des contre-injonctions / suggestions, du genre :

  • Cessez de vous comparer > soyez vous-même
  • Cessez d’avoir honte de vous > soyez vulnérable
  • Cessez de vous torturer > devenez votre meilleur ami
  • Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries
  • Cessez de rationaliser > laissez faire

Couverture-Foutez-vous-la-paix-ombré-incliné-1030x832

 

Allez, magnanime, je vous fais un petit résumé de celui qui correspond au perfectionnisme et qui s’intitule : « Cessez de vouloir être parfait > acceptez les intempéries »

Pour Fabrice Midal, notre quête de la perfection vient d’une origine très simple : nous refusons tout bonnement l’échec. Parce qu’enfants on ne nous a pas appris à le voir positivement, nous cultivons un sentiment de honte mêlé de culpabilité, lorsque nous y sommes confrontés. Et à grande échelle, cela devient donc culturel : « Notre obsession de la perfection nous amène à exercer à l’égard de nous-mêmes un harcèlement moral qui tomberait sous le coup de la loi si nous l’appliquions à l’encontre d’un tiers ! »

A force de nous auto-évaluer, de nous comparer aux autres et de nous auto-vérifier, on surenchérit en permanence car on considère que ce n’est jamais assez bien. Normal, on a créé une échelle au-delà de l’échelle. On peut donc passer beaucoup de temps à essayer de la dépasser puisqu’elle n’a pas de limite ! Et donc s’auto-détruire à petit feu …

perfection

Ce que j’adore, dans son essai, c’est qu’il soulève cette contradiction si forte et si vraie : cette imperfection, que nous détestons pour nous-mêmes, nous l’admirons pourtant chez les autres. Exemple : « Etrangement, nous avons honte de pleurer en public, mais nous sommes néanmoins émus par ceux qui osent exprimer leurs émotions ». Pourquoi ? Parce que la fragilité d’une personne fait partie de sa beauté intérieure, parce qu’elle nous reconnecte à ce qu’il y a de plus vrai et de plus beau chez elle : son humanité. Faisant du même coup sauter tous les verrous de l’apparence et de la superficialité. Alors pourquoi ne pas porter le même regard sur nos propres faiblesses ? Tiens, c’est vrai ça. Je n’y avais pas pensé !

Pour Fabrice Midal, accepter l’imperfection et les intempéries c’est donc se rebrancher à cette source précieuse qu’est notre émotion, c’est embrasser notre fragilité. « C’est quand on est le plus à nu, le plus authentique, quand on ne triche plus, que l’on trouve la possibilité de rencontrer les autres pour de bon. » Et quand on y réfléchit bien, c’est précisément ce qui fait le succès du storytelling en marketing, en communication et en prise de parole en public.

Son conseil se résume donc à cette phrase simple et puissante : « Faites de votre mieux, à partir de ce que vous êtes ». 

Ce qui implique les réjouissances suivantes :

  • Acceptez de vivre, de vous réjouir de la vie et de vous enthousiasmer !
  • Acceptez de sortir de l’angoisse du « faire » pour passer dans le « faire », dans le « vivre »
  • Faites-vous confiance et riez de vous-même !
  • Foutez-vous la paix !

Et vous, sinon, quelles sont les 10 choses que vous feriez si vous ne deviez pas les faire parfaitement ?

Allez, namasté !

Marion

 


Les trucs (concrets) pour booster votre intuition

C’est l’un des thèmes de développement personnel les plus branchés du moment : l’intuition. Tout le monde parle de méditation, de l’importance de vivre le moment présent, de la pleine conscience (pardon, de la mindfulness !), pour développer son troisième oeil, son sixième sens, son flair. Pourtant, pas facile d’identifier concrètement le lien entre toutes ces pratiques (spirituello-ésotériques pour certains) et leurs bénéfices dans la vie quotidienne.

Dans cet article, je vous propose d’aborder concrètement ce phénomène intangible qu’est l’intuition. Et surtout de vous donner des méthodes applicables dans votre vie tous les jours pour booster cette faculté de votre cerveau ! Voilà de quoi réconcilier les cartésiens avec le monde de l’invisible, et conforter ceux qui utilisent déjà la magie de leur intuition.

 

Pour commencer, revenons à la base : l’intuition, c’est quoi ?

Cherchez bien. Vous avez forcément, dans votre bibliothèque intérieure, le souvenir d’une situation ou vous avez pris une décision ou agit de façon totalement spontanée et irréfléchie, avec des résultats qui se sont révélés positifs et bénéfiques. N’allez pas plus loin. Vous avez fait appel à votre intuition.

L’intuition, c’est cette petite voix intérieure, ce ressenti physique, cette impression fugace qui vous traverse face à une situation, un événement, une personne. Les anglo-saxons l’appellent le gut feeling, littéralement « sentiment des tripes ». Parce qu’il vient du cerveau droit : le siège des émotions, du désir, de la passion, des affects. Par opposition au cerveau gauche, siège du rationnel, de la logique, de la raison. C’est une info que vous envoie votre inconscient et qu’il est absolument impossible de justifier par des explications rationnelles.

Brain-and-Gut-Feeling

Brain vs. gut feeling

 

En sommes nous tous dotés ?

