Les trucs (concrets) pour booster votre intuition

C’est l’un des thèmes de développement personnel les plus branchés du moment : l’intuition. Tout le monde parle de méditation, de l’importance de vivre le moment présent, de la pleine conscience (pardon, de la mindfulness !), pour développer son troisième oeil, son sixième sens, son flair. Pourtant, pas facile d’identifier concrètement le lien entre toutes ces pratiques (spirituello-ésotériques pour certains) et leurs bénéfices dans la vie quotidienne.

Dans cet article, je vous propose d’aborder concrètement ce phénomène intangible qu’est l’intuition. Et surtout de vous donner des méthodes applicables dans votre vie tous les jours pour booster cette faculté de votre cerveau ! Voilà de quoi réconcilier les cartésiens avec le monde de l’invisible, et conforter ceux qui utilisent déjà la magie de leur intuition.

 

Pour commencer, revenons à la base : l’intuition, c’est quoi ?

Cherchez bien. Vous avez forcément, dans votre bibliothèque intérieure, le souvenir d’une situation ou vous avez pris une décision ou agit de façon totalement spontanée et irréfléchie, avec des résultats qui se sont révélés positifs et bénéfiques. N’allez pas plus loin. Vous avez fait appel à votre intuition.

L’intuition, c’est cette petite voix intérieure, ce ressenti physique, cette impression fugace qui vous traverse face à une situation, un événement, une personne. Les anglo-saxons l’appellent le gut feeling, littéralement « sentiment des tripes ». Parce qu’il vient du cerveau droit : le siège des émotions, du désir, de la passion, des affects. Par opposition au cerveau gauche, siège du rationnel, de la logique, de la raison. C’est une info que vous envoie votre inconscient et qu’il est absolument impossible de justifier par des explications rationnelles.

Brain-and-Gut-Feeling

Brain vs. gut feeling

 

En sommes nous tous dotés ?

Affirmatif. Maiiiiis… nous ne la développons pas tous ! L’intuition n’est pas le privilège d’une poignée de chanceux. C’est un muscle de votre cerveau (le droit, donc), donc nous en sommes tous équipés. Néanmoins, comme tous les muscles du corps, il ne tient qu’à vous de le mobiliser ! Tout comme vous pouvez faire la démarche de vous inscrire à la salle de sport pour prendre des abdos ou des pecs’, vous pouvez décider de vous mettre à l’écoute de votre cerveau droit pour booster votre intuition. D’ailleurs, dans les deux cas vous en ressortirez plus confiants ! Blague à part, muscler votre intuition va vous permettre plein de nouvelles choses dans votre vie : prendre des décisions qui vous conviennent, faire des choses qui vous ressemblent vraiment, vous sentir plus libre, faire davantage confiance à la vie (et donc à vous !) et, résultat de ce cercle vertueux : devenir optimiste, positif et … attirer la chance à vous ! (je reviendrai sur ce thème de la chance dans un prochain post !).

 

Alors concrètement, comment cultiver votre intuition ?

  • Faites le vide dans votre tête

Vous vous souvenez des boules à neige de quand vous étiez petit ? Bien. En temps normal, dans la vie de tous les jours, l’intérieur de votre tête ressemble à une boule à neige que l’on vient de secouer. Il est rempli de pensées, de projets, de listes de trucs à ne pas oublier, des images que vous venez de regarder sur les réseaux sociaux, de ce que vous entendez, du stress, des parasites, du bruit, j’en passe et des meilleurs. Tout cela agit comme un brouhaha qui vous empêche d’entendre une petite voix pourtant très importante : votre intuition. Pour vous connecter à votre intériorité, le luxe suprême c’est donc de jouer au roi du silence. De faire retomber toutes les petits flocons de neige au fond de la boule, pour faire le vide. Chut. Vous voyez comme c’est calme à présent ? Et en plus vous avez vu ? Vous avez ENFIN de la visibilité sur l’image ! On y voit quand même plus clair là non ?!

boule-a-neige-bambi

Pour faire retomber la neige, vous devez mettre votre mental en mode « off » : arrêter de réfléchir, intellectualiser, décortiquer les informations que vous recevez de l’extérieur, interpréter, faire des suppositions, des hypothèses, des plans sur la comète, etc. Comment ? Par le sport, la méditation, la sophrologie, le yoga, le qi gong, une promenade en forêt, ou toute autre technique de bien-être qui vous parle et vous permet d’atteindre cet état de présence à vous-même et de lâcher prise sur le reste. Pour en revenir à la méditation, j’entends beaucoup de personnes dire que c’est un truc impensable pour elles. Personnellement, j’ai essayé et j’ai un peu de mal je galère totalement pour ne penser à rien si je me retrouve dans le silence le plus total, en mode moine tibétain. Clairement, j’en demande trop à mon mental en lui demandant de passer de 100% à 0%. Déjà que la posture n’est pas simple, alors bon. Du coup j’utilise des fonds musicaux zen pour m’aider à décrocher. Si vous êtes dans le même cas que moi, alors je ne peux que vous recommander la musique pour l’âme d’Arnaud Riou ! (malheureusement pas dispo sur YouTube). Vous serez tellement bercés que vous en redemanderez au plus vite :)

 

  • Mettez-vous à l’écoute de votre corps

A votre avis, pourquoi avez-vous une boule au ventre quand quelque chose vous contrarie ? Ou mal dans le haut du dos quand vous êtes stressés ? Parce que votre corps a un cerveau, lui aussi, et qu’il est directement connecté à ce que vous vivez quotidiennement. Simplement, quand votre mental est trop présent (votre tête est trop pleine de neige), le seul canal qu’il reste à disposition de votre intuition pour s’exprimer et vous faire passer des messages, c’est d’appuyer quelque part sur vos organes pour enclencher la sonnette d’alarme et vous dire : « Hey oh ! Ça va pas du tout là haut ! » 

Vous est-il déjà arrivée d’accepter une situation qui vous déplaisait et de vous retrouver avec des noeuds au corps de partout ? Dans le ventre, ou dans la gorge ou ailleurs ? C’est votre intuition qui vous parlait. Pour l’écouter, vous pouvez être plus sensible à ce qu’il se passe en vous et apprendre à décrypter le langage de votre corps.

