Optimal optimisme !

Eh oui ! Samedi, malgré le froid, la grisaille, la sinistrose et les particules fines, c’était bien le Printemps !

A cette occasion, je me suis rendue à la 2ème édition du « Printemps de l’optimisme » ! Bon je ne vous cache pas que l’appellation en a fait rire plus d’un dans mon entourage. Malgré tout, je peux vous dire que je n’ai pas été déçue de ce petit shoot d’énergies positives ! Bon du coup je vous synthétise les objectifs du schmilblick, tels que (très bien) résumés par le journal Le Point : « Lutter contre la sinistrose et la morosité, qui ajoute une crise aux crises, ne pas nier les difficultés, mais montrer ce qui marche, valoriser les innovateurs, les entreprenants, les « faiseux » plutôt que les « diseux » et privilégier les solutions. Tels sont les objectifs affichés par le Printemps de l’optimisme. ». Je ne sais pas vous, mais moi, j’adhère !

Je suis donc allée participer au ateliers et débats qui rassemblaient de supers intervenants aux profils très variés : sociologues, spécialistes de la psychologie positive, professeurs de management, mais aussi sportifs ayant dépassé leurs limites (Philippe Croizon), dirigeants d’entreprises, etc. Et je vous ai concocté un petit résumé de ce qu’il faut retenir de tout cela !

Avant tout, je voudrais juste vous rapporter les paroles de Thierry Saussez, créateur de l’événement, qui à mon sens introduisent bien la suite : « Être optimiste, ce n’est pas être béat ou rêveur, ce n’est pas nier les difficultés ou voir le monde plus beau qu’il n’est. Être optimiste, c’est être réaliste et affirmer que le pessimisme ne construit rien. C’est diriger notre regard vers ce qui fonctionne et mobiliser nos énergies pour faire reculer cette défiance collective qui nuit à la consommation, à la croissance, à l’emploi, au financement de la solidarité (…) La prospérité et la croissance d’un pays ne dépendent pas uniquement de critères matériels mais aussi de facteurs psychologiques et mentaux et du moral d’une nation. » Et les facteurs psychologiques, justement parlons-en !

Bonheur : la statistique qui laisse baba

A nous qui pensons tous que les événements de la vie font et défont notre bonheur, voici de quoi nous couper le souffle. Notre capacité au bonheur est influencée à :

  • 50% par notre patrimoine génétique
  • 10% par les circonstances de notre vie (!!)
  • 40% par nos décisions, nos comportements et nos choix de vie

Rendez-vous compte !! 40% de notre faculté au bonheur nous appartient, c’est énorme !! Cela signifie que la capacité de l’homme à améliorer sa vie réside en grande partie… entre ses mains (oui oui je (dé)tourne les maths à mon avantage, je sais). Bref, le fameux « Il faut cultiver son jardin » du Candide de Voltaire prend tout son sens. Laissons donc de côté les problèmes métaphysiques et occupons-nous de ce que nous pouvons améliorer et changer.

Le rôle du cerveau dans tout ça

Il y en a un à qui on ne pense pas (assez) souvent dans toute cette histoire, c’est le cerveau. Ce qui est certain, c’est que l’on sous-estime sa capacité à nous aider dans la réussite de nos projets. A l’approche d’un événement qui nous stresse, on va ressasser notre angoisse bien consciencieusement, la ruminer telle une belle bovine, enfin bon on va faire de la Negative Self Hypnosis en veux-tu en voilà. C’est à dire se convaincre de façon inconsciente, involontaire mais bien réelle que l’on y arrivera pas. Mais pourquoi diantre a t-on recours à un processus aussi contre productif ? C’est sans doute la peur qui nous y pousse, mais nous y reviendrons plus bas.

Ce qui est sûr c’est que lorsque nous nous formulons positivement là où nous souhaitons aller (Postive Self Hypnosis, vous l’aurez compris !), nous avons toutes les chances d’y arriver car notre cerveau aura déjà commencé à créer les nouvelles synapses qui nous permettront d’être plus intelligents de consolider un circuit neuronal. En langage normal, ça veut dire que notre cerveau saura faire avant même d’avoir fait, car cet organe fabuleux ne fait pas la différence entre un événement imaginé et un événement réellement vécu. C’est ni plus ni moins ce que font tous les sportifs de la Terre pour se préparer mentalement. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais c’est une pépite ! Essayez-donc, ça marche.