Affirmatif. Maiiiiis… nous ne la développons pas tous ! L’intuition n’est pas le privilège d’une poignée de chanceux. C’est un muscle de votre cerveau (le droit, donc), donc nous en sommes tous équipés. Néanmoins, comme tous les muscles du corps, il ne tient qu’à vous de le mobiliser ! Tout comme vous pouvez faire la démarche de vous inscrire à la salle de sport pour prendre des abdos ou des pecs’, vous pouvez décider de vous mettre à l’écoute de votre cerveau droit pour booster votre intuition. D’ailleurs, dans les deux cas vous en ressortirez plus confiants ! Blague à part, muscler votre intuition va vous permettre plein de nouvelles choses dans votre vie : prendre des décisions qui vous conviennent, faire des choses qui vous ressemblent vraiment, vous sentir plus libre, faire davantage confiance à la vie (et donc à vous !) et, résultat de ce cercle vertueux : devenir optimiste, positif et … attirer la chance à vous ! (je reviendrai sur ce thème de la chance dans un prochain post !).

 

Alors concrètement, comment cultiver votre intuition ?

  • Faites le vide dans votre tête

Vous vous souvenez des boules à neige de quand vous étiez petit ? Bien. En temps normal, dans la vie de tous les jours, l’intérieur de votre tête ressemble à une boule à neige que l’on vient de secouer. Il est rempli de pensées, de projets, de listes de trucs à ne pas oublier, des images que vous venez de regarder sur les réseaux sociaux, de ce que vous entendez, du stress, des parasites, du bruit, j’en passe et des meilleurs. Tout cela agit comme un brouhaha qui vous empêche d’entendre une petite voix pourtant très importante : votre intuition. Pour vous connecter à votre intériorité, le luxe suprême c’est donc de jouer au roi du silence. De faire retomber toutes les petits flocons de neige au fond de la boule, pour faire le vide. Chut. Vous voyez comme c’est calme à présent ? Et en plus vous avez vu ? Vous avez ENFIN de la visibilité sur l’image ! On y voit quand même plus clair là non ?!

boule-a-neige-bambi

Pour faire retomber la neige, vous devez mettre votre mental en mode « off » : arrêter de réfléchir, intellectualiser, décortiquer les informations que vous recevez de l’extérieur, interpréter, faire des suppositions, des hypothèses, des plans sur la comète, etc. Comment ? Par le sport, la méditation, la sophrologie, le yoga, le qi gong, une promenade en forêt, ou toute autre technique de bien-être qui vous parle et vous permet d’atteindre cet état de présence à vous-même et de lâcher prise sur le reste. Pour en revenir à la méditation, j’entends beaucoup de personnes dire que c’est un truc impensable pour elles. Personnellement, j’ai essayé et j’ai un peu de mal je galère totalement pour ne penser à rien si je me retrouve dans le silence le plus total, en mode moine tibétain. Clairement, j’en demande trop à mon mental en lui demandant de passer de 100% à 0%. Déjà que la posture n’est pas simple, alors bon. Du coup j’utilise des fonds musicaux zen pour m’aider à décrocher. Si vous êtes dans le même cas que moi, alors je ne peux que vous recommander la musique pour l’âme d’Arnaud Riou ! (malheureusement pas dispo sur YouTube). Vous serez tellement bercés que vous en redemanderez au plus vite :)

 

  • Mettez-vous à l’écoute de votre corps

A votre avis, pourquoi avez-vous une boule au ventre quand quelque chose vous contrarie ? Ou mal dans le haut du dos quand vous êtes stressés ? Parce que votre corps a un cerveau, lui aussi, et qu’il est directement connecté à ce que vous vivez quotidiennement. Simplement, quand votre mental est trop présent (votre tête est trop pleine de neige), le seul canal qu’il reste à disposition de votre intuition pour s’exprimer et vous faire passer des messages, c’est d’appuyer quelque part sur vos organes pour enclencher la sonnette d’alarme et vous dire : « Hey oh ! Ça va pas du tout là haut ! » 

Vous est-il déjà arrivée d’accepter une situation qui vous déplaisait et de vous retrouver avec des noeuds au corps de partout ? Dans le ventre, ou dans la gorge ou ailleurs ? C’est votre intuition qui vous parlait. Pour l’écouter, vous pouvez être plus sensible à ce qu’il se passe en vous et apprendre à décrypter le langage de votre corps.

L’année dernière, je me suis engagée dans un projet qui ne me convenait pas vis-à-vis de quelqu’un. Au fond de moi, je ne le sentais pas. Mais toutes les raisons « logiques » me forçaient à y aller, parce que rationnellement cela faisait sens. Au mois de mars, je me suis fêlé un petit morceau de clavicule en skiant. Dans le langage du corps, une douleur à la clavicule signifie « ma colère en regard des responsabilités que l’on me donne et face auxquelles je peux vivre un sentiment de soumission et d’obligation ». Deux semaines plus tard, je me suis retrouvée avec une douleur à l’aine bizzaroïde. Un truc que je n’avais jamais eu avant. Traduction dans le langage du corps : « Désir de rompre avec une personne qui nous est désagréable, mais avec laquelle on se sent engagé ou qu’on est obligé de côtoyer. On aimerait sortir, s’extirper de cette situation ». Le message était clair. Et vous ? Vous soupçonnez que votre intuition essaie de vous parler par le biais de votre corps ? Pour décrypter vos petits et grands bobos, les explications sont par ici.

