Oui car c’est tout un art, ne nous y trompons pas…!

« Et surtout… pose toi les bonnes questions ». Combien de fois je l’ai entendue celle-là , dans plein plein plein de contextes différents. Une hésitation, une décision à  prendre, une orientation, un problème fondamental. A l’heure de ma petite reconversion, je m’aperçois que des questions, je m’en suis énooormément posée tout au long de ma vie, mais en fait jamais les bonnes. Gloups. Je sais ça fait un peu Mr Bean dit comme ça, mais je fais partie de ces gens qui ont la tête qui fourmille en permanence de quinze mille interrogations, qui imaginent tous les scenari potentiels, élaborent toutes les hypothèses, préparent tout à  l’avance, tout bien, tout propre, puis se trouvent décontenancés parce qu’on leur a posé la question de base, la question essentielle, mais c’est la seule, la SEULE à  laquelle ils n’avaient pas pensé. Et dans ces moments-là , on a vraiment l’impression d’avoir une étiquette sur le front avec écrit « ridicule » dessus. Si si, je vous assure.

Ironie du sort, j’ai appris récemment avec mes fameux petits tests que j’avais fait un sport national du fait de tourner autour du pot avant de se lancer. « Vous êtes à  l’écoute des autres, peut-être un peu trop », « vous vous posez beaucoup trop de questions pour avancer ». Hum hum, heinnnn c’est pour çaaaa. Ok.

Alors voilà , pour ceux qui comme moi, sont, à  l’insu de leur plein gré, des ayatollahs de la remise en question, je crois pouvoir dire que ça se soigne. Ce que je vais dire va paraître complètement évident et sans doute même un peu simpliste aux yeux de beaucoup d’entre vous, mais j’assume, car je sais que ça parlera à  ceux qui sont comme moi. Et toc.

Alors à  eux, je dis, je vous ai compris : STOOP. Arrêtez de vous poser dix mille questions, d’encombrer votre tête en permanence, de vous laisser influencer dans votre réponses par qui vous voyez, ce que vous observez, les situations dans lesquelles vous vous retrouverez. Si vous faites ça, vous serez un derviche tourneur, une girouette, un indécis tout votre vie. Non mais allô quoi, qui a envie de ça!?

Alors posez-vous seul, le temps qu’il vous est nécessaire, un jour, trois jours, une semaine. Dans un monastère tibétain, une cabane abandonnée, un couvent, au fond de votre jardin, o๠vous vous voulez. Et posez sur une feuille les questions essentielles, celles qui sont vraiment fondamentales, qui vous permettront d’avancer, d’être en accord avec vous-même et surtout, d’être face à  vous même et à  ce que vous ressentez. Ma liste perso comprend celles-ci, mais libre à  chacun d’élaborer la sienne en fonction de son propre « problème »:

  • Qu’est-ce qui me fait plaisir ?
  • De quoi ai-je besoin aujourd’hui ?
  • Quel est mon objectif en allant dans la direction que je vise ?
  • Que vais-je apporter ?
  • Qu’est-ce qui m’empêche d’aller dans la direction que je vise aujourd’hui ? (ou qui ?)
  • Comment puis-je y remédier ?

Voilà , j’ai testé pour vous hier, modestement installée dans mon petit salon parisien et… ça m’a fait du BIEN ! Alors allez-y, foncez, vous ne le regretterez pas !

Un grand grand merci à  Christie et Hortense, qui en abordant le sujet « Se poser les questions qui font avancer » lors de notre dernier petit déj m’ont permis de faire un pas de géant !!

Je vous embrasse tous (ben oui, aujourd’hui j’ai envie tiens).

PS/ L’image du jour (Place d’Espagne, Séville, Septembre 2014) – imaginez votre process de prise de décision comme un pont, avec l’objectif de passer sur l’autre rive serein, heureux et conforté dans votre choix… (whaouuuu, comment elle est trop forte pour trouver des interprétations d’images à  la mords-moi le nœud elle !!??)