Mahatma Gandhi a d’ailleurs bien résumé le fait qu’en changeant notre système de croyances, on peut changer profondément et durablement certains aspects de notre vie :

Vos croyances deviennent vos pensées,
Vos pensées deviennent vos mots,
Vos mots deviennent vos actions,
Vos actions deviennent vos habitudes,
Vos habitudes deviennent vos valeurs
Vos valeurs deviennent votre destinée.

Optimisme / Pessimisme – Tout est une question de responsabilité

Merci à Florence Servan-Schreiber de nous l’avoir rappelé, la vraie différence entre un optimiste et un pessimiste, c’est l’attitude adoptée face à la réussite et à l’adversité. Prenez par exemple la réussite ou l’échec à un examen :

Face à la réussite

« Celui qui considère que les situations positives de sa vie ont une cause permanente plutôt que temporaire est plus optimiste. Ses succès ne dépendent pas d’un contexte, mais bien de sa nature ou de ses compétences.

Ex : Il a réussi son examen parce qu’il sait bien se préparer aux épreuves.

(…) Le pessimiste trouve des raisons extérieures ou accidentelles pour justifier sa performance.

Ex : Le sujet de l’examen était à sa portée. »

Face à l’échec

« Celui qui abandonne lorsque ça se complique croit que les revers qu’il subit sont durables et irréversibles. Il généralise. Les pessimistes systématisent le négatif. Cela témoigne de l’impuissance qu’ils ressentent. Et cette impuissance gangrène leur motivation et leur capacité d’intervention. Elle ne les incite à rien faire d’autre que baisser les bras.

Ex : S’il rate un examen, il s’accusera d’être toujours mauvais dans cette matière.

Face aux mêmes circonstances, l’optimiste est plus précis. Il ne se laisse pas dépasser par la situation et considère qu’un revers est temporaire ou circonscrit.

Ex : Il a raté son examen cette fois-ci.

Quand ça ne se passe pas comme on aimerait, l’emploi de « toujours » et « jamais » sont des signes assurés de pessimisme. Ils rendent l’adversité définitive et globale (…) L’emploi de « parfois » ou de « récemment » révèle une nature plus légère, témoigne d’une contrariété passagère et surtout d’une évolution favorable possible. »

Et voilà. Un optimiste généralise la victoire et circonstancie l’échec. Un pessimiste circonstancie la victoire et généralise l’échec. A ce stade, on peut noter que par (fausse ?) modestie et politesse, on a très souvent tendance à renier nos talents en attribuant nos victoires aux hasards de la vie. Mmmhh. Je vous laisse méditer là-dessus.

La grande résistante à tout ça …

Mais qui est l’empêcheur de tourner en rond dans tout ça ? C’est la peur, bien sûr ! La peur qui empêche tout. Oser, y aller, entreprendre, se dépasser. La peur qui nous construit des limites grosses comme nous dans nos têtes. Surmonter ses peurs c’est se permettre d’accéder au bonheur, voilà pourquoi les deux sont si liés. Car au fond, qui nous empêche d’accéder à nos rêves ? C’est nous. Ce sont les limites que l’on se construit comme des grands. Tout ça c’est le pur produit de notre imagination.

Ce qu’il faut savoir, à propos de la peur, c’est qu’elle sera toujours là. Ah bah nous voilà bien… Le but du jeu du coup, c’est qu’elle ne soit pas limitante. Pour cela, Tal Ben-Shahar (spécialiste de la psychologie positive) a trouvé une solution grâce à son concept du lancer de sac. Explication : la plupart du temps nous n’osons pas parler de nos projets, de nos rêves. Pour toutes sortes de raison, l’une d’elle étant que cela nous obligerait à faire un pas vers leur réalisation. Mais c’est souvent plus facile de les garder bien au chaud dans notre imagination parce qu’on a peur, on doute, on hésite, on paresse. C’est pour cette raison que Tal Ben-Shahar nous invite à balancer notre sac à dos au-dessus du mur. Le mur représentant les obstacles, les défis sur le chemin de la réalisation d’un rêve. Lorsque l’on balance son sac de l’autre côté, on est bien obligé de l’y rejoindre, de l’autre côté ! D’une façon ou d’une autre !