Enfin bon, pas non plus besoin d’aller chercher midi à quatorze heures. Car le corps physique n’est atteint que lorsque vous n’avez pas su capter les premiers signaux : ceux des émotions (ce qui était mon cas puisque je vous avais dit que je ne le « sentais pas » !). Si je devais faire une métaphore pompiériste, je dirais que l’émotion est le gyrophare, et la douleur physique est la sirène. Vous saisissez ? Donc commencez déjà par écouter vos émotions, ce qu’il se passe dans votre corps, sans qu’il n’y ait nécessaire bobo, maladie ou fracture. Votre intuition vous parle au travers de vos émotions : une attirance inexpliquée, un trouble, une sensation fugace, un désir, un « feeling » positif ou négatif, un malaise ou un réaction de rejet sont autant de signes qui ne trompent pas. D’ailleurs, en parlant de signes…

 

  •  Soyez réceptif aux signes venant de l’extérieur

Dans la vie, il y a des coïncidences qui arrivent parfois d’une manière un peu trop troublante pour qu’elles correspondent réellement à du hasard. Avez-vous déjà entendu parler des synchronocités ? Ce concept inventé par psychiatre Carl Jung n’existe pas dans le dictionnaire. Il correspond à « l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit » (Wikipédia).

Exemples typiques : vous décidez de changer de trajet et tombez sur LA boutique qui répond à votre besoin du moment … vous rencontrez dans la rue un copain que vous n’avez pas vu depuis des lustres, et qui se révèle être LA personne en mesure de débloquer une situation dans laquelle vous vous trouvez … vous faites tomber un livre à la FNAC qui ne correspond pas à ce que vous cherchiez mais qui s’avère être une alternative que vous n’aviez pas considérée à l’un de vos besoins, etc.

En gros, le signe venant de l’extérieur n’est compréhensible que par vous, car il vous permet de créer un lien avec votre contexte personnel. D’où l’importance d’y être réceptif, car les autres ne peuvent pas nécessairement le voir à votre place !

Votre quotidien est truffé de synchronicités, surtout lorsque vous êtes en période de changement, de transition, de travail sur vous-même. Ces signes peuvent aussi bien concerner des petites choses de la vie, des coïncidences amusantes, que vous mettre sur la voie pour trouver des solutions à vos questions existentielles. Le signe distinctif des synchronicités c’est qu’elles ont cette dimension un peu magique et déclenchent un amusement certain, teinté d’étonnement : « Non mais attends… c’est trop beau pour être vrai ! ». Nous prêtant parfois à penser que nous sommes guidés par quelque chose de plus grand dans notre vie de tous les jours. Comme un clin d’oeil de l’univers…

Plus vous serez ouvert à l’idée des synchronicités, plus vous aurez de chances d’en capter et de booster votre intuition. Et si vous êtes également attentifs à vos rêves, vous pourrez peut être y trouver des indices sur les questions que vous vous posez !

 

  • Fiez-vous à votre première intuition

Combien de fois vous êtes vous déjà dit « Pfff, j’aurais dû me fier à ma première impression ». Voilà voilà. Je ne suis pas sûre d’avoir à beaucoup développer ce point, au vu de ce que je vous ai dit avant. Ce que vous ressentez la première fois que vous allez quelque part, la première fois que vous rencontrez quelqu’un est une suggestion de votre intuition. Votre sentiment général est dicté par votre cerveau droit : il a le feeling ou il ne l’a pas. Ça ne s’explique pas, c’est l’intuition. Après, il y a le cerveau gauche qui rationalise et qui analyse, mais ça c’est une autre histoire :)

 

Vous avez maintenant des pistes concrètes pour vous connecter à votre intuition, et pour comprendre les bénéfice de vivre l’instant présent. D’ailleurs, je vais vous laisser sur ce proverbe chinois plein de bon sens : « Hier est derrière, demain est un mystère et aujourd’hui est un cadeau. C’est pour cela qu’on l’appelle le présent ».

Bonne semaine !

 


8 novembre 2016 - Parution dans MADAME FIGARO - Les clés pour se valoriser au travail sans en avoir l'air

Qui n’a jamais fait l’expérience de ce moment où l’on se retrouve seul(e) avec son boss dans l’ascenseur, sans trouver le début d’un truc intelligent à dire ? Et où l’on finit par faire le bulletin météo du jour … à défaut de mieux !

Pour éviter ce genre de situations, c’est pas mal d’avoir des billes en poche.

Voici quelques idées qui pourront vous aider :

http://madame.lefigaro.fr/business/les-cles-pour-se-valoriser-au-travail-sans-en-avoir-lair-081116-117675

Bon weekend !

Marion

 

 

Capture d’écran 2017-01-27 à 12.14.40


La super nouveauté de la rentrée : le MBTI !

Hello tout le monde !

J’espère que vos vacances ont été ressourçantes, et que votre rentrée se passe bien ! :)

Côté coaching, la super nouveauté de la rentrée, c’est que je vous propose maintenant le bilan de personnalité MBTI !

