Parfois, quelques mots valent mieux qu'un long discours

« The limit is not in the sky. The limit is in the mind. »


Take a small step everyday

Pour ceux qui auraient envisagé de courageuses résolutions pour 2015 (ce qui n’est pas mon cas…), il existe un phénomène troublant et récurrent début Février. Il consiste – de façon tout à fait inconsciente entendons-nous bien, à perdre de vue ces décisions pourtant pleines de bonne volonté, au profit de bonnes vieilles habitudes rassurantes.

Le problème avec le changement, c’est que l’on veut qu’il soit radical. Paf. Demain je me mets au sport. Pauvre petit organisme qui a hiberné pendant des mois, qui a traversé avec délectation le nirvana des fêtes de fin d’année, et à qui l’on inflige labeur et douleur sans préavis. Et en plein hiver, en plus.

Bon, j’ai pris l’exemple des résolutions parce qu’il est contextuel, mais ce post concerne le désir de changement au global. Je ne sais pas vous, mais moi quand j’entame une résolution de changement, je mets souvent la barre tellement haut que ça me paraît complètement inatteignable. Enfin, ça c’était avant. Parce qu’à la longue j’ai fait entrer un nouveau mot dans mes ressources personnelles, un mot cucul mais efficace : « bienveillance ». Exit l’exigence, place à la bienveillance.

Alors, voilà. J’aimerais partager 2 trucs avec vous (testés et approuvés !) pour arriver à atteindre vos objectifs, changements, résolutions, whatever :

  • Fixez-vous des résolutions sur 21 jours. Pourquoi ? Déjà parce que ça vous semblera beaucoup plus faisable de tenir 21 jours que d’en tenir 365 mouahah. Mais aussi et surtout parce qu’en 21 jours, votre cerveau aura intégré votre nouvelle habitude et aura naturellement envie de la poursuivre. Victoire ! Ne rigolez pas, ça a été scientifiquement prouvé, les cycles de 21 jours. D’ailleurs ça peut évidemment vous servir pour intégrer de nouvelles croyances positives sur vous-mêmes et de nouveaux comportements (cf ce post sur les croyances). Faites confiance à votre inconscient, il vous le rendra bien !
  • Mon deuxième outil vise davantage les personnes qui souhaitent sortir de leur zone de confort, au global. Ça consiste tout simplement à appliquer le conseil d’Eleanor Roosevelt : « Do one thing everyday that scares you ». Cette phrase est juste une bénédiction. Évidemment, c’est challenging de l’appliquer à la lettre, mais je vous assure qu’en la laissant infuser dans votre esprit, vous vous surprendrez chaque jour davantage à oser des choses que vous ne vous seriez par permises avant.  Poster un article sur Facebook faisait pour moi partie des trucs inimaginables il y a encore un mois. Ça peut être des mini trucs, peu importe, ce seront vos victoires personnelles, et vous vous en féliciterez tous les jours. Et je peux vous garantir que vous ressentirez le changement !

Chi va piano va sano … e va lontano !

Photo / Pinterest.com/source/mywhisperedcolors.tumblr.com/


A tous mes amis (déjà ou bientôt) trentenaires !

Je fais partie d’un très bon cru. Le cru 1985 !

Du coup, je suis entourée d’acolytes qui passent cette année le cap de la trentaine. Devant la déprime ambiante et le marasme collectif généré par cet événement, j’ai eu envie d’écrire un article pour faire un état des lieux sur la crise de la trentaine mais surtout, surtout, pour vous redonner le sourire et relativiser ce pseudo-problème ! D’autant que moi, j’ai encore 11 mois pour profiter des mes 29 ans :)

Approcher le cap des 30 ans, c’est commencer à se poser des questions éminemment socratiques que l’on ne s’était plus posées depuis les cours de philo en Terminale… Qui suis-je ? Où vais-je ? « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien »… Pour certains, c’est l’heure d’une remise en question et même parfois d’une introspection.

Pourquoi tant de sévérité ?

Peut-être parce qu’enfant, on s’était fait une image idéale (et idyllique ?) de nos 30 ans, et que la confrontation avec notre réalité quotidienne est un peu désenchantante. C’est un thème d’ailleurs surexploité par l’industrie littéraire et cinématographique, souvenez-vous du livre « Demain est un autre jour », du film « 30 ans sinon rien » avec Jennifer Garner, de « L’âge de raison » avec Sophie Marceau – ah non pardon celui-là c’est pour les 40 ans, je vous le ressortirai dans 10 ans…).