Métaphoriquement, cela signifie qu’il faut sortir de son petit confort pour entreprendre les premières actions, en parler aux autres pour mieux se lancer le défi à soi-même, et ainsi mettre son cerveau dans la marche de cette nouvelle voie. Cela permet de s’engager, de ressentir ses propres réactions mais aussi les réactions des autres, et donc de s’autoriser à amorcer son projet ! En clair, c’est se mettre en danger pour mieux se mettre en marche. Une fois qu’on l’a fait une fois c’est top et on ne peut plus s’en passer. Très efficace.

Oh des regrets, des regrets, des regrets…

Le risque, si l’on ne fait rien? Les regrets. Eh oui, c’est pas la partie la plus fun de ce post, mais c’est une réalité. La vie n’attend pas. Sophie Machot, auteure du livre « Cultivez votre bonheur ! » nous a parlé d’une certaine Bronnie Ware. Bronnie est une infirmière en soins palliatifs (je vous avais prévenu…) qui s’est intéressée à la «clarté de vision que les gens atteignent à la fin de leur vie, et à la façon dont nous pourrions apprendre de cette sagesse». En échangeant avec eux, elle a listé leurs 5 plus grands regrets :

  1. Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre ma vraie vie au lieu de celle que les autres voulaient pour moi
  2. Je regrette d’avoir consacré trop de temps à mon travail
  3. Je regrette de ne pas avoir exprimé plus mes émotions
  4. Je regrette de ne pas être resté en contact avec mes amis
  5. Je regrette de ne pas m’être autorisé à être plus heureux

Évidemment, tout cela n’est pas très funky. Mais dans un sens nous avons effectivement des leçons à tirer de ce constat. Et la plus importante, c’est celle de s’autoriser à être heureux.

Mais comment font les gens heureux pour être heureux ?

Ouf, du plus léger ! Sympathique Sophie Machot, qui après nous avoir déprimé nous a ouvert les voies de la GRANDE route ! Voici une recette générique, puisqu’il y a évidemment autant de bonheurs différents que d’êtres humains sur cette planète !

  • Ils sont dans l’action et ont des projets de vie motivants
  • Ils ont une vie sociale active et équilibrée
  • Ils savent exprimer leur reconnaissance
  • Ils savourent les petites comme les grandes joies
  • Ils font également preuve de résilience face aux intempéries de la vie
  • Ils savent prendre le temps de vivre le moment présent
  • Ils pratiquent une activité de flow (sport, art, loisir) qui procure des émotions

Le flow est un concept élaboré par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi et que je trouve juste extraordinaire. J’y consacrerai d’ailleurs probablement un post ultérieurement. Selon Wikipédia : « Le flow, littéralement le flux en anglais, est l’état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement immergée dans ce qu’elle fait, dans un état maximal de concentration. Cette personne éprouve alors un sentiment d’engagement total et de réussite. » En gros, ce sont les activités que vous adorez faire, dans lesquelles vous êtes particulièrement talentueux, qui vous amènent à vous concentrer sans faire d’effort au point d’atteindre un état d’exaltation intense. C’est typiquement les activité au cours desquelles vous vous dites « oh là là il est déjà telle heure, je n’ai pas vu le temps passer ! » Il y en existe autant que de petits bonheurs : écrire, cuisiner, jardiner, faire de la musique, du sport, construire une maquette, etc.

… Et aussi… Cesser d’alimenter la stacausite

Sophie Machot nous rappelle qu’en cessant d’alimenter la stacausite, on prendra tous enfin la responsabilité de nos actions…

  • C’t’à cause de mon patron, si je suis fatigué, il nous assomme de travail
  • C’t’à cause de ma collègue si je n’ai pas fini ce dossier, elle ne m’a pas donné les infos
  • C’t’à cause de la crise si….

Et oui.. Drôle mais sombre réalité !

Mes conclusions

Finalement tout ça c’est aussi grisant qu’agaçant, parce qu’on réalise que l’optimisme, le bonheur, ça ne dépend que de nous ! Nous avons notre part de responsabilité là-dedans, dont une énOOOrme part se jour au niveau de notre cerveau.

ff87ee31ba9687a63a53cf7d2a7d8c02Ce dont il est également ressorti de ce Printemps de l’optimisme, c’est qu’on voudrait tous pouvoir l’être (optimiste) sans ciller, mais que face à la morosité de ceux qui nous entourent, eh bien parfois on se laisse aussi tirer vers le fond, c’est tellement plus facile. Être optimiste, cela demande courage et détermination, mais c’est pour le meilleur :)

Terminons sur une petite note psycho-mathématique :

1 événement + 1 réaction = 1 effet

Pour Sophie Machot, la vraie variable de l’équation ci-dessus c’est la réaction, ou comment parvenir à transformer les effets des petits et gros pépins grâce à des émotions plus positives que celles qui nous viennent à première vue ? Ça, c’est l’optimisme.