Le MBTI, c’est un outil absolument extra qui vous permet de faire le point sur vous et de :

  • Mieux vous connaître, identifier vos forces / axes de progrès
  • Vous reconnecter à vos aspirations, à ce qui fait sens pour vous (utile en période de réinvention / évolution professionnelle)
  • Améliorer votre communication interpersonnelle
  • Apprendre à gérer votre stress et à résoudre les conflits
  • Vous présenter positivement en capitalisant sur vos atouts
  • Identifier votre style de travail préféré
  • Augmenter votre leadership
  • Faciliter votre travail en équipe
  • Comprendre votre attitude face au changement et à la prise de décision

Rien que ça ! C’est un outil très enrichissant pour tous les aspects de votre vie : personnels et professionnels. Personnellement, je l’ai passé quand j’étais en période de reconversion et il m’a fait l’effet d’une révélation. Il m’a permis d’accéder à mon monde intérieur, d’assumer des facettes de moi-même, de mieux comprendre la façon dont j’étais perçue par les autres et ainsi de vivre plus en harmonie avec ma personnalité. A mes yeux, le MBTI c’est un peu le mode d’emploi de soi-même que l’on devrait tous avoir pour être plus épanouis et plus clairvoyants sur notre fonctionnement.

Alors, concrètement, comment fonctionne le MBTI ?

D’abord, vous devez savoir que cet outil s’appuie sur les théories du grand Carl Jung.

Carl, c’est l’un des pères fondateurs de la psychologie moderne, en gros c’est LE concurrent de Freud. En éminent psychiatre, il avait mis au point au début du siècle dernier une théorie des types de personnalités. Mais bon, comme c’était un homme de concepts, sa pépite prenait un peu la poussière, jusqu’à ce que deux américaines (une mère et sa fille), passionnées par ses idées, décident de les rendre accessibles au grand public. C’est ainsi qu’est né l’inventaire de personnalité MBTI.

En fait, l’outil s’appuie sur la notion de « préférence ». Vous l’avez sans doute déjà remarqué à titre personnel et professionnel : nos avons tous des comportements très différents les uns des autres ! En fait ces attitudes ne sont pas le fruit du hasard, mais la conséquence de nos préférences naturelles :

  • Notre façon la plus spontanée de nous ressourcer et de trouver de l’énergie
  • La manière dont nous recueillons l’information
  • Les critères qui motivent nos prises de décision
  • Le style de vie qui nous est naturel en terme d’organisation

L’association de ces 4 préférences aboutit à la définition de votre profil en 4 lettres (ex : ESTP, INFJ, ENTJ, etc). Il existe en tout 16 types de personnalité différents.

Alors, peut-être que certains d’entre vous se disent : ah bon mais alors s’il y a 16 types de personnalité, ça veut dire que l’on me met dans une case ?

Ceci n’est PAS un test

Réponse : non, car le MBTI  n’est pas un test, donc il ne met pas les gens dans des petites boîtes ! Il ne « mesure » pas vos « compétences », il ne « quantifie » pas votre personnalité, il ne dit pas « vous êtes très introverti et peu sociable ». Non non non. En fait, la notion de préférence en elle-même indique qu’à la base, nous savons tous utiliser toute la palette de nos attitudes, simplement certains comportements nous sont plus naturels que d’autres : ce sont nos comportements préférés. Donc le MBTI ne vous met dans des cases, il agit comme une porte d’entrée pour élargir votre horizon et améliorer votre qualité de vie.

Voilà ! Si vous voulez en savoir plus sur les modalités de passation, sur le coût du test, n’hésitez pas à consulter mon site internet : http://marionlfd-coaching.com/atelier/. Et si vous avez des questions dont les réponses ne figurent pas sur ce post ou sur le site, alors n’hésitez pas à m’envoyer un mail ou à m’appeler !

Le MBTI, c’est la Rolls des bilans, le couteau-suisse de votre quotidien, le must-have de votre développement personnel !

Et c’est surtout un avantage énorme pour commencer cette nouvelle année du bon pied 😉

Bon weekend !

Marion


Les vacances : un moment idéal pour se reconnecter à soi !

Ca y est, l’été est enfin là !!

A vous les bains de soleil, la peau dorée, le farniente… les apéros prolongés. Le bonheur !! Les vacances vont être synonymes de lâcher-prise, de décontraction et de coolitude. Yeepee !!

C’est dans ces moments privilégiés et hors du temps qu’il nous est généralement donné de profiter d’une délicieuse reconnection à soi. Pourquoi donc?

D’abord, lorsque vous partez, vous coupez avec tout ce qui vous relie à votre quotidien. Aussi bien en terme d’environnement que de rythme de vie. Les choses ralentissent, et ça retombe. Pfiou. On n’a plus la vue troublée par le stress du quotidien, par les contingences matérielles, on n’est plus happé par les petites merdes à gérer. Bref, on y voit plus clair ! Vous vous souvenez de la jolie boule de neige à secouer que mamie ou tantine vous rapportait de voyage ? Et bah c’est tout pareil. Quand vous arrêtez d’être secoué de toutes parts, vous vous posez. « Vous redescendez d’un étage » comme dirait Gad ! Ca rafraîchit les idées, et ça fait drôlement du bien.

boule-bambi

Une fois arrivé, en trois jours vous êtes déconnecté. Et là, il se produit un truc merveilleux : vous prenez du recul. Sur vos dernières semaines, derniers mois, sur tout ce que vous avez vécu pendant cette année qui vient de s’écouler : les hauts, les bas, les moments d’épanouissement, d’euphorie, les périodes de doute. Vous prenez du recul sur vos réalisations, aussi. Personnelles et professionnelles. En fait vous prenez de la hauteur, vous adoptez une vue d’ensemble.