L’année dernière, je me suis engagée dans un projet qui ne me convenait pas vis-à-vis de quelqu’un. Au fond de moi, je ne le sentais pas. Mais toutes les raisons « logiques » me forçaient à y aller, parce que rationnellement cela faisait sens. Au mois de mars, je me suis fêlé un petit morceau de clavicule en skiant. Dans le langage du corps, une douleur à la clavicule signifie « ma colère en regard des responsabilités que l’on me donne et face auxquelles je peux vivre un sentiment de soumission et d’obligation ». Deux semaines plus tard, je me suis retrouvée avec une douleur à l’aine bizzaroïde. Un truc que je n’avais jamais eu avant. Traduction dans le langage du corps : « Désir de rompre avec une personne qui nous est désagréable, mais avec laquelle on se sent engagé ou qu’on est obligé de côtoyer. On aimerait sortir, s’extirper de cette situation ». Le message était clair. Et vous ? Vous soupçonnez que votre intuition essaie de vous parler par le biais de votre corps ? Pour décrypter vos petits et grands bobos, les explications sont par ici.

Enfin bon, pas non plus besoin d’aller chercher midi à quatorze heures. Car le corps physique n’est atteint que lorsque vous n’avez pas su capter les premiers signaux : ceux des émotions (ce qui était mon cas puisque je vous avais dit que je ne le « sentais pas » !). Si je devais faire une métaphore pompiériste, je dirais que l’émotion est le gyrophare, et la douleur physique est la sirène. Vous saisissez ? Donc commencez déjà par écouter vos émotions, ce qu’il se passe dans votre corps, sans qu’il n’y ait nécessaire bobo, maladie ou fracture. Votre intuition vous parle au travers de vos émotions : une attirance inexpliquée, un trouble, une sensation fugace, un désir, un « feeling » positif ou négatif, un malaise ou un réaction de rejet sont autant de signes qui ne trompent pas. D’ailleurs, en parlant de signes…

 

  •  Soyez réceptif aux signes venant de l’extérieur

Dans la vie, il y a des coïncidences qui arrivent parfois d’une manière un peu trop troublante pour qu’elles correspondent réellement à du hasard. Avez-vous déjà entendu parler des synchronocités ? Ce concept inventé par psychiatre Carl Jung n’existe pas dans le dictionnaire. Il correspond à « l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit » (Wikipédia).

Exemples typiques : vous décidez de changer de trajet et tombez sur LA boutique qui répond à votre besoin du moment … vous rencontrez dans la rue un copain que vous n’avez pas vu depuis des lustres, et qui se révèle être LA personne en mesure de débloquer une situation dans laquelle vous vous trouvez … vous faites tomber un livre à la FNAC qui ne correspond pas à ce que vous cherchiez mais qui s’avère être une alternative que vous n’aviez pas considérée à l’un de vos besoins, etc.

En gros, le signe venant de l’extérieur n’est compréhensible que par vous, car il vous permet de créer un lien avec votre contexte personnel. D’où l’importance d’y être réceptif, car les autres ne peuvent pas nécessairement le voir à votre place !

Votre quotidien est truffé de synchronicités, surtout lorsque vous êtes en période de changement, de transition, de travail sur vous-même. Ces signes peuvent aussi bien concerner des petites choses de la vie, des coïncidences amusantes, que vous mettre sur la voie pour trouver des solutions à vos questions existentielles. Le signe distinctif des synchronicités c’est qu’elles ont cette dimension un peu magique et déclenchent un amusement certain, teinté d’étonnement : « Non mais attends… c’est trop beau pour être vrai ! ». Nous prêtant parfois à penser que nous sommes guidés par quelque chose de plus grand dans notre vie de tous les jours. Comme un clin d’oeil de l’univers…

Plus vous serez ouvert à l’idée des synchronicités, plus vous aurez de chances d’en capter et de booster votre intuition. Et si vous êtes également attentifs à vos rêves, vous pourrez peut être y trouver des indices sur les questions que vous vous posez !

 

  • Fiez-vous à votre première intuition

Combien de fois vous êtes vous déjà dit « Pfff, j’aurais dû me fier à ma première impression ». Voilà voilà. Je ne suis pas sûre d’avoir à beaucoup développer ce point, au vu de ce que je vous ai dit avant. Ce que vous ressentez la première fois que vous allez quelque part, la première fois que vous rencontrez quelqu’un est une suggestion de votre intuition. Votre sentiment général est dicté par votre cerveau droit : il a le feeling ou il ne l’a pas. Ça ne s’explique pas, c’est l’intuition. Après, il y a le cerveau gauche qui rationalise et qui analyse, mais ça c’est une autre histoire :)

 

Vous avez maintenant des pistes concrètes pour vous connecter à votre intuition, et pour comprendre les bénéfice de vivre l’instant présent. D’ailleurs, je vais vous laisser sur ce proverbe chinois plein de bon sens : « Hier est derrière, demain est un mystère et aujourd’hui est un cadeau. C’est pour cela qu’on l’appelle le présent ».

Bonne semaine !