Allez, bonne soirée à tous !

Photo 1 / Jim Thompson House, Thaïlande, Janvier 2015 – Photo 2 / Dealerelite.net


Books // Décodage des « love dialects »

Mais non mais non, je ne suis pas tombée dans le Cupidon-coaching 😉

En fait, cela faisait plusieurs fois que j’entendais parler de l’ouvrage de Gary Chapman, « The 5 languages of love », alors je l’ai lu et je voudrais partager avec vous les clés principales de cette lecture très enrichissante ! Cet article est long, mais sachez que ce livre a changé la vie de nombreux couples… (teasing)

Allez, c’est parti !

Gary Chapman est un auteur, conseiller conjugal, pasteur et conférencier américain spécialiste du mariage et de la famille. Tout ça à la fois…! Il prodigue donc des conseils pour réussir son mariage, sa vie de couple, l’éducation de ses enfants, etc. Il a été rendu célèbre par le best-seller dont vous allez avoir la chance d’avoir un résumé et qui a (tout de même) été vendu à 5 millions d’exemplaires à travers le monde. Vaste programme !

En fait, Gary (ce sera plus simple de l’appeler par son prénom) part du postulat que « si nous voulons communiquer efficacement avec des personnes d’autres cultures, nous devons apprendre leur langue. Il en va de même dans le domaine de l’amour. Le langage de votre amour sentimental et celui de votre conjoint peuvent être aussi différents que le chinois l’est du français. »

A travers ses recherches, Gary a trouvé une sorte de grille de lecture et décelé 5 moyens d’expression principaux par lesquels chacun peut manifester son amour. Il a également constaté qu’il est rare dans un couple que 2 personnes s’expriment par le même moyen… bah oui, sinon ce ne serait pas drôle voyons ! Car ce qui procure le sentiment d’être aimé pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

Avant d’expliquer chacun de ces langages, il faut comprendre la métaphore de « réservoir émotionnel » utilisée par Gary. En gros, en chacun de nous se trouve un réservoir émotionnel qui ne demande qu’à être rempli d’amour. « Le besoin de se sentir aimé de son conjoint est au centre des désirs conjugaux. » Lorsque l’on se sent aimé, on se développe au top de nos capacités, mais lorsque notre réservoir affectif est vide, nous sommes meurtris. L’état du réservoir serait donc la clé de la santé du couple. Si nous trouvons le langage adapté à notre conjoint, nous trouvons le moyen de remplir son réservoir émotionnel.

Voici les 5 langages qui permettent de faire le plein !

1. Les paroles valorisantes – ce sont les compliments verbaux, les mots d’appréciation, les encouragements, les paroles qui font du bien et qui contribuent à ce que votre conjoint ait une bonne estime de lui-même. Exemple simplissime néanmoins efficace : « Comme tu es belle / beau ! » Pour les personnes sensibles à ce langage, recevoir des paroles valorisantes est un booster d’énergie, cela les mettra dans de belles dispositions. Pareil pour leurs qualités, leur potentiel : certaines personnes ont besoin d’être rassurées sur leurs ressources et n’attendent qu’un tout petit mot d’encouragement pour déplacer des montagnes.

A ce niveau, il me semble essentiel de partager une précision apportée par Gary : « Comprenez moi bien. Ne faites pas pression sur votre conjoint pour qu’il se lance dans ce que vous désirez. Il s’agit de l’encourager à concrétiser un désir qu’il possède déjà. Ainsi, certains hommes poussent leur femme à perdre du poids. Ils disent « je l’encourage », mais l’épouse l’interprète comme une condamnation. Ce n’est que lorsqu’elle désire vraiment perdre du poids que vous pouvez l’encourager. Tant qu’elle n’éprouve pas cette envie, vos paroles résonnent plutôt comme un jugement destiné à faire naître ou à accentuer la culpabilité. Elles expriment le rejet, et non l’amour. » Arf, ben oui, la précision avait sa petite importance !