Et alors se mettent à se dégager des évidences : ce qui va, ce qui ne va pas, les choses dont vous avez besoin et que vous aimeriez davantage prendre le temps de faire, les activités / pensées toxiques qui vous polluent et dont vous envisagez de vous débarrasser… Bref, vous vous recentrez sur vos besoins, sur ce qui fait sens pour vous.

Vos vacances sont le meilleur moment pour déconnecter du monde et vous reconnecter à vous-même. Laissez vous porter et surtout écoutez toutes vos envies et notez les soigneusement dans un coin de votre tête pour la rentrée : ce sont toutes ces choses là qui sont importantes pour vous ! Ressourcez-vous pour mettre en place tout ce qui vous anime lorsque se profilera la rentrée : petits et grands changements, évolutions professionnelles, décisions de vie, etc.

Les vacances vous offrent une parenthèse dorée pour repenser vos priorités de vie et votre définition personnelle du bonheur.

Alors profitez-en bien !!

Très bel été à tous :)

Marion


3 juin 2016 - Parution dans LES ECHOS BUSINESS - Conseils aux entrepreneurs pour préserver votre vie perso !

Hello les amis !

Celles et ceux d’entres vous qui sont à leur compte (entrepreneurs, freelances, porteurs de projets, slashers, etc.), savent que quand on aime… on ne compte pas. Et c’est bien ça le problème : on a rapidement tendance à ne plus mettre de frontières entre pro et perso…!

Alors pour que vous évitiez de terminer le mois de Juin complètement asociables et épuisés, je vous ai concocté une liste de conseils à appliquer dès maintenant.

Même si c’est difficile à accepter (parce que vous allez peut-être passer par une phase de culpabilisation du type : « euuhh… mais alors ça veut dire je vais moins travailler sur mon projet ?! ») , le fait de mettre toutes ces astuces en oeuvre dans votre vie vous apportera joie, bonheur, détente… et plus de productivité dans votre activité ! (ça s’appelle un cercle vertueux !)

Allez, bon weekend !

Echose


Savoir dire "non", c'est se dire oui à soi-même

Pendant longtemps, je n’ai pas su dire « non ». Je me souviens de ce poste occupé avec une boss tyrannique que je détestais. Elle me faisait tourner en bourrique sur tout, me faisant faire et défaire, puis refaire et redéfaire ce que je venais de faire… Je perdais complètement mes moyens devant son espèce de suprématie volée. Et surtout, je m’en voulais de subir cette situation sans rien dire. Un jour, elle m’a violemment accusée de quelque chose que je n’avais pas fait. Alors là, ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Estomaquée par tant d’injustice, c’était plus fort que moi. J’ai poussé une gueulante : « NON, je ne suis pas d’accord !! ». Je crois bien que c’était la première fois que je disais « non » à un de mes boss. D’ailleurs, j’en tremblais. Elle était médusée, scotchée, calmée. Et moi, soulagée d’avoir réparé l’injustice. Ce jour-là, j’ai enfin posé des limites. Mieux vaut tard que jamais ! J’ai compris qu’en lui disant « non », je m’étais respectée et que je l’avais elle aussi amenée à enfin me respecter.

Dire « oui » sans conviction et à contre-coeur engendre une amas énorme de frustrations totalement toxiques pour soi et pour sa relation avec les autres. Ça biaise complètement les choses, puisque la personne à qui vous dites « oui » a l’impression que vous êtes « ok«  avec la situation ou la demande, alors qu’en réalité ça n’est pas du tout le cas. En cédant sur tous les points, vous finissez par vous perdre complètement de vue, ainsi que vos besoins personnels. Et vous prenez le risque non négligeable de donner un pouvoir illimité aux autres.

Ça commence par des petites choses. Il est 17 heures. Vous parvenez tant bien que mal à terminer ce foutu dossier qu’on vous a confié, jonglant entre vos emails urgents, les coups de fils incessants et les interruptions multiples de vos collègues pour raison x / y, plus ou moins utiles. Vous réjouissant de cette fin de journée, vous commencez un peu à décompresser à la perspective de votre soirée tranquilou bilou. D’un coup, voilà votre boss qui débarque sens-dessus-dessous et vous conjure de l’aider à faire de toute urgence ce truc dont il a absoooolument besoin pour demain matin. Vous seul pouvez le sauver, vraiment.

Combien de fois vous êtes-vous déjà retrouvé dans ce cas de figure ? Ou si vous êtes à votre compte, combien de fois avez-vous déjà dit « oui » à un client qui vous demandait l’impossible, parce que vous aviez le sentiment de ne pas avoir le choix ?

Et là je ne parle bien entendu que du domaine pro. Et dans le perso ? Parlons-en du perso ! Combien de fois avez-vous accepté de rendre service à untel ou unetelle parce que vous n’osiez pas refuser… Parents, tantines, copains, copines, grand-parents. Tout en pensant bien bas mais très fort dans votre tête au célèbre dicton : « trop bon, trop con…! » On aimerait parfois pouvoir refuser la demande d’un proche qui nous demande quelque chose que l’on n’a pas nécessairement le temps, l’envie ou la possibilité de faire… mais c’est compliqué. Comment il (ou elle) le prendrait ?!

injustice

Rassurez-vous, dire « non » est perçu pour une grande partie de la population comme l’un des trucs les plus difficiles à faire.