5ac94042f133547e96505dbc41a14a6bPeut-être aussi parce que, selon la situation dans laquelle on se trouve, on ressent une pression sociale énorme quant à notre vie personnelle et/ou professionnelle – études, job, amour, mariage, enfant, achat immobilier… Bridget Jones bonjour ! Allez savoir si c’est la pression que nous met réellement la société où si c’est nous qui nous l’imposons comme des grands. Du coup, réflexe humain bien qu’inutile, on se compare aux autres, on essaie de se situer. Et alors là, soit on se rassure, soit on préfère carrément fermer les yeux.

Peut-être aussi parce que l’arrivée si rapide devant ce néant abyssal que représente la prochaine décennie nous incite à penser que nous devons prendre LA bonne orientation et LES bonnes décisions pour le reste de notre vie, là, maintenant, tout de suite. Vous savez c’est un peu comme quand on a un devoir à rendre à l’école et que l’on procrastine à fond parce que c’est pour dans loooongtemps, et puis la veille on se rend compte que finalement bah c’est pour demain. Oups, c’est passé vite !

Enfin, pour les femmes, peut-être parce que l’horloge biologique les rappelle sans cesse à l’ordre pour planifier leur vie. « Alors voyons… si je veux avoir un enfant à 30 ans il faut que je sois mariée à 28 histoire de profiter un peu de ma vie de jeune mariée, donc il faut que je le rencontre au moins à 25 pour bien le connaître, il faut aussi que je bosse depuis au moins 3 ans vis à vis de mon patron sinon ça fait pas sérieux… Ah merde je suis déjà à la bourre sur le planning… »

Bon, ce sont mes hypothèses sur ce qui peut engendrer autant de ruminements dans nos têtes… Après tout cela dépend évidemment de la vie de chacun, on est d’accord ! (Au passage, n’hésitez pas à commenter!)

Keep calm, you’re only 30 !

Quoi qu’il en soit… wow wow, on se détend ! Avoir 30 ans ça arrive à tout le monde ! On n’est pas les premiers à y passer et on ne sera pas les derniers ! Que va t-il arriver dans la nuit de vos 29 à vos 30 ans ? Allez-vous subitement vous rider de partout et prendre 10 ans dans la tronche ? Est-ce que vous vous sentirez vraiment différent le lendemain, et le jour d’après ?

Non, bien sûr. Dans l’inconscient collectif, 30 ans c’est l’âge de « l’adultité », des responsabilités, des rôles à tenir. Alors on se met une pression dingue pour coller à l’image-de-ce-qu’on-s’imagine-que-les-autres-attendent-de-nous.

Be who you are, not who the world wants you to be

Mais le plus important n’est-il pas de coller à nos envies à nous ? Dans tout ça on oublie la vraie personne la plus importante au monde… nous-même ! Me, myself and I. Mais non mais non, je ne suis pas en train de faire une grosse crise égocentrique, je suis simplement en train de dire que chacun vit à son rythme et nous ne sommes pas contraints de nous conformer aux pseudo-standards de nos sociétés ! Personne ne nous y oblige, à part nous… Soyons juste fidèles à ce que nous sommes !

Tout ça, c’est dans nos têtes que ça se passe …

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Louis de Funès a connu le succès à 50 ans, François Berléand à 47. Inès de La Fressange a eu son premier enfant à 37 ans. Fabrice Luchini, peu attiré par les études, a commencé comme garçon coiffeur. Stéphane Plaza, pourtant agent immobilier, a quitté le domicile maternel à 30 ans. Bon je sais, les exemples sont un peu hétéroclites, ça vole pas bien haut ! Peu importe, c’est juste pour vous montrer que pour des raisons qui nous sont personnelles, nous menons chacun notre vie à un rythme différent.

Soyons pragmatiques

Avoir 30 ans c’est le plus bel âge, celui auquel on peut profiter de l’existence tout en ayant un avenir rempli de promesses.

Si cela doit être l’occasion d’une remise en question, dans ce cas autant qu’elle soit constructive. Quels sont mes rêves ? Qu’est-ce qui m’empêche de les satisfaire ? Quelles sont les actions que je mets en place à partir d’aujourd’hui pour les réaliser ? Parfois, on peut avoir de bonnes surprises en se posant un peu pour y réfléchir.

Chacun de nous a les moyens d’obtenir ce qu’il souhaite, mais il faut aussi se les donner. Parfois, cela implique de se contrarier un peu, de faire des sacrifices et de ne pas attendre que ça tombe tout cru ! Choisir c’est renoncer, mais si c’est pour atteindre ses rêves ça en vaut la peine ! On ne peut pas tout contrôler, mais il y a quand même beaucoup de choses dans la vie sur lesquelles nous avons une certaine emprise.

L’important n’est pas la destination, mais le chemin qui y conduit. Ce qui est essentiel c’est que votre voyage personnel vous plaise !

Bon et puis si ça peut vous rassurer, vous serez plus intelligents après vos 30 ans…

Tout ce que je sais, je l’ai appris après avoir eu trente ans.
Georges Clemenceau

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