Renoncer à notre vision à sens unique

Bon, ok, le titre du post est un peu alambiqué, je vous l’accorde!

De quoi elle veut parler avec sa vision à sens unique là? J’y comprends rien !? En fait c’est tout simple. Dans la vie, il y a toujours plusieurs façons d’envisager, de comprendre une même situation. En tout cas il y en a toujours au moins deux. Prenez une rue en pente. Celui qui est en haut considérera que la rue est une descente, tandis que celui qui est en bas la verra comme une montée. Voilà, une situation objectivement identique pour les deux, mais qui est perçue différemment en fonction de la façon dont on se place. Évidemment, là c’est un point de vue géographique, mais vous aurez compris qu’on parle là d’un truc beaucoup plus large, beaucoup plus… conceptuel. N’est-ce pas?

Bon, mais comment ça s’applique dans la vraie vie ton truc?

Eh bien dans la vraie vie, ça consiste à prendre du recul sur les situations que l’on vit, les faits auxquels on assiste, ce qui peut (vous) être dit, la façon dont agissent les personnes. Parce que chacun est un modèle propre, une personne unique avec son type de pensée, ses convictions, ses valeurs, ses doutes, son vécu, ses racines, sa personnalité, son encrage culturel, son passif plus ou moins lourd, son petit caractère (oui oui), enfin tout ce qui nous compose quoi. Sauf qu’en fait on est TOUS différents. Donc on ne vivra JAMAIS une même situation de la même façon, on l’interprétera toujours selon nos propres codes. On la passera bien consciencieusement à travers notre petit filtre, on fera notre petite popote perso, et il est ressortira une vision des choses qui nous est propre. L’idée, c’est d’arriver à refuser notre vision à sens unique, et se forcer à adopter un second point de vue, radicalement inversé.

« Mais pour quoi faire » me direz-vous? Eh bien surtout pour améliorer votre quotidien. Comment? En sortant de vospréjugés, en adoptant un point de vue plus ouvert, en faisant tomber vos œillères, peut-être aussi en cessant de vous croire victime de tout et de tout le monde, en constatant que que la façon dont vous interprétez une situation peut-être erronée (ben oui, vous n’avez pas le monopole de l’interprétation, désolée), en laissant aux personnes qui vous entourent le bénéfice du doute (on reviendra sur ce dernier point dans un post futur!), etc.

Exemple (oui j’ai bien compris, je sens que ça devient pressant de vous fournir du concret là). Donc, mise en pratique. Samedi soir, dîner bien arrosé, soirée vraiment sympa avec les copaigns à la maison, allez, on va se coucher, il est est quand même 2h du mat, au dodo. 2h45 – alors que vous êtes en plein dans les bras de Morphée, l’une de vos potes vous envoie le texto qui vient littéralement bousiller votre premier sommeil « Bien rentrée, soirée au top, merci encore! ». Première réaction (vision à sens unique): « ..taiinnnn pourquoi elle m’envoie un texto à c’t’heure là, sérieux c’est pas cool de me réveiller!! ». Deuxième réaction (adoption du second point de vue, même si difficile je vous l’accorde à 2h46): « ah c’est gentil elle a voulu nous rassurer sur le fait qu’elle était bien arrivée, pis c’est gentil de remercier ».

Bon, l’exemple vaut ce qu’il vaut, mais l’idée est là. En gros, et pour terminer d’élucider ce concept un peu trouble, le principe c’est de se dire que derrière une première approche négative (oui parce que dans l’autre sens ça vaut pas le coût… z’avez compris?), il y a toujours un autre truc positif à retenir. C’est le fameux « un mal pour un bien ». Le triomphe de l’opposé quoi. Les américains sont très très forts pour ça, ils en ont fait un sport national. Ils voient toujours le meilleur côté de tout. Après, on aime ou aime pas les américains, mais bon dans l’ensemble c’est plutôt très sympathique, et dans l’immédiat ça fait toujours du bien au moral!

C’est un petit outil tout bête, mais honnêtement l’essayer c’est l’adopter. En gros, ça rend moins parano, moins négatif et plus heureux. Youpi!!!

Bonne journée les loustics!

Photo / Quiberon, décembre 2010