 

Pourquoi donc ? Analyse d’un syndrome.

Petits, on nous a appris l’équation suivante : dire oui = être poli ; dire non = être insolent. Bon, déjà ça commençait assez mal. Ceux qui ont dit « non » et qui se sont pris des torgnoles pourront en témoigner. En gros, la marche à suivre pour rentrer dans les rangs, c’était de dire « oui » à ce que l’on nous demandait, de suivre les règles et d’obéir. Seule cette conduite nous faisait accéder à la sacro-sainte reconnaissance positive de nos bien-aimés parents, de nos profs, enfin du monde des adultes quoi. On pourrait presque s’arrêter là dans l’explication… Puisqu’on nous a conditionnés à ne pas être autorisés à dire « non » !

Devenus adultes, ça se complexifie. Souvent, quand on n’ose pas dire « non », on dit « oui » parce qu’on a (au choix) :

  • Peur d’être jugé, en pensant différemment des autres
  • Peur de blesser, parce que quand même, ce n’est pas très agréable de recevoir un « non »
  • Peur d’exprimer ses besoins, généralement différents de ceux des autres
  • Peur de décevoir, parce qu’on ne peut pas / veut pas faire ce qu’on nous demande
  • Peur des conflits, parce qu’on pense que dire « non », c’est tenir tête
  • Peur de se mettre en danger, notamment dans le milieu professionnel : « si je dis non, mon boss ou mon client va moins m’aimer, il va avoir une mauvaise image de moi, je vais être sur la sellette, je vais peut-être même me faire virer, qui sait »
  • Peur d’altérer son image, d’être « moins aimé », voire d’être rejeté
  • Besoin de se rendre indispensable

Ne nous méprenons pas. Ces peurs correspondent à des besoins qui sont des besoins positifs, ils partent d’une bonne intention : celle d’être apprécié des autres, d’aider un ami / un parent / un boss / un collègue, de vouloir avoir de bonnes relations, de se sentir utile et valorisé, de se sentir en sécurité, aimé, etc. Le hic, c’est quand ces besoins là (qui sont des besoins qui vous relient aux autres) écrasent littéralement une petite voix en vous. Celle qui aimerait vraiment, vraiment beaucoup dire « non » parce qu’elle aussi, elle en a vraiment besoin, pour des raisons qui lui sont personnelles.

 

Pourquoi est-ce si important, de « dire non » ?

Apprendre à dire non, c’est apprendre à se respecter, à respecter ses besoins. C’est aussi amener les autres à respecter nos besoins, et donc à nous respecter tout court.

« N’essaie pas de plaire à tout le monde, ou bien tu perdras le respect de tous. « 

Paulo Coelho

Dire « non » c’est vous donner l’opportunité de :

  • Vous affirmer, augmenter votre charisme
  • Etre en accord avec vous-même : quand vous prononcez un « oui », c’est un vrai « oui ». Quand vous prononcez un « non », c’est un vrai « non ». Simple comme bonjour, et pourtant… loin d’être universel !
  • Poser vos limites et vous faire respecter
  • Exprimer vos convictions personnelles, respecter vos valeurs, être dans votre intégrité
  • Simplifier vos relations avec les autres, c’est peu dire !
  • Augmenter votre confiance en vous

Et en plus, professionnellement cela vous permet de :

  • Gagner du temps dans votre travail
  • Etre plus fiable, plus crédible aux yeux des autres : vous connaissez vos priorités et vous les respectez. Si vous savez que ce n’est pas réaliste pour vous de prendre ce dossier compte tenu de votre dose de travail, vous savez défendre vos priorités

 

Oui, mais…

Je vous vois venir : « Dire non dans la vie de tous les jours, d’accord… Mais comment dire non à mon boss, c’est impossible, je n’ai pas le droit ! »

Au mois de Mars, j’ai coaché une équipe Marketing d’une vingtaine de personnes sur ce thème : Apprendre à dire non. Lorsqu’ils ont appris qu’ils allaient suivre cette formation ET qu’elle était organisée par leur boss, ils étaient un peu scotchés. Certains membres de l’équipe lui ont demandé : « Mais tu n’as pas peur qu’on te dise tout le temps « non » après ça ?!! ». Avec un sourire en coin, elle leur a répondu : « Au contraire, je pense que vous allez me dire « oui » plus souvent ». Et elle avait tout à fait raison. Parce que dire « non », ce n’est pas poser un « non » sec, inutile, stérile… et inenvisageable quand on travaille pour quelqu’un ! Dire « non », c’est apprendre à exposer ses priorités, faire comprendre ses besoins, à négocier des délais, des conditions avec les autres. C’est être force de proposition, prendre les choses en main, ne pas subir mais devenir acteur. Goodbye, Caliméro ! Vous pouvez donc apprendre à dire non dans votre vie perso ET dans votre vie pro.