Les personnes dont le langage est constitué par les paroles valorisantes seront particulièrement sensibles à la manière dont vous leur parlez. « La phrase « Je serais ravi de faire la vaisselle ce soir » lancée sur un ton railleur ne sera certainement pas reçue comme un message d’amour », précise Gary. Elles seront également heureuses de se savoir valorisées, de savoir que l’on dit du bien d’elles. Si le langage d’amour de votre conjoint est celui-là, Gary vous préconise donc de ne pas hésiter à le mettre en valeur en société, en sa présence ou en son absence. Cela lui reviendra toujours par une tierce personne, pour son plus grand bonheur.

2. Les moments de qualité – il s’agit là du temps passé ensemble dans une optique de partage, d’échange, dans des activités appréciées par au moins l’un des deux conjoints, avec une attention totale à l’autre. Clarifions tout de suite la question qui nous brûle les lèvres grâce à Gary : « Ce n’est pas s’asseoir à côté de lui pour regarder la télé. Car dans ce cas, c’est le programme télé qui capte votre attention, pas le conjoint. Rester assis sur le divan, pourquoi pas, mais la télé éteinte pour pouvoir se regarder et se parler en s’accordant mutuellement une profonde attention. » Beaucoup plus clair. Les personnes dont c’est le langage principal réclament donc de l’attention de la part de leur conjoint, et le partage de moments ensemble. On peut être physiquement proches lorsque l’on vit sous le même toit, mais cela ne signifie pas pour autant que l’on est sur la même longueur d’ondes, affectivement proches.

Les personnes sensibles à ce langage ont besoin de renforcer leur sentiment de complicité avec leur conjoint, de sentir qu’ils prennent soin l’un de l’autre et aiment particulièrement être ensemble. Peu importe l’activité : aller au resto, partir en rando, aller voir un spectacle, faire un pique nique, une promenade, aller au marché, faire les antiquaires, etc.

Le dialecte principal des moments de qualité, c’est le dialogue. Donc si votre conjoint est sensible au dialogue, il attendra de votre part une oreille attentive, une écoute bienveillante, il appréciera que vous lui posiez des questions afin de mieux comprendre ses pensées et ses sentiments. Il attendra moins des solutions ou des conseils qu’une attention profonde et sincère.

Voici 3 éléments essentiels pour qu’un moment accède au label qualité :

  • « l’un des deux au moins désire l’entreprendre,
  • l’autre accepte de s’y associer,
  • les deux savent pourquoi ils la font : s’exprimer mutuellement leur amour en étant ensemble »

3. Les cadeaux – Qu’ils soient des objets achetés ou des créations personnelles home-made, les cadeaux sont des symboles d’amour visibles. Gary précise : « Un cadeau est quelque chose que vous pouvez tenir dans votre main en vous disant : « Regarde, il a pensé à moi » ou « Elle s’est souvenue de moi » (…) Le cadeau n’en est que le symbole. Sa valeur marchande n’a aucune espèce d’importance. Ce qui compte, c’est qu’on ait pensé à vous. »

Le langage des cadeaux implique forcément une dimension financière… A ce titre, Gary précise : « Si vous êtes plutôt d’un tempérament dépensier, vous n’aurez pas de difficulté à faire des cadeaux à votre conjoint. En revanche, si vous êtes économe, vous devrez surmonter quelques résistances émotionnelles lorsque vous voudrez lui acheter un présent (…) Par votre façon de gérer l’argent, vos répondez à vos besoins émotionnels. Vous ne répondez pas à ceux de votre conjoint. Lorsque vous aurez compris qu’il est particulièrement sensible au langage des cadeaux, vous saurez qu’en lui en achetant, vous faites le meilleur investissement qui soit. Vous utilisez votre argent à l’amélioration et à l’approfondissement de votre relation sentimentale en remplissant le réservoir émotionnel de votre partenaire. » Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais me faire des copines rien qu’avec ce paragraphe moi :-)

Dans la catégorie des cadeaux, nous avons également le « don de soi », qui consiste à être présent dans les moments où votre conjoint en a besoin, et qui selon Gary constitue le plus inestimable des cadeaux. « Dans les moments de crise, la présence physique est le cadeau le plus efficace que vous puissiez donner si votre conjoint est sensible au langage des cadeaux. »