 

Si vous avez envie d’aller plus loin…

J’organise une journée Apprendre à dire non le vendredi 10 Juin ! Vous y apprendrez des techniques pour dire « non » de façon entendable, en gardant de bonnes relations et une bonne image auprès des autres. Si vous êtes intéressé(e) ou si vous pensez que cela pourrait intéresser quelqu’un que vous connaissez, toutes les infos sont ici ! (programme, tarifs, lieu, horaires). Nous serons dans un super endroit, lumineux et design :)

12716284_463215630543570_2713730104325707062_o

Et si vous avez envie de travailler sur ce sujet en coaching individuel, n’hésitez pas à me contacter : contact@marionlfd-coaching.com

Je vous souhaite un excellent weekend !

M

 


Comment le storytelling peut changer votre façon de communiquer

Vous avez sans doute rencontré des milliers de personnes dans votre vie. A l’occasion de soirées, d’événements, de networkings, etc. Vous avez probablement assisté à des centaines de prises de parole en public. Des talks, présentations professionnelles, discours de mariages, etc. Et pourtant, certaines personnes ont davantage marqué votre esprit que d’autres. Vous vous souvenez d’elles de façon très précise.  D’après vous, pourquoi ?

Parce qu’il y avait quelque chose de magique dans leur intervention. Ce petit supplément d’âme qui crée immédiatement une connivence, un lien subtil et particulier. Les américains l’ont baptisé le storytelling. Repensez aux personnes qui vous ont marqué : n’y a t-il pas une anecdote, une petite histoire qu’elles vous ont raconté et qui a résonné en vous, tant et si bien que vous reliez l’anecdote à la personne en question ?

 

Il y a quelques jours, j’ai participé à des jurys d’entrée en école de commerce. Tous les candidats que j’ai vu défiler étaient sympas, touchants, uniques chacun à leur manière. L’épreuve orale commence pour eux avec le commentaire d’une citation ou d’un dessin, qu’ils ont préalablement préparé en salle. Ce jour-là, j’ai été sciée par ce que j’ai vu, même si dans le fond je ne m’attendais pas à autre chose. Les premières minutes de chacun des entretiens ont été absolument similaires sur la forme :  introduction / problématique / partie 1 / partie 2 / conclusion / question d’ouverture. Aucun des candidats vus ce matin là n’a dérogé à la règle. A ce moment précis, j’ai eu l’occasion de me souvenir à quel point notre système éducatif crée des profils rigoureux, structurés … à tel point que les élèves perdent peu à peu de leur relief pour coller au cadre auquel ils doivent se conformer.

L’enseignement que nous avons reçu à l’école sollicite à 100% notre cerveau gauche. Siège du rationnel,  de l’analytique, de la pensée carrée et organisée. C’est une excellente base pour apprendre à structurer ses idées. Malheureusement, elle ne se suffit pas à elle-même. Dans un contexte de communication, de prise de parole, d’explication de qui nous sommes, de ce que nous faisons, de ce que ce que nous souhaitons démontrer, elle doit être soutenue par le cerveau droit. Celui des émotions, de la prise de décision, du feeling.

« Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. »

Maya Angelou

C.Q.F.D.

Voilà pourquoi certaines personnes sont si douées pour communiquer : elles ont appris à capter l’attention de leurs interlocuteurs en leur faisant ressentir quelque chose au fond d’eux. Elles laissent une trace sur leur passage grâce au cerveau droit. Parce qu’elles savent pertinemment que les histoires créent des connections émotionnelles entre les gens. C’est tout l’art du storytelling.

Souvenez-vous du discours de Steve Jobs à Stanford. Tous les ingrédients du storytelling y sont : anecdotes personnelles, partage de prises de conscience personnelles, succès, échecs, leçons de vie, etc. Pourquoi ce discours a t-il tant marqué les esprits ? Parce que chacun de nous peut s’y reconnaître à différents stades, et parce qu’il nous touche en tant qu’êtres humains. On se souvient toujours des histoires personnelles, parce qu’elles nous font ressentir quelque chose de spécial.

 

En quoi le storytelling peut-il vous aider à mieux communiquer ?

Vous avez sans doute déjà entendu le mot storytelling dans un contexte marketing, beaucoup de marques s’en servent pour se créer un univers qui leur est propre. Ce qui m’intéresse ici, c’est de vous montrer comment vous pouvez utiliser cette technique à votre échelle, pour mieux communiquer.

Comme je vous l’ai expliqué plus haut, le storytelling fait appel au cerveau droit, celui des émotions, du feeling. C’est ce cerveau qui décide si vous « sentez » une situation, une personne, ou pas. C’est le siège de votre intuition, de vos émotions. Autant vous dire que cette information a son importance, car c’est en sollicitant chez votre interlocuteur son cerveau droit que vous allez créer avec lui un lien particulier.

Vous avez vu le film Vice-Versa ? C’est un dessin animé sur les émotions. Je vous le recommande vivement ! Si vous l’avez vu, alors sans doute vous souvenez-vous que tous nos souvenirs ont une « coloration émotive », plus ou moins forte. Ils sont liés à de la joie, de la peur, de la surprise, de l’anxiété, de la colère, de la tristesse, du dégoût, etc. Ce que nous retenons le mieux en terme d’informations, c’est ce qui touche nos émotions d’une façon ou d’une autre. Autrement dit, si l’on ne réveille pas nos émotions, nous ne créons pas de souvenir dans notre banque personnelle de mémoire.

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends. »

Benjamin Franklin

L’être humain a besoin de se sentir impliqué pour retenir et apprendre. En utilisant le storytelling, vous vous donnez donc la possibilité de vous différencier des autres, d’inscrire un message inoubliable dans l’esprit de vos interlocuteurs, et d’humaniser votre communication.

 

Quand utiliser le storytelling dans votre vie ?

A peu près tout le temps, aussi bien dans votre vie pro que perso. Le storytelling peut vous aider à vendre un produit, un service, par exemple en racontant une anecdote sur une situation vécue que le client va reconnaître, et qui créera une connivence entre vous.

Il peut vous aider lors de vos prises de parole (présentation professionnelle, formation, discours, etc.) pour capter l’attention de votre auditoire, briser la glace, faire passer votre message de façon impactante.

Il est aussi très puissant pour votre personal branding : pour vous présenter à une ou plusieurs personnes (j’ai écrit un billet sur le Golden Circle de Simon Sinek à ce sujet).

 

Le storytelling : c’est quoi le mode d’emploi ?

Les techniques de storytelling que vous pouvez utiliser son infinies … sky is the limit baby !

Voici quelques possibilités qui vous permettront de solliciter l’imagination, les émotions, le rêve chez vos interlocuteurs :

  • Anecdotes / histoires personnelles – C’est la technique la plus courante. Un seul mot d’ordre : soyez sincère et authentique ! L’anecdote personnelle est une méthode efficace pour créer un effet brise glace, faire baisser la tension du début avec votre public, les mettre à l’aise et vous aussi. Dans les exemples courants on peut trouver le partage d’impressions personnelles. Dans un contexte de communication avec un large public, c’est inhabituel d’entendre les personnes s’exprimer sur leurs ressentis. Comme c’est osé, ça touche forcément : « Je vous avoue que … tati tata » …. « Voilà ce que je me suis dit … » En partageant ce qui se passe dans votre tête, vous créez une connexion avec votre audience, une complicité. Vous les faites entrer dans les coulisses de votre vie, vous rendez vos pensées accessibles. Dans un sens, vous ne jouez plus un rôle, vous êtes vous même. Et du coup, crédible.
  • Métaphores / comparaisons / contes – Ce n’est pas un hasard, si on raconte de belles histoires aux enfants. C’est pour leur permettre de comprendre un message subtil au travers d’une image accessible. Lorsqu’il s’agit d’expliquer des concepts pointus, utiliser une métaphore ou un conte est une alternative optimale. Si vous travaillez dans un secteur technique et que vous trouvez difficile d’expliquer ce que vous faites à des néophytes, cette technique vous évitera de vous noyer dans des explications sans fin. Récemment, une spécialiste des montres à complication a tenté de m’expliquer la construction d’un « mouvement ». J’ai compris au moment où il a utilisé l’image d’un hamburger avec ses différentes couches pour faire une comparaison avec le système en question :) Sachez connaître votre public pour utiliser des images qui sauront résonner par rapport à leur univers.
  • Films courts / récits illustrés – De la même façon, la vidéo est un outil super pour faire passer vos idées. Beaucoup de managers s’en servent pour motiver leurs troupes lors de séminaires ou grands meetings. Cette vidéo (un peu kitch, je vous l’accorde) « Qui a piqué mon fromage ? »  illustre parfaitement les difficultés auxquelles peut se confronter un entrepreneur : comment porter un regard positif sur les défis et obstacles qui se présentent à lui ? Pourquoi est-il important de se remettre sans cesse en question ? Pourquoi est-il important d’avoir des plans B ? Comment surmonter ses peurs et apprendre de ses échecs ? Etc. Il en existe plein d’autres sur Youtube, que vous pouvez utiliser pour faire passer vos idées.
  • Citations / proverbes / adages – Ils sont extrêmement puissants pour marquer les esprits. Le web en regorge, ainsi que les réseaux sociaux. Pour chacun, ils résonnent différemment selon notre histoire personnelle, nos expériences. Vous pouvez vous amuser faire deviner leur auteur. Toujours dans l’esprit entrepreneurs… savez-vous qui a dit cela ? « J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté.  J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi j’ai réussi. » … Michael Jordan !

 

Quelques clés avant de terminer …

Pour que votre storytelling soit efficace, demandez-vous toujours :

  • Est-ce que mon histoire a du sens par rapport au message que je veux transmettre ?
  • Quel est mon objectif en la partageant ?
  • Est-ce que l’histoire que j’ai choisie va résonner chez cette personne / ce public ?

Une fois que vous avez validé votre histoire, alors osez, amusez-vous, c’est la meilleur façon de laisser une empreinte chez vos interlocuteurs. Intriguez, accrochez, créez une interaction !

Les candidats que j’ai vus lors de ces jurys sont jeunes. Ils vont passer le bac dans quelques mois et se servir de leur cerveau gauche pour réussir leurs épreuves. J’ai bien conscience qu’ils n’ont pas encore le recul nécessaire pour oser sortir des sentiers battus. Heureusement, ils auront tout le loisir de reprendre leur « forme » initiale dans leurs premières années d’études supérieures. Après cela, je leur souhaite sincèrement de se risquer à être originaux, surprenants dans leurs présentations, de tenter de nouveaux chemins, d’oser être authentiques et d’en faire de belles histoires qui créeront à coup sûr une connexion avec leur public.

Si vous voulez apprendre d’autres trucs pour parler en public, n’hésitez pas à rejoindre mon atelier afterwork du 23 Juin !

Belle soirée,

Marion