4. Les services rendus – Comme l’indique leur nom, ils désignent tous les services qu’un conjoint peut effectuer dans l’objectif d’améliorer le quotidien de l’autre : laver la voiture, faire la vaisselle, tondre le gazon, faire les courses, promener le chien, e tutti quanti. Pas glamour, me direz-vous. En fait, exprimer son amour via les services rendus consiste à décharger l’autre en faisant certaines choses pour lui, avec l’intention de lui montrer qu’on l’aime. Selon Gary, « ils exigent tous de la réflexion, de l’organisation, du temps, de l’effort et de l’énergie. »

Sur ce langage, Gary nous met en garde contre les stéréotypes… hum hum. « Pour apprendre le langage d’amour des services rendus, certains auront besoin de revoir et corriger les clichés sur les rôles spécifiques de l’homme et de la femme (…) A cause des mutations sociologiques des trente dernières années, il n’existe quasiment plus de stéréotypes masculins ou féminins dans la société occidentale. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’en existe plus aucun (…) Quelle que soit votre perception des choses, il est fort probable que votre conjoint conçoive les rôles respectifs du mari et de la femme différemment de vous. Il faut donc être prêt à examiner et, si nécessaire, à changer de modèles pour mieux pouvoir exprimer l’amour. Un conjoint n’a aucun mérite à s’accrocher à un stéréotype, mais il a tout à gagner à savoir répondre plus précisément aux besoins affectifs de son partenaire. »

Voilà voilà. Je n’ajouterai rien à cela, je suis pour la paix des ménages !

5. Le contact physique« Le toucher est un puissant moyen pour communiquer son amour. L’étreinte des mains, les baisers, les enlacements, les relations sexuelles sont autant de façons de faire ressentir au conjoint qu’il est aimé. Pour certaines personnes, le toucher est le langage de l’amour qu’elles comprennent le mieux. Si elles bénéficient de ce toucher, leur réservoir émotionnel est plein, et elles se sentent en sécurité (…) A contrario, sans ce contact, elles ne se sentent pas aimées. »

Dans nos sociétés, le contact physique est vecteur d’émotions. Lorsqu’une personne refuse de serrer la main d’une autre, elle lui fait comprendre qu’il y a un obstacle à la relation. Dans les moments difficiles, nous ressentons le besoin de nous enlacer, de nous embrasser, c’est un témoignage d’amour. A ce titre, si votre conjoint est sensible au toucher, il est particulièrement important de le prendre dans vos bras lors de moments de peine, car il se sentira aimé, sécurisé. Ces gestes-là auront plus d’importance que tous les mots que vous pourrez utiliser pour le / la réconforter.

Une dernière considération concerne le toucher à connotation négative. Les personnes dont le contact physique est le principal langage seront très sensibles à des gestes déplacés, même ceux qui peuvent paraître les plus insignifiants. En leur présence, il est donc préférable de maîtriser ces mouvements, par exemple éviter de repousser la personne physiquement.

Mais alors… comment découvrir son langage de l’amour ?

A la lecture de ce post, vous vous êtes peut-être reconnu(e) dans certains langages, ou peut-être même avez-vous identifié les traits de caractères de votre conjoint(e) dans les différentes descriptions. Ou peut-être que vous n’en avez pas la moindre idée !

Pour vous faciliter le boulot, voici la façon la plus simple d’identifier le langage de votre conjoint(e) :

« Les reproches que mon conjoint me fait à propos de mon comportement me fournissent l’indice le plus clair sur le langage auquel il est le plus sensible (…) C’est [sa] façon – inefficace – de réclamer de l’amour. Si nous comprenons ce principe, il peut nous aider à considérer les reproches et les critiques sous un jour plus positif et plus utile. »

Pour ce qui est de votre langage de l’amour, dans le cas où ça intéresse votre conjoint(e) – je blague, voici 3 moyens de le découvrir :

  1. « Dans ce que votre conjoint fait ou omet de faire, qu’est-ce qui vous blesse le plus ? L’inverse correspond vraisemblablement au langage d’amour le plus expressif pour vous.
  2. Qu’avez-vous le plus souvent réclamé de votre conjoint ? C’est probablement ce qui vous donne le mieux le sentiment d’être aimé.
  3. Comment exprimez-vous généralement votre amour à votre conjoint ? Ce moyen est celui qui, en retour, vous donne le sentiment d’être aimé »

Et voilà pour cette page un peu spéciale, j’espère que cette démystification des langages de l’amour vous a plu :-)

Allez, tournez ménages !

Photo / Joaquinmayayo.com/2013/03/un-reportaje-de-boda-con-solo-dos-